La Mésange charbonnière

Mésange charbonnière / Un jardin dans le Marais poitevin.

La Mésange charbonnière fait le ménage sous le lichen et la mousse des fruitiers. Tant mieux pour ls futures pommes !

Mésange charbonnière / Un jardin dans le Marais poitevin.

Envergure maxi : 26 cm. Deux couvées d’avril à juin.

Un peu plus grande et voyante que la nonnette et la bleue, la charbonnière (Parus major) ne fait pas bande à part pour autant. Elle est même plutôt de bonne compagnie. Lorsqu’elle passe au verger, elle se mêle volontiers aux autres mésanges. Avec son costume aux couleurs bien marquées, pas de risque de confusion.

La bavette noire de la nonnette se prolonge chez elle en une longue « cravate » qui barre entièrement le jaune vif de la poitrine et de l’abdomen. Mais le regard est surtout attiré par la blancheur éclatante des joues. Sous une large calotte noire qui déborde sur la nuque et le cou. Le reste est plus neutre. Quelques reflets bleutés sur les ailes et la queue, verdâtres sur le dos.

Comme la plupart des passereaux du jardin, la Mésange charbonnière ne boude pas les graines de la mangeoire en cette saison. Mais on sent bien que c’est par défaut. Sa préférence hivernale va aux larves et aux oeufs débusqués dans les anfractuosités des écorces.

Mésange charbonnière / Un jardin dans le Marais poitevin.

Rarement au sol, la Mésange charbonnière préfère fouiller lichen et mousse des arbres fruitiers.

En savoir plus :

  • Guide des oiseaux de France, R. Peterson, G. Mountfort, P.A.D. Hollom et P. Géroudet, 2014, Delachaux & Niestlé.
  • La Mésange charbonnière avec la LPO

Photos JF Irastorza

 

La Mésange bleue

Mésange bleue / Un jardin dans le Marais poitevin.

Insectes à becqueter, baies, graines… L’acrobate  Mésange bleue s’adapte d’une saison l’autre…

Mésange bleue / Un jardin dans le Marais poitevin.

Envergure maxi : 14 cm. Deux couvées en avril-mai puis en juin-juilet.

Dans la série des petites acrobates auxiliaires du verger, après la Sittelle et la Mésange nonnette, voici sans doute la plus familière. La Mésange bleue. Comme ses commensales, elle met à profit ses longs doigts solidement griffus pour s’agripper n’importe où et dans n’importe quelle position. Rien ne l’arrête dans son exploration des troncs et des branches des fruitiers. Lichens, mousses, crevasses de l’écorce : elle fouille sans relâche à la recherche d’insectes.

Mais il faut se faire une raison : été indien ou pas, l’hiver approche. L’abondance touche à sa fin. Même les araignées commencent à se calfeutrer… Heureusement, la Mésange bleue sait aussi se faire végétarienne. Baies et graines sont encore disponibles un peu partout dans les haies alentour. Pas besoin d’aller bien loin. Tant mieux. Le verger compte sur elle au printemps prochain.

Par plaques, le lichen recouvre çà et là l’écorce des vieux fruitiers. Un véritable garde-manger !

Parmi les baies hivernales, la mésange bleue apprécie particulièrement celles du gui accrochées aux peupliers du marais. Elle passe généralement après la Fauvette à tête noire et la Grive draine pour se délecter de leurs restes, collés aux branches comme autant de petits chewing-gums. Elle participe ainsi à la limiter la propagation du parasite.

En savoir plus :

  • Guide des oiseaux de France, R. Peterson, G. Mountfort, P.A.D. Hollom et P. Géroudet, 2014, Delachaux & Niestlé.
  • La Mésange charbonnière avec la LPO

Photos JF Irastorza

 

La toilette du jeune cygne

Jeune cygne / Un jardin dans le Marais poitevin.

Gris sale le plumage du jeune cygne ? Il n’en finit pourtant pas de le nettoyer. Un véritable contorsionniste !

Jeune cygne / Un jardin dans le Marais poitevin.Ce n’est plus vraiment un poussin. Presqu’adulte et déjà solitaire. Le jeune cygne ne pourra compter que sur lui-même pour passer l’hiver. Autant être propre !

Méthodiquement, il peaufine sa toilette face au jardin. Mais pourquoitant d’ardeur ? Sans doute veut-il se débarrasser de quelque parasites par trop envahissants. Alors tout y passe ! Et plutôt deux fois qu’une. Son long cou flexible est bien utile pour aller fouiller et refouiller jusque sous les aisselles de ses grandes ailes. En tirant un peu, il parvient même à atteindre le croupion.

Intrigué peut-être par toutes ces contorsions, un colvert a la malencontreuse idée de venir cancaner un peu trop près. Mal lui en prend. Sifflements, coups de bec, battements d’ailes : le goujat est chassé illico et sans ménagement. Car on ne plaisante pas avec la dignité d’un cygne !

Jeune cygne / Un jardin dans le Marais poitevin.

Jeune cygne / Un jardin dans le Marais poitevin.

Il faut dire qu’il y a peu encore, il est allé à bonne école : chaque pérégrination familiale était l’occasion d’apprendre le B.A.BA. de la vie d’une cygne !

En savoir plus :

  • Guide des oiseaux de France, R. Peterson, G. Mountfort, P.A.D. Hollom et P. Géroudet, 2014, Delachaux & Niestlé.
  • Le Cygne tuberculé  avec la LPO

Photos JF Irastorza