
Il n’est pas forcément besoin d’avoir la floraison tapageuse ! Celle de la Scrofulaire aquatique est aussi discrète qu’attractive.
Comme une marquise au-dessus de la porte d’entrée. La lèvre supérieure à deux lobes de la Scrofulaire aquatique (Scrophularia auricula) est parfois comparée à des oreillettes. D’où son qualificatif latin. Elle protège les quatre étamines jaunes à peine débordants de la petite corolle béante. D’un brun rouge soutenu, c’est aussi un signal à l’adresse des butineurs.
Du plus gros au plus petit, ils semblent apprécier. Qui le nectar. Qui le pollen. Avec plus ou moins de délicatesse. L’avidité de la guêpe paraît ainsi presque disproportionnée au regard de la minuscule fleur. Elle s’y agrippe fermement, la tête plongée sous la « casquette » rouge. Le Syrphe est plus subtile. Son vol stationnaire lui permet en effet de se régaler en prenant tout juste appui du bout de pattes.
Les pieds dans l’eau, la Scrofulaire aquatique compte parmi les vigoureuses hôtes des rives de la Sèvre. Outre ses discrètes grappes florales, elle est remarquable par la section carrée de ses hautes tiges ramifiées. Comme par ses feuilles ovales et dentées joliment nervurées. Avec un pétiole pourvu de deux oreillettes. Décidément !
En savoir plus sur la Scrofulaire aquatique avec le site abiris.snv.jussieu.fr




Sureau, troène, chèvrefeuille… Les haies du halage ne manquent pas de parfum en ce début juin. À ce jeu-là, l’Églantier semble presque timide. Mais tellement délicat pour qui, comme syrphes, bourdons et abeilles sauvages, veut bien s’en approcher un peu !



Injustement considéré comme parasite, le lierre utilise surtout arbres et vieilles bâtisses comme supports. Ainsi le cabanon près de la maison ou le tas de bois du hérisson au jardin où ses racines courent au sol. C’est là que le faux parasite se fait parasiter par un vrai : une drôle de fleur, l’Orobanche du lierre (Orobanche hederae).