La Pulicaire dysentérique

Pulicaire dysentérique et Collier de corail.

Pleine floraison de fin d’été actuellement pour la Pulicaire dysentérique, familière des prairies humides, très appréciée des butineurs.

Pulicaire dysentérique et abeille Mégachile sp.Elle se mêle volontiers à la menthe sauvage sur les prairies humides du marais. Mais pas de suaves effluves avec la Pulicaire dysentérique (Pulicaria dysenterica) ! Juste un vague relent savonneux à vrai dire peu agréable. Feuilles, capitules et même racines : elle n’en était pas moins incontournable jadis dans la pharmacopée maraîchine. Pour lutter contre les diarrhées, comme le suggère son nom, mais aussi aseptiser les plaies et… éloigner les puces !

Rehaussé d’une fine collerette jaune vif, le large bouton central doré hypnotise les butineurs alentour. Des centaines de petits fleurons à visiter ! D’abord en périphérie. Puis, progressivement, le capitule bombe le torse. De nouvelles fleurs tubulaires s’offrent ainsi aux trompes et aux langues de passage.

Si les graines sont dispersées par le vent, la Pulicaire compte aussi sur ses puissants rhizomes traçants pour se multiplier. Dès lors, son implantation est assez simple au jardin, pourvu qu’elle y trouve un coin suffisamment frais, à la fois ensoleillé et humide. En association avec la Salicaire et l’Eupatoire notamment, son port altier, son feuillage vert tendre et sa généreuse floraison participeront alors à l’élégante animation des abords d’un bassin par exemple.

Sources : 

À deux pas du jardin, en association avec l’Eupatoire chanvrine, sur les berges de la Sèvre niortaise.

Pulicaire dysentérique et Échinomye corpulente.

Une première couronne de fleurons sur le bouton central, pour la plus grosse des mouches, l’Échinomye corpulente.

Coup double pour l’Anthophore bimaculata, la petite abeille aux yeux verts : collecte de nectar avec la langue et de pollen avec les brosses dorées des pattes arrière.

La longue trompe de l’Hespérie de la passe-rose, alias La Grisette, visite les fleurons un à un.

Le petit Brun des pélargoniums prend son temps. Il visite longuement chacun (ou presque) des fleurons dorés.

La Dolomède commune est, elle-aussi, familière des prairies humides.