L’Osmie cornue prend des forces

Osmie cornue mâle sur pissenlit.

Nectar à discrétion ! Rien de tel que le pissenlit au sortir du nid. L’Osmie cornue mâle prend ainsi des forces avant de conter fleurette dans quelques jours !

Osmie cornue mâle sur pissenlit.On ne dira jamais assez l’importance des fleurs sauvages. Notamment les pissenlits, généreuse source de nectar et de pollen pour les abeilles solitaires émergentes en toute fin de l’hiver. Particulièrement la petite Osmie cornue (Osmia cornuta), une des toutes premières butineuses, sur le pont dès fin février début mars.

Évidemment, les pissenlits ne manquent pas sur les prairies alentour. Mais à quoi bon installer des « hôtels à insectes » au jardin si les abeilles ne trouvent pas de nourriture sur place ? Or, c’est encore bien trop tôt pour les arbres fruitiers ou les massifs fleuris. En attendant, vivent donc les sauvageonnes au jardin ! Au pied des haies comme dans les allées et les parties enherbées du potager.

Petit gabarit et barbichette claire, court abdomen roux et pourpoint noir, Monsieur Osmie cornue prend ainsi des forces pour être au taquet lorsque ces dames, à leur tour, sortiront du nid. Nettement plus costaudes, ce sont elles qui portent les fameuses « cornes » faciales auxquelles l’espèce doit sont nom. Elles émergent une dizaine de jours après les mâles. C’est pour bientôt.

Osmie cornue mâle sur pissenlit.

Tout juste un centimètre pour l’Osmie cornue mâle contre près d’un centimètre et demi pour la femelle. Dépourvu de cornes, apanage de ces dames, il arbore un toupet facial cendré.

Une autre source de nectar très appréciée par l’Osmie cornue : le romarin. On voit bien ici, entre antennes et pièces bucales, la « barbichette » grise du mâle.

Jeunes rosettes de pissenlit.

Avant que les pissenlits grossissent et lancent leurs hampes fleuries, les tendres jeunes rosettes sont la promesse de savoureuses salades dès la mi-février.

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