Une guêpe au corps luisant. Amatrice de pollen et carnassière, la Melline des champs participe à la régulation des mouches pour nourrir ses larves.
Toujours en mouvement, la Melline des champs (Mellinus arvensis) prend aussi le temps du butinage. Ici sur une inflorescence d’achillée, cette guêpe de taille moyenne (1,5 cm pour la femelle) ne rechigne pas devant pollen et nectar. Cela dit, c’est aussi une redoutable chasseuse de mouches !
Bien entendu, ses larves se partageront l’essentiel du butin. Anesthésiées, les proies sont ainsi traînées vivantes jusqu’au terrier et réparties dans les différentes cellules. Cela dit les adultes se régalent aussi volontiers d’un broyat de mouche dont ils aspirent les sucs ! De quoi se requinquer en cas de mauvais temps prolongé.
La Melline des champs se reconnaît facilement à son pétiole court mais nettement marqué. Autres signes distinctifs : quatre bandes jaunes abdominales, la seconde parfois échancrée, la troisième toujours interrompue. Des pattes jaune orangé aux fémurs tachés de noir. Enfin, des marques jaunes sur le pourtour du thorax, la naissance des antennes et l’encadrement de la face. Sans oublier les mandibules également soulignés de jaune. Le comble du raffinement pour une chasseuse.
Sources :
- Bellmann 2019, Abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, Delachaux & Niestlé.
- Les guêpes fouisseuses, dont la Melline des champs, sur le site aramel.free.fr

Quatre bandes jaunes abdominales : la seconde est ici fortement échancrée, la troisième, plus fine, est interrompue. À noter également les pattes jaunes aux jointures orangées, avec des fémurs largement tachés de noir.

Quelques autres guêpes du jardin : l’Eumène unguiculé, guêpe potière XXL, chasseuse de chenilles…

… la petite Ectemnius continuus punctatus, alias la Guêpe des syrphes qui constituent l’essentiel des provisions de sa progéniture…

… la Scolie hirsute, noire avec deux bandes jaunes, chasseuse du trop fameux ver blanc ravageur de racines…

… l’impressionnant Sphex gryllivore, tranquille butineur et, comme son nom l’indique, chasseur de grillons …

… et l’Isodonte mexicaine, chasseuse de sauterelles qu’elle enfourne dans les tiges de bambou où elle installe sa progéniiture.