L’Anthracine morio

Anthacine morio sur feuille de Picride fausse vipérine.

Les ailes à demi-noires de l’Anthracine morio lui donnent une allure de Mirage 2000. Sa cible favorite ? Les larves de tachinaires !

Anthracine morio sur feuille de Picride fausse vipérine.À quelques détails près, on ne prêterait guère attention à cette grosse mouche noire et trapue. Ce sont évidemment les ailes de l’Anthracine morio (Hemipenthes morio) qui frappent tout d’abord. Noires dans leur moitié antérieure. Hyalines sur leurs bordures postérieures. Avec une frontière caractéristique en escalier.

La silhouette évoque un avion de chasse ! Plus sérieusement, elle rappelle celle, massive, du Bombyle hottentot. Un cousin à la fourrure roussâtre. Mais seules ici quelques petites touffes rousses se détachent discrètement sur un fond brun foncé et noir.

Voilà une mouche ordinairement tranquille butineuse. Cette femelle semble toutefois là en inspection. Sinon en traque. En vue d’une ponte très sélective. Elle va et vient ainsi à la recherche… d’hôtes pour ses futures larves. Lesquelles sont en effet parasites de celles des mouches tachinaires, elles-mêmes parasites des chenilles. Ainsi va le jeu décidément très complexe de l’équilibre du jardin !

Sources : 

Anthacine morio sur feuille de Picride fausse vipérine.

Même silhouette massive pour le Bombyle hottentot, cousin de l’Anthracine morio.

Les mouches tachinaires sont les cibles favorites des larves de l’Anthracine morio. Et notamment la plus grosse d’entre elles, l’Échinomye corpulente, noire illuminée de jaune-orangé à la tête et à la naissance des ailes. À noter l’abdomen hérissé de solides soies noires, caractéristiques de la famille des tachinaires.

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