La conquête de l’Orpin blanc

Orpin blanc / Un jardin dans le Marais poitevin.

Il court, il court, l’Orpin blanc. Encore quelques saisons et il aura envahi la toiture. D’autant que la dissémination des graines va bon train.

Orpin blanc / Un jardin dans le Marais poitevin.Le vent a dispersé les feuilles mortes sur la toiture du cabanon près de la maison. Reste la mousse. Et l’Orpin blanc. Le fouillis de ses longues ramifications est enraciné dans le terreau de feuilles accumulé dans le courant des tuiles. Il est si vigoureux qu’il déborde et pend au dehors, dans l’espoir de s’accrocher au moindre support.

Orpin blanc / Un jardin dans le Marais poitevin.Là-haut, il commence à régner en maître. Les tiges porteuses de ses feuilles charnues dressent la tête, conquérantes, presque jusqu’au faîte de la couverture.

En ce milieu d’hiver, les hampes florales et leurs ombelles desséchées rappellent rappellent la superbe floraison blanche de l’été. Les graines aussi participent à la conquête. En témoignent les petites pousses qui, de loin en loin au creux des tuiles, au coin d’un mur ou sur le rebord d’une fenêtre, amorcent de nouveaux bataillons. 

Jusqu’où laisser libre cours à une telle exubérance ? Pour l’heure, la toiture remplit bien son office. Sans gouttière. Même sous l’orage.

Orpin blanc / Un jardin dans le Marais poitevin.

En savoir plus : 

  • Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
  • Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
  • Avec l’herbier numérique du site flore-en-ligne.fr
  • Avec le site sauvagesdupoitou.com
  • L’Orpin blanc avec le site flore-en-ligne.fr

Photos JF Irastorza 

 

Bien avant l’heure

Fleurs de coucou / Un jardin dans le Marais poitevin.

Qui a déréglé l’horloge interne du Coucou ? Il a confondu Pâques et Chandeleur ! Comment dire aux autres de patienter encore un peu au pied de leur talus ?

Fleurs de coucou / Un jardin dans le Marais poitevin.Les primevères prennent leur temps sous les peupliers du jardin. Elles ont bien raison. Le Perce neige n’est pas forcément un exemple à suivre de trop près. Nous ne sommes que début février ! Et pourtant, voilà déjà les premières fleurs de coucou. Au bord d’un chemin, dans les marais de Saint-Georges-de-Rex.

Des dizaines de larges rosettes ridées ponctuent le pied du talus. Elles semblent attendre le signal. Impatiente, la plus téméraire vient de lancer trois premières solides hampes. Enhardie sans doute par l’allongement du jour et la relative douceur de ce milieu d’hiver. 

Têtes basses, les grappes jaunes s’ouvrent à peine. Assez pour laisser entrevoir les taches et les veines orangées qui convergent vers l’entrée du calice. Peine perdue sans doute. Il n’y a guère de pollinisateurs à guider par les temps qui courent. Allez ! Les autres coucous peuvent attendre. Le printemps est encore loin.

Fleurs de coucou / Un jardin dans le Marais poitevin.

Record battu ! Cette touffe particulièrement précoce s’est éveillée mi-janvier 2021 sur un talus il est vrai bien exposé.

En savoir plus : 

  • Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
  • Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
  • Avec l’herbier numérique du site flore-en-ligne.fr
  • Avec le site sauvagesdupoitou.com

Photos JF Irastorza

 

Le Pigeon ramier

Pigeon ramier / Un jardin dans le Marais poitevin.

Rien à craindre pour les semis en cette saison. Pour l’heure, le Pigeon ramier semble trouver son bonheur parmi les feuilles mortes et dans l’herbe rase.

Pigeon ramier / Un jardin dans le Marais poitevin.

Envergure maxi : 80 cm. Nidification en avril-mai.

Il marche d’un pas lourd dans les allées du jardin. Le Pigeon ramier n’en a pas moins fière allure. Cela tient sans doute à son port de tête autoritaire que souligne de fines épaulettes blanches rehaussées de zébrures noires.

Magnifiquement soigné, son plumage arbore toutes les nuances de gris. Tête bleutée, poitrail rosé, abdomen roussâtre, dos ardoisé, queue et extrémité des ailes presque noires, liserés blancs.

Son côté un peu hautain tient peut-être aussi à ses petits yeux noirs, finement cerclés, et surtout à cet étrange bec crochu, rouge-orangé puis jaune, émergeant d’une fine moustache blanche.

Quelques claquements d’ailes et le voilà rejoint par un de ses compères. Clopin-clopant, les deux commensaux arpentent le jardin, les yeux rivés sur les feuilles mortes ou l’herbe rase. Qui aurait pu penser qu’il y avait là tant à glaner ?

Pigeons ramiers / Un jardin dans le Marais poitevin.

Au rendez-vous de la buvette du jardin.

En savoir plus : 

  • Le Pigeon ramier avec la LPO

Photos JF Irastorza