Le Pic épeiche

Pic épeiche / Un jardin dans le marais poitevin.

Les noix laissées pour l’écureuil font des envieux. Le pic épeiche n’est pas le dernier à apprécier. Mais il passe trop tard cet après-midi…

Pic épeiche / Un jardin dans le marais poitevin.

Envergure maxi : 39 cm. Ponte en avril-mai.

On l’entend régulièrement tambouriner dans les peupleraies et les bois alentour. Le pic épeiche vient de temps à autre au potager inspecter pommiers et peupliers. Cela dit, en cette saison, son péché mignon, c’est de chiper les noix près de la table de jardin. Sous le noyer. En théorie, elles sont là pour l’écureuil. Enfin, pour le premier qui les trouve…

Pas de chance aujourd’hui. Il a beau scruter la pelouse, accroché au tronc le plus proche, bien campé sur sa solide queue, aucune noix… L’écureuil est déjà passé. A moins qu’il s’agisse du geai ou de la pie. C’est qu’il y a concurrence entre chapardeurs !

Juste le temps de se laisser admirer. Nuque et bas-ventre rouges, dos noir barré de blanc, robuste bec pointu sous un front fauve, élégants chevrons blancs à la pointe des ailes… Dépité, il disparait comme il est venu, de son puissant vol noir et blanc. Ce n’est pas son jour. Il reviendra bientôt.

Pic épeiche / Un jardin dans le marais poitevin.

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Photos JF Irastorza

 

La Véronique à feuille de lierre

Véronique à feuille de lierre / Un jardin dans le Marais poitevin.

Hirsute en diable, la Véronique à feuille de lierre constitue un couvre sol bienvenu en cet hiver pluvieux. En attendant les plantations printanières.

Véronique à feuille de lierre / Un jardin dans le Marais poitevin.Elle voisine au jardin avec sa cousine la Véronique de Perse. Tout aussi discrète, la Véronique à feuille de lierre squatte également les planches inoccupées. Elle leur offre son couvert rameux et rampant, en compagnie notamment du Lamier pourpre. Comme celui-ci, les jeunes pousses présentent parfois une teinte vineuse qui s’estompe avec la croissance. Des nuances brun pourpre persistent néanmoins au bord des feuilles et sur les sépales en coeur des petits boutons floraux.

C’est surtout son côté hirsute qui distingue la Véronique à feuille de lierre. Des poils blancs épars sur la tige, plus denses et dressés sur les feuilles – ici à trois lobes – et en bordure des sépales. Comme pour nombre de « sauvages », cette forte pilosité l’aidera le moment venu à lutter contre la sécheresse. En retenant notamment la rosée du matin. Pour l’heure, elle n’a rien à craindre. Ce serait plutôt l’overdose. Le couvre sol n’en est que plus utile.

Véronique à feuille de lierre / Un jardin dans le Marais poitevin.

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Photos JF Irastorza

 

La cochenille aussi passe à table

Baies du Mahonia, attaque de cochenille sur les feuilles / Un jardin dans le Marais poitevin.

Quelques points blancs, de la poussière noire sur des feuilles collantes : cochenille et fumagine gâchent la fête du mahonia en pleine fructification !

Baies du Mahonia, attaque de cochenille sur les feuilles / Un jardin dans le Marais poitevin.Rien d’étonnant à ce que la pollinisation ait parfaitement réussi. Les longs épis d’or du Mahonia confusa ont fait le bonheur des abeilles et des bordons en fin d’été. Les frelons eux-mêmes n’y ont pas résisté. Sous le couvert de ses longues feuilles dentées, le faux houx va maintenant faire le régal des oiseaux.

Le grapillage a déjà commencé. Il durera tout l’hiver. Car les longues grappes de petites baies ovales prennent le temps d’une maturité échelonnée. Vert pâle, progressivement teintées de rose et de violet, les gourmandises virent finalement au noir, recouvertes d’une pruine bleutée qui les rend particulièrement attrayantes.

Las ! Les oiseaux ne sont pas les seuls à se régaler. La cochenille aussi. Déjà collant de miellat, le feuillage a perdu son beau vert franc. Et la poussière noire de la fumagine suit le mouvement ! Il est grand temps de stopper le début de l’attaque qui, déjà, se propage aux rosiers tout proches. Une solution de savon noir et d’alcool à brûler devrait suffire. Vite avant les pluies prévues la semaine prochaine.

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Cochenille et fumagine sur une feuille de Mahonia / Un jardin dans le Marais poitevin.

Des feuilles collantes, saupoudrées de poussière noire (la fumagine) et, deci-delà, des amas blanchâtres à l’aspect farineux. L’invasion n’est pas encore catastrophique. Il est temps de la stopper avant qu’elle n’atteigne les rosiers tout proches.

Quand la plupart des fleurs du jardin sentent la fin de saison, le Mahonia confusa épanouit ses longs épis jaune citron au coeur de la touffe vert sombre de son feuillage dentelé. On l’appelle parfois faux houx mais ses feuilles sont ici très allongées renforçant l’aspect aérien de cet arbrisseau dont les polinisateurs trouvent vite le chemin en début d’automne.