Le Hanneton commun

Scarabée de belle taille aux élytres brun roux : le Hanneton commun fréquente les haies printanières. Et ses larves se nourrissent de racines.

Taille maxi : 30 mm. Visible d’avril à juin.

Cousin des Cétoines, le Hanneton commun (Melolontha melolontha) adulte ne vit guère plus d’un printemps. Il dévore les feuilles de diverses espèces d’arbres et arbustes. Ses larves, les « vers blancs » hantises des jardiniers, sont terricoles. Elles se développent pendant au moins deux ans aux dépens des racines, notamment des légumes, dont les pommes de terre et les betteraves.

Le Hanneton commun a une activité plutôt crépusculaire. Mais on le rencontre aussi en journée, lorsqu’il broute le feuillage des haies, notamment les aubépines. Il se laisse alors assez facilement approcher. Une fine pubescence blanche recouvre élytres roux, tête et thorax noirs. Sur les élytres, des lignes longitudinales sans pilosité peuvent donner l’impression de stries rougeâtres.

Les antennes, dont la pointe se divise en « feuillets » (6 chez la femelle, 7 chez le mâle), sont également rousses. Comme les pattes.

Jadis très commun, le Hanneton l’est beaucoup moins aujourd’hui, à force de pesticides.

En savoir plus : 

  • Coléoptères d’Europe, 2017, Vincent Albouy et Denis Richard, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, 2019, Heiko Bellmann, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Le Hanneton commun avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza

 

La Trichie du rosier

Trichie du rosier sur lupin arbustif.

Cousine des cétoines, la Trichie du rosier : un superbe coléoptère amateur de pollen. Au jardin comme dans les haies.

Trichie du rosier sur lupin arbustif.

Taille maxi : 15 mm. Visible d’avril à août.

Un petit bijou haut sur pattes. Soulignés d’un liseré noir, avec trois grosses taches latérales noires, les élytres ne recouvrent pas entièrement l’abdomen dont l’abondante pilosité jaune pâle déborde largement. Tout aussi dense, la fourrure thoracique rousse se diffuse jusqu’à la tête.

Cousine des cétoines, la Trichie du rosier, alias la Trichie gauloise (Trichius gallicus ou rosaceus), volent très bien, navigant sans cesse, avec aisance, de fleur en fleur. Elle n’a actuellement que l’embarras du choix. Du cornouiller sanguin à l’aubépine des haies, du lupin arbustif aux marguerites, en passant par les roses bien-sûr et l’inévitable scabieuse.

Elle y grignote les étamines, parfois les pétales, et ne participe guère à la pollinisation. Sauf invasion, ses dégâts restent mineurs. Comparables à celles des hannetons et des cétoines, ses larves ne s’attaquent toutefois pas aux racines. Elles contribuent à la formation l’humus en se développant aux dépens des bois morts en décomposition.

Quand les marguerites lâchent prise,  les échinacées prennent le relais !

Trichie du rosier sur fleur de ronce / Un jardin dans le Marais poitevin.

Un petit bijou dans la forêt d’étamines de la généreuse ronce des haies.

À l’escalade d’un épi d’Orchis pyramidal.

À la découverte des scabieuses du jardin.

Trichie du rosier du Spirée du Japon.

Du pollen à foison sur la Spirée du Japon.

La belle Trichie du rosier peut rester des heures dans le parfum enivrant de la Reine des prés, passant d’une fleur à l’autre, prenant même le temps d’une somptueuse sieste !

En savoir plus : 

  • Coléoptères d’Europe, 2017, Vincent Albouy et Denis Richard, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, 2019, Heiko Bellmann, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Trichius rosaceus avec la galerie du site insecte.org
  • La famille des cétoines avec le site aramel.free.fr

Photos JF Irastorza

 

La Mélecte deuil

La Mélecte deuil sur weigelia.

Abeille coucou en robe noire méchée de blanc. Comme ses cousines, la Mélecte deuil pond dans le nid des abeilles solitaires du genre Anthophore.

La Mélecte deuil sur weigelia.

Taille maxi : 16 mm. Visible de mars à juillet.

On a déjà rencontré ici une de ses cousines : la Mélecte commune (M. albifrons), début avril, au pied des haies, navigant dans une colonie de grémil bleu pourpre. Si elle lui ressemble beaucoup, la Mélecte deuil (M. luctuosa) s’en distingue par ses touffes très blanches, là où la Mélecte commune arbore une pilosité plutôt brune, surtout sur le thorax, grisâtre sur les côtés de l’abdomen et les pattes.

La Mélecte deuil émerge plus tardivement, début mai, suivant le rythme biologique de sa cible favorite. Car les mélectes sont des abeilles coucou : les femelles pondent dans le nid d’abeilles solitaires du genre Anthophore. La précoce Anthophore à pattes plumeuses pour la Mélecte commune. Et l’Anthophore estivale, surtout active en juin-juillet, comme son nom le suggère, pour la Mélecte Deuil.

Aucune brosse de collecte, ni ventrale ni tibiale : les mélectes n’en ont évidemment pas l’usage.  Elles délèguent en effet à plus industrieuses qu’elles le soin de nourrir leur progéniture ! Elles n’en butinent pas moins, ici les fleurs rouges d’un weigelia, le temps d’accomplir leur mission : prendre des forces, s’accoupler, trouver un nid à squatter et pondre.

La Mélecte deuil sur weigelia.

En savoir plus : 

  • Heiko Bellmann, 2019, Abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, Delachaux & Niestlé, pages 300 et 301.

Photos JF Irastorza