Du crépi pour la lanterne

La petite Agroeca brunnea recouvre son cocon d'un enduit de boue / Un jardin dans le Marais poitevin.

Brune, ou plutôt chocolat, l’Agroeca brunnea met une énergie folle dans la protection de son cocon. Sera-ce suffisant contre les parasites ?

L'enduit de boue protège également l'encrage du cocon au brin d'herbe / Un jardin dans le Marais poitevin.A première vue, on pourrait croire à une petite araignée maçonne. C’est un peu cela mais uniquement pour la finition ! Car le nid façonné par l’Agroeca brunnea n’est pas entièrement constitué de boue. En bonne araignée, elle a filé un cocon. Une petite lanterne suspendue à un brin d’herbe. A l’intérieur, une cinquantaine d’oeufs. Le met préféré, hélas, des larves du Gelis, une petite guêpe parasite de la grande famille des Ichneumons.

Alors, pour mieux protéger sa progéniture, l’Agroeca brunnea recouvre le cocon d’un crépis de boue. Une carapace autant qu’un camouflage minutieusement façonné. C’est presque pathétique de la voir s’affairer avec tant d’énergie et d’application. Car le blindage est sans doute illusoire compte tenu de l’efficace tarière avec laquelle l’ennemi injecte ses oeufs. Mais que faire de plus ?

Une fois l’enduit en place, jusque sur les fils d’encrage, la petite araignée abandonnera le cocon et partira en chasse. Pas de toile en effet mais un patient affût. Parmi les feuilles mortes et les herbes basses. Et dans le feuillage des légumes du jardin.

En savoir plus sur les Gelis et leur parasitage des cocons d’Agroeca brunnea avec le site european-arachnology.org

Une fois le crépis en place, l'Agroeca brunnea abandonnera le cocon / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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Les petits ballots de l’écureuil

Ecureuil, aménagement du nid / Un jardin dans le Marais poitevin.

L’écureuil du jardin a l’art et la manière de confectionner des paquets bien compacts. Pour faciliter le transport jusqu’au nid bientôt presque tout neuf !

Ecureuil, aménagement du nid / Un jardin dans le Marais poitevin.Bien-sûr, il peut compter sur ses réserves, cachées un peu partout au potager. De quoi passer l’hiver sans trop de difficultés. Pas question pour autant de se la couler douce. Car, en cette mi-janvier, commence la saison des amours pour l’écureuil. La quête n’est pas forcément de tout repos. D’autant que, parallèlement, il faut retaper le nid !

C’est une grosse boule de brindilles bien calée entre deux solides et hautes branches d’un peuplier. L’entrée est sur le côté, invisible depuis le sol. On pourrait presque croire à un nid de corneilles.

Si le refuge fait ses preuves depuis quelques années, le moment est venu de renouveler son confort. Aussi malin qu’industrieux, l’écureuil transporte à pleine gueule ses ballots d’herbes sèches, de feuilles mortes et de mousse… C’est qu’il en faut des matériaux tout là-haut ! En prévision des rigueurs d’un hiver qui débute à peine. En prévision surtout de la future nichée.

Ecureuil, aménagement du nid / Un jardin dans le Marais poitevin.

Quelques réserves

Une noix camouflée à l’entrée d’un terrier de rongeur, une autre découverte à la faveur du sarclage des salades… L’Écureuil multiplie les cachettes plus ou moins sûres au jardin. À moins qu’il s’agisse du Geai des chêne ! Quoi qu’il en soit, pas sûr que l’un et l’autre se souviennent précisément des lieux de leurs trésors le moment venu…

Geai des chênes / Un jardin dans le Marais poitevin.

Le Geai des chênes aussi fait quelques réserves au jardin en prévision de l’hiver.

 

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Des loches en étrenne !

Loche sur feuille d'artichaut / Un jardin dans le Marais poitevin.

Il ne manquait plus que les loches s’en mêlent ! Sans crier gare. Et avec un bel appétit. Cet hiver est décidément surprenant.

Loche / Un jardin dans le Marais poitevin.Après les chenilles de la Piéride, les loches ! Et dire qu’il n’y en a pas eu de tout l’été. Canicule oblige. Ni même en automne. Il a fallu donc attendre Noël pour voir les limaces réapparaître. En force. Mais d’une seule espèce. Allez savoir pourquoi !

De grosses loches claires marbrées de brun qui, semble-t-il, n’avaient pas mangé depuis quelque temps. Elles se sont concentrées sur deux cibles privilégiées : les artichauts et les choux blancs. Dommage qu’hérissons, carabes et staphylins soient quant à eux restés en « mode hiver ». Ils auraient pu se régaler.

Des loches, en veux-tu, en voilà, mais pas d’escargots. Ils semblent raisonnablement calfeutrés dans les haies. Même s’il ne faut jurer de rien cette année. Va-t-on voir ressortir les Petits gris pour le Jour de l’an ?

Loche / Un jardin dans le Marais poitevin.

Faute de hérissons et autres prédateurs en cette saison, pas d’autres solutions que la collecte.

Pas de trêve des confiseurs cette année pour les ravageurs. Quelques jours avant Noël, ce sont les chenilles de la Piéride qui sont passées à l’attaque ! Le revers d’un long été indien. L’interminable douceur de l’automne a permis l’éclosion des oeufs qui, normalement en cette saison, sont éliminés par les premières gelées.

Photos Fernand ©

 

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