Turricules : les vers de terre sont à l’oeuvre

Lombrics et turricules / Un jardin dans le Marais poitevin.

En automne, les lombrics remontent des profondeurs du sol et travaillent pour nous les couches superficielles. Alors tant pis pour les turricules !

Lombrics et turricules / Un jardin dans le Marais poitevin.Évidemment, sur un gazon anglais ou un green de golf, cela peut faire un peu désordre. Mais dans les allées du jardin, ils sont tout compte fait plutôt les bienvenus ! La multiplication des turricules est en effet bon signe : les vers de terre sont à l’oeuvre ! 

Ces tortillons de terre noire, amassés ici et là, témoignent d’un réseau de fines galeries souterraines en construction. Une aubaine pour un sol comme celui-ci, qui a tendance au compactage et s’engorge vite en cas de forte pluie. 

Mais les lombrics ne sont pas de simples excavateurs ! En digérant la terre, ils l’enrichissent au passage et participent au bon équilibre du potager. Bref, pour être sans doute aussi peu esthétiques, les turricules sont tout le contraire des crachats de lune. Autant ces derniers sont l’indice d’un sol asphyxié, autant les petits tortillons témoignent d’une terre en belle santé !

Lombrics et turricules / Un jardin dans le Marais poitevin.

Photos Fernand ©

 

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Le ragondin en simple voisin

Ragondin / Un jardin dans le Marais poitevin.

Un jeune ragondin parmi tant d’autres dans le Marais poitevin. Son territoire frôle le potager. Pour l’heure, il ne fait que passer…

Il a une de ses « coulées » à deux pas du jardin. Mais, fort heureusement, lorsqu’il quitte la Sèvre et escalade la berge, il ne lui vient même pas à l’esprit de traverser le halage. La rive est suffisamment herbue pour le rassasier. 

Pour un jeune ragondin, il est déjà de belle taille. Avec d’impressionnantes incisives orangées. Il passe là tous les jours, plutôt en fin d’après-midi, quand il n’a plus à craindre les chiens des promeneurs. Une visite presque rituelle. Le temps d’une bonne rasade d’herbe dans le soleil couchant de novembre. Puis il se laisse glisser vers la rivière. 

Car il a bien d’autres coins et recoins à visiter. Il passera de l’un à l’autre toute la nuit. Histoire peut-être de varier les plaisirs dans la grande diversité végétale du marais. Histoire aussi de bien établir et de défendre son territoire. Tant que le jardin n’en fait pas partie…

Photos Fernand ©

 

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L’Élégante striée : l’agent d’entretien du jardin

Elégante striée / Un jardin dans le Marais poitevin.

Etrange petit escargot. L’Élégante striée ne ressemble à aucun autre. Surtout lorsqu’elle sort de sa coquille.

Élégante striée / Un jardin dans le Marais poitevin.Tous les escargots ne s’en prennent pas aux légumes du potager. Ainsi, l’Élégante striée n’a aucune appétence pour la salade ! Elle préfère les végétaux en décomposition. Bref, c’est un utile agent d’entretien du jardin.Élégante striée / Un jardin dans le Marais poitevin.

C’est loin d’être la seule particularité de l’Élégante striée. Sa coquille conique tout d’abord. Une véritable petite forteresse. Avec ses solides spires rebondies, elle n’a rien à craindre du Carabe et autres prédateurs. Elle est d’autant plus inexpugnable que la belle referme derrière elle un épais opercule lorsqu’elle s’y réfugie. A la moindre alerte.

Et quand elle daigne ouvrir à nouveau son clapet, les surprises s’enchaînent. Avec de drôles de petits yeux étrangement placés. Non pas à l’extrémité mais à la base des deux tentacules. Lesquels lui servent d’ailleurs surtout à flairer sa nourriture. Ou un danger. 

Et puis voilà la trompe ! Une sorte de couteau suisse. Extensible et rétractable à souhait. Pour tâter le terrain. Y prendre solidement appui. Mieux avancer. Trier et saisir la nourriture… De la mousse ici. Des feuilles mortes surtout. Elle a fort à faire en cette mi-novembre.

Élégante striée / Un jardin dans le Marais poitevin.

Photos Fernand ©

 

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