La Tachinaire corpulente

Tachinaire corpulente (Tachina grossa) sur fleur de marguerite / Un jardin dans le Marais poitevin.

Aussi trapue que tranquille butineuse. La Tachinaire corpulente, assurément la mouche la plus impressionnante du jardin !

Tachinaire corpulente (Tachina grossa) sur fleur de marguerite / Un jardin dans le Marais poitevin.

Taille maxi : 18 mm. Visible de février-mars à septembre.

Une allure de bourdon. Surtout en vol. Mais le corps est entièrement noir. Luisant. Hérissé de soies épaisses. C’est une mouche. La plus trapue qui soit. La Tachinaire corpulente (Tachina grossa), la bien nommée. Tranchant sur la dominante sombre, la face est jaune orangé. Comme les nervures des ailes et l’extrémité des pattes.

Elle frise les deux centimètres. Cela dit, malgré ses airs de bulldozer, c’est une tranquille butineuse. Pas de piqure ni de morsure à craindre. Une mouche impressionnante certes mais parfaitement inoffensive. On ne dira pas la même chose de ses larves ! Parasites, carnassières et voraces, elles se développent sur les chenilles. Ou plutôt dedans. Mais pas n’importe lesquelles. Madame Tachina choisit soigneusement les plus charnues pour y pondre ses oeufs. Comme celles du Bombyx du chêne. C’est qu’il en faut de l’énergie pour mériter un jour le qualificatif de « grossa » !

Tachinaire corpulente (Tachina grossa) sur fleur de marguerite / Un jardin dans le Marais poitevin.

On l’a longtemps appelée l’Échinomyie corpulente (Echinomya grossa) mais il est vraie que sa nouvelle appellation a l’avantage de souligner sans ambiguïté son appartenance à la grande famille des tachinaires, des mouches hérissées de longues soies noires, parasites surtout des chenilles et, par là, précieuses auxiliaires au jardin.

Très active tout l’été, ici sur une inflorescence de Menthe des champs.

Sur un capitule de Pulicaire.

Gros plan sur la face…

D’autant plus corpulente au regard des petites têtes du Cirse des champs.

À l’appel de l’Eupatoire chanvrine, une précieuse source de nectar en cette fin d’été caniculaire.

La chenille du Bombyx du chêne, cible privilégiée de la Tachinaire corpulente.

En savoir plus :

  • Mouches et moustiques d’Europe, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, 2024, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Le Guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 2002, Delachaux & Niestlé.
  • L’Echinomye corpulente avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza 

 

L’Orthétrum réticulé

Orthétrum réticulé (Orthetrum cancellatum) / Un jardin dans le Marais poitevin.

La proximité de la Sèvre niortaise a du bon. Pas seulement pour l’arrosage. Madame Orthétrum réticulé vient ainsi régulièrement chasser au jardin.

Longueur maxi : 50 mm. Visible d’avril à septembre.

Comme toutes les libellules familières du potager, l’Orthétrum réticulé (Orthetrum cancellatum) est un redoutable chasseur. À l’affût puis en vol. Qu’importe alors le poste d’observation. Dossier d’une chaise, tige de bambou, graminée, fleur ou légume…

Les ailes rabattues vers l’avant, la silhouette est parfaitement immobile. Ou presque. De petits mouvements secs de la tête trahissent en effet un perpétuel qui-vive.

Dans une dominante jaune assez vif l’abdomen est souligné de larges bandes latérales noires. Du moins pour Madame. Car celui de Monsieur, assez sombre, est recouvert d’une pruine bleutée.

Les ailes sont entièrement transparentes. Elles se distinguent par quelques nervures jaunes sur leur bordure avant.

Et quels yeux ! Deux gros haricots marrons et vert-olive. Rehaussée ici par la chaude lumière du soleil couchant, la face jaunâtre est sans équivoque : iI ne doit pas faire bon voler à proximité !

Orthétrum réticulé, femelle (Orthetrum cancellatum) / Un jardin dans le Marais poitevin.

L’Orthétrum réticulé mâle présente un abdomen sombre, plus ou moins recouvert d’une pruine bleue. Il apprécie les bains de soleil au niveau du sol.

Femelle en pause sur une tige de bourrache.

En savoir plus  : 

  • Guide des libellules de France et d’Europe, 2021, Dijkstra, Schröter et Lewington, Delachaux & Niestlé.
  • Libellules du Poitou-Charentes, 2009, Poitou-Charentes Nature (Ed).
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.

Photos JF Irastorza 

 

Le Téléphore fauve

Téléphore fauve / Un jardin dans le Marais poitevin.

Le Téléphore fauve en nombre au jardin ? Pas de panique. Le petit coléoptère orangé aux longues antennes est plutôt utile au potager. Ses larves aussi.

Téléphore fauve / Un jardin dans le Marais poitevin.

Taille maxi : 10 mm. Visible de mai à août.

Parmi les insectes auxiliaires, le Téléphore fauve (Rhagonycha fulva) est amateur de pollen. Il apprécie aussi pucerons, chenilles et autres larves de ravageurs. Ses propres larves sont davantage encore utiles au potager. Carnivores, elles restent au sol et se délectent notamment de petites limaces. 

Téléphores fauves in copula / Un jardin dans le Marais poitevin.

Les accouplement sont fréquents en juillet-août. les femelles pondent au sol où se développent leurs larves. Celle-ci passeront l’hiver au creux des haies ou sous la litière de feuilles mortes.

De petite taille (environ 1 centimètre), on le reconnaît facilement à sa dominante orangée. À bien y regarder cependant, la livrée est loin d’être uniforme. Tête rouge, corselet rouge orangé, élytres brun fauve, abdomen jaune orangé, pattes rousses. Le reste est noir : extrémité des élytres, longues antennes annelées, tarses et pièces buccales. Sans oublier les yeux.

Le Téléphore fauve est parfois envahissant. Cela dit, même en nombre, ses dégâts floraux restent négligeables. Et comment se plaindre d’avoir trop d’auxiliaires au jardin ?

Téléphore fauve sur feuille de marguerite / Un jardin dans le Marais poitevin.

Début juin. En exploration sur une feuille de Sauge toute-bonne.

Les élytres ne courent pas entièrement l’abdomen orangé.

En savoir plus : 

  • Coléoptères d’Europe, 2017, Vincent Albouy et Denis Richard, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Le Téléphore fauve avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza