La Symphorine tient ses promesses

Symphorine / Un jardin dans le Marais poitevin.

Les petites boules blanches de la Symphorine illuminent le jardin au bord de la petite mare. A quelques semaines de Noël.

Symphorine / Un jardin dans le Marais poitevin.On a vu tout l’été, jusqu’en début d’automne, le ballet incessant des abeilles et des guêpes dans la ramure souple de la Symphorine. Les gros bourdons n’étaient pas les derniers à venir siroter le nectar de ses délicates clochettes roses. La Guêpe potière non plus. Une attractivité étonnante pour de si discrètes et minuscules fleurs.

Les fines tiges de la Symphorine ploient aujourd’hui sous la charge au bord de la petite mare. Le feuillage est presqu’entièrement tombé et les épis mellifères ont fait place à de lourdes grappes serrées de petites boules nacrées.

Pour l’heure, les oiseaux n’osent pas trop y toucher. Ils attendent sans doute que les baies arrivent à maturité. Tant mieux pour le spectacle.

Conseil pour la plantation et l’entretien de la Symphorine avec le site plandejardin-jardinbiologique.com

Symphorine / Un jardin dans le Marais poitevin.

Août 2019. La Guêpe potière (Eumenes pomiformis) enfourne la tête dans les délicates petites fleurs roses pour en atteindre le nectar.

Août 2019. La Symphorine prend son temps. Elle allonge ses épis progressivement. Il faut que les fleurs terminales soient fécondées – et se transforment en capsules vertes puis en boules blanches – pour que de nouveaux boutons apparaissent…

 

Hortensias : la dernière bravade

Hortensia, la dernière bravade / Un jardin dans le Marais poitevin.

À quelques semaines de l’hiver, les hortensias n’auront bientôt plus de feuilles. Normal. Et leurs fleurs retrouvent leur éclat !

Hortensias : la dernière bravade / Un jardin dans le Marais poitevin.Décidément, cette année, les hortensias n’en finissent pas d’étonner ! S’ils ont commencé à perdre leur feuillage, leur floraison amorce un nouveau virage coloré. Le dernier sans doute. Rouge intense au printemps, on l’a vu s’estomper pour devenir presque sépia en août. Avant d’adopter le pastel au sortir de la canicule, dans une étrange dominante crème discrètement veinée de vert et de rose pâle.

Et voilà le rose pimpant de retour ! Certes quelques fleurs ont fané ici et là, mais les gros bouquets ont retrouvé leur éclat. Comme une ultime bravade avant les premières vraies gelées. Il y a seulement deux ou trois semaines, ils faisaient encore pâle figure dans le vert soutenu du feuillage. Mais rira bien qui rira le dernier.

Hortensias : la dernière bravade / Un jardin dans le Marais poitevin.

Au sortir de la canicule, les hortensias semblaient mal en point, perdant leurs vives couleurs pour adopter ici la sépia, là le pastel… Et les voilà qui retrouvent du peps ! Comme quoi, il ne faut jamais désespérer avec les hortensias. Et ne jamais en supprimer les fleurs avant qu’elles ne soient complètement desséchées, à l’occasion d’une légère taille de remise en forme.

Photos JF Irastorza

 

Campanules des murailles : le retour

Campanules des murailles / Un jardin dans le Marais poitevin.

Les premières pluies de cet interminable été indien réussissent aux Campanules des murailles. Aux Impatiens aussi. Joli baroud d’honneur en cet fin octobre…

Campanules des murailles et Impatiens / Un jardin dans le Marais poitevin.Les campanules des murailles reprennent du poil de la bête, au pied des murs de la maison comme dans le brasero mexicain qui les héberge depuis quelques années.

Bien-sûr, cette timide floraison automnale n’a rien de comparable avec les superbes ruissellements bleus du printemps ! Mais, épargnées par un soleil désormais moins cuisant, les voilà boostées par le retour des pluies, bien plus vivifiantes que les arrosages.

Tout à côté, les impatiens aussi apprécient l’humidité de cet été indien. Un dernier baroud d’honneur pour les unes et les autres. Mais si les impatiens ne tarderont à « fondre » avec les premières gelées, les campanules en ont vu d’autres ! Se recroquevillant bientôt, les increvables repartiront de plus belle en avril prochain.

Photos Fernand ©