Le Syrphe pyrastre

Voilà du renfort pour les chasseurs de pucerons au jardin : le solide Syrphe pyrastre, moins précoce mais des larves tout aussi voraces !

Le Syrphe pyrastre alias le Syrphe du poirier.

Taille maxi : 15 mm. Visible de février à novembre.

Cela fait déjà des semaines, sinon des mois, depuis la fin de l’hiver, que les syrphes et leurs larves font la chasse aux pucerons. Il en manquait un. Et non des moindres. Le Syrphe pyrastre (Scaeva pyrastri), alias le Syrphe du poirier, est un des plus costauds. Jusqu’à 15 mm. Plutôt du genre estival, il émerge généralement en juin avec les premières chaleurs. Il est servi cette année !

On l’appelle parfois Syrphe à croissants. Allusion aux lunules blanches qui scandent son abdomen noir brillant. Les deuxièmes et troisièmes paires sont obliques et ne touchent pas le bord des tergites. Le thorax sombre s’anime d’une pilosité roussâtre sur les côtés. Et, finement velus, les yeux bordeaux tranchent sur une face blanche.

Plusieurs générations se succèderont d’ici l’automne. Avec, à chaque fois, de nouveaux bataillons de chasseresses de pucerons. Puis, dès les premiers frimas, les dernières larves chercheront un abri. Au creux d’une écorce ou sous la litière de feuilles mortes. Là, elles deviendront pupes et attendront la fin du prochain printemps pour émerger. 

Le Syrphe pyrastre alias le Syrphe du poirier.

À l’approche de la Sauge argentée.

Syrphe du poirier sur Cirse des champs.

En savoir plus :

  • Mouches et moustiques d’Europe, 2024, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Le Syrphe pyrastre avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza 

 

La Phycide du plantain

Phydide du plantain (Homoeosoma sinuella)

Une allure de fétu de paille pour la petite Phycide du plantain : parfait camouflage dans la végétation basse.

Phycide du plantain (Homoeosoma sinuella)

Envergure maxi : 11 mm. Visible de juin à août.

Lorsqu’elle est au repos, la Phycide du plantain (Homoeosoma sinuella) ramasse soigneusement ses ailes le long du corps. La silhouette est d’autant plus longiligne qu’elle se prolonge de deux solides antennes souvent dressées en avant.

Fauve clair, parcourue de trois lignes sinueuses brunes, elle présente deux gros yeux sombres et un toupet de fourrure rousse à l’avant de la tête. Réputée nocturne, elle n’en volette pas moins le jour, sans trop chercher à se cacher à l’atterrissage. Son mimétisme suffit à sa protection.

Membre de la grande famille des pyrales, elle n’a cependant pas une réputation de ravageuse. Il est vrai que la plante-hôte favorite de ses chenilles n’est pas cultivée. Ni dans les champs, ni au jardin. Les différentes espèces de plantains passent ainsi à graines actuellement dans les prairies naturelles comme au long des chemins. Les feuilles basales sont assez touffues pour régaler les futures phycides !

Phycide du plantain (Homoeosoma sinuella)

En savoir plus : 

  • Hétérocères diurnes, 2020, Rainer Ulrich, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Lépidoptères des plantains, bel article de Bruno Didier, dans la revue Insectes n° 177, 2015.
  • La Phycide du plantain avec les Carnets nature de Jessica.

Photos JF Irastorza

 

Le Néphrotome commun

Néphrotome commun (Nephrotoma quadrifaria)

Pas de piqûre avec vue avec le Néphrotome commun mais, comme toujours avec les tipules, gare aux larves gourmandes de racines au potager !

Néphrotome commun (Nephrotoma quadrifaria)On ne compte plus les « cousins » dans la grande famille des tipules ! Avec de nombreuses ressemblances, dont les fameuses interminables pattes et une allure de gros moustique. Grisâtres ou orangés, ils sont sporadiquement légion au jardin. Y compris le Néphrotome commun (Nephotoma quadrifacia), qui mérite un peu d’attention.

De la tête à l’extrémité abdominale, il présente en effet un graphisme sophistiqué ici et là, notamment sur le thorax, avec d’harmonieux contrastes jaunes, beiges, orange et noirs. L’espèce se distingue en outre par ses ailes, avec le zigzag d’une ligne diffuse, juste en dessous d’un pterostigma noir bien marqué. Et un écho enfumé à l’apex.

Une allure de moustique, certes, mais pas de panique ! La pointe abdominale n’a rien d’un aiguillon. Il s’agit de l’ovipositeur d’une femelle. Et c’est là, hélas, que les choses se gâtent. Car, quelle que soit l’espèce, les larves de tipule se développent sous terre, au dépens des racines et du collet de jeunes plans. On se consolera en pensant que voilà autant de proies faciles, notamment pour les oiseaux.

Néphrotome commun (Nephrotoma quadrifaria)

Un « cousin » presque semblable, avec un curieux masque à l’avant du thorax, mais sans zigzag enfumé sur les ailes. Peut-être le Néphrotome de Pierre (Nephrotoma appendiculata).

En savoir plus : 

  • Mouches et moustiques d’Europe, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, 2024, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Le Guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 2002, Delachaux & Niestlé.
  • La famille des tipules avec le site aramel.free.fr
  • Le Néphrotome commun avec la galerie du site insecte.org

Photos JF Irastorza