La Malachie à deux taches

Malachie à deux taches.

Parmi les insectes auxiliaires du jardin, la Malachie à deux taches est amatrice de pucerons en tous genres autant que de pollen.

Taille maxi : 7 mm. Visite de mai à août.

Voilà un charmant petit coléoptère qui passerait inaperçu sans le signal qui lui vaut son nom. Deux taches rouges à l’apex des élytres verts métalliques. D’un vert aussi profond que la pierre malachite bien connue des joaillers. 

Petite la Malachie à deux taches (Malachius bipustulatus) ? Pas plus de 6-7 millimètres en effet. Elle n’en donne pas moins l’impression d’être légèrement replète. Surtout la femelle. Avec un abdomen débordant des élytres, laissant apparaître un fuseau pointu, noir rayé de blanc, les flancs envahis de rouge orangé.

Sa progéniture se développe dans le bois mort où elle traque les larves d’insectes xylophages. Son régime à elle est plus éclectique. Du pollen le plus souvent. Sans rechigner sur les petits insectes de rencontre. Particulièrement les pucerons. Bienvenue au jardin donc !

Malachie à deux taches.

En savoir plus : 

  • Vincent Albouy et Denis Richard, 2017, Coléoptères d’Europe, Delachaux & Niestlé.
  • La Malachie à deux taches avec la site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza

 

La Mélitée du plantain

Mélitée du plantain.

Strict quadrillage sur le dessus les ailes : la Mélitée du plantain est plus fantaisiste au revers des postérieures.

Mélitée du plantain.

Envergure maxi : 40 mm. Visible de mai à août.

Dans la famille des damiers, la base du décor est toujours la même. Un jeu de lignes noires sur fond orangé. Avec – discrète coquetterie – une spécificité aux postérieures chez la Mélitée du Plantain (Melitea cinxia) : les petits carrés orangés de l’alignement submarginal sont pointés de noirs.

De passage au jardin, elle ne s’intéresse d’abord qu’aux boutons d’or, dédaignant pâquerettes, trèfle et lierre terrestre. Et cette habituée des prairies voisines snobe les premières salves colorées des fleurs vivaces !

Enfin, elle prend malgré tout le temps d’une vraie dégustation sur la floraison finissante de la sarriette. Elle ferme alors les ailes et laisse admirer la fantaisie de leur revers. Du moins aux postérieures. Loin du stricte quadrillage de l’avers. Avec notamment une succession de bandes sinueuses. Des lunules et des taches dansantes, crème, jaunes et orange.

Mélitée du plantain.

Comme son nom le suggère, la Mélitée du plantain évolue surtout dans les prairies naturelles et aux bords des chemins, avec le plantain pour plante-hôte favorite de sa progéniture. Il y a une seconde génération en été dont les chenilles entre en diapause en fin d’automne pour hiverner dans un cocon de soie. Avec une émergence printanière en avril-mai.

Mi septembre. La génération estivale sur la pulicaire d’une prairie humide.

Une cousine

Mi septembre. Une cousine tout aussi commune, la Mélitée des centaurées, alias le grand damier, sur une de ses fleurs fétiches.

En savoir plus :

  • Guide pratique des papillons de jour, 2022, Moussus, Lorin et Cooper, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • La Mélité du plantain avec le site quelestcetanimal.com
  • La Mélité du plantain avec les Carnets nature de Jessica.

Photos JF Irastorza

 

Le Cryptocéphale soyeux

Cryptocéphale soyeux

Vert métallique, les élytres très ponctués, le petit Cryptocéphale soyeux a un faible pour les fleurs sauvages jaunes.

Cryptocéphale soyeux

Taille maxi : 8 mm. Visible d’avril à juillet. Un aspect granuleux qu’accentue ici le saupoudrage de pollen.

Un petit bijou au creux d’une corolle de bouton d’or. On songe à la Chrysomèle de la menthe. Mais c’est un cousin à la silhouette moins ramassée. Certes, le Crytocéphale soyeux (Cryptocephalus sericeus) est tout aussi vert métallique. Mais les élytres, davantage oblongs, présentent une ponctuation très marquée.

Mais où est donc passée la tête ? Souvent les coléoptères ont la faculté de la rétracter au repos ou en cas de danger. En l’occurrence, comme le suggère le nom latin du genre (cryto = caché), elle est en permanence incrustée sous le pronotum. Seuls émergent deux grands yeux sombres sur une face plate, également verte. Et bien sûr les longues antennes annelées.

A priori rien à craindre au jardin de sa progéniture qui trouve plutôt son ordinaire auprès de diverses plantes sauvages. Cela dit, les larves sont difficiles à apercevoir. Elles se protègent à l’intérieur d’un fourreau aménagé et régulièrement agrandi à partir de leurs propres excréments. Mais ça, c’est avant de devenir un petit bijou !

Cryptocéphale soyeux

Un cousin : le Cryptocéphale à deux points (Chryptocephalus bipunctatus) présente la même silhouette, avec des élytres à la fois striés et ponctués, rouge orangé, ornés d’un point noir à l’arrière, d’un tiret noir à l’avant.

En savoir plus :

Photos JF Irastorza