Terreau de feuilles : c’est parti !

Le tas de terreau de feuilles de l'automne dernier a fait place nette : le grand ramassage peut commencer !

Le terreau de feuilles ne coûte rien. Sinon le temps passé à ramasser la manne véhiculée par le vent. En ce début octobre, et pour quelques semaines, les peupliers du jardin se lâchent !

La tondeuse facilite la collecte et broie les feuilles pour un meilleur compostage.La pluie et les coups de vent sont de retour, accélérant la chute des feuilles des grands peupliers en bordure du potager. Pour ne pas se laisser déborder, mieux vaut ne pas retarder le ramassage. Une à deux fois par semaine pour commencer. Dans quelque temps, il faudra mettre les bouchées doubles.

La tondeuse facilite la collecte en même temps qu’elle broie les feuilles et les petits rameaux qui les rassemblent parfois en bouquets. Et tant mieux s’il pleut régulièrement désormais. Le compostage n’en sera que plus efficace.

Comme un soufflé

Une partie des feuilles ramassées n’ira pas au terreau mais permettra d’aménager par ailleurs « un manteau pour l’hiver » sur les platebandes des vivaces.

Le stock de terreau de feuilles de l’automne dernier est épuisé. Ou presque. En grande partie incorporé à la terre des planches vacantes, avant le récent semis d’engrais vert, il fournira aussi le substrat des semis en godets et en plaques alvéolées du printemps prochain.

Sous le grand cerisier déplumé, le champ est ainsi libre pour accueillir le nouveau tas de feuilles mortes. Mais pas question d’y mettre les feuilles du noyer qui, atteintes d’anthracnose, sont ramassées à part pour être brûlées.

Encore modeste, le monticule grimpera vite. Il retombera comme un soufflé au cours de l’hiver. Et l’été prochain, il peaufinera tranquillement sa décomposition à l’ombre du cerisier.

Dès maintenant, la pluie aidant, il suffit d’y plonger la main pour percevoir la chaleur d’un début de compostage déjà à l’oeuvre. Le futur terreau se prépare maintenant !

Feuilles mortes.

Parmi les feuilles jonchant le jardin, des pétioles boursoufflés et tire-bouchonnés… C’est la piqure d’un puceron (Pemphigus spirothecae) qui a provoqué le gonflement et la torsion des fibres. Pour mieux y loger sa progéniture. Celle-ci hiverne dans les anfractuosités de l’écorce des peupliers.

Photos JF Irastorza

 

La multiplication des fraisiers

Multiplication des fraisiers : il suffit de couper le cordon !

Au chapitre des petit travaux de l’automne, la multiplication des fraisiers. Une opération toute simple. Anticipée depuis quelques semaines.

Multiplication des fraisiers : d'abord la mise en jauge.

A force d’attendre la pluie pour les plantations de fin d’été, on va se retrouver en hiver ! Il est grand temps de couper le « cordon » des fraisiers en jauge depuis deux mois déjà.

Les huit pieds sélectionnés alors, mis à raciner dans des godets enterrés, ont bien profité de l’arrosage des salades toutes proches. Un coup de… fraise s’impose pour ameublir le sol du futur rang, enrichi du terreau de feuilles mortes de l’automne dernier.

Les stolons coupés, reste à imbiber copieusement chaque trou de plantation. Comme la terre est sèche en profondeur ! La pluie est annoncée pour la fin de semaine. Attendre et voir avant de remiser les arrosoirs.   

En savoir plus sur la plantation et l’entretien des fraisiers avec le site plandejardin-jardinbiologique.com

Multiplication des fraisiers. Retour en arrière. Fin juillet 2018. Le filet tendu sur la planche de fraisiers est efficace. Même l’écureuil n’a pas encore trouvé la faille. Les stolons n’en parviennent pas moins à « s’échapper  » pour aller prendre racines tout à côté dans la terre meuble des jeunes salades frisées. Impossible naturellement de tout conserver, sous peine d’épuiser les pieds-mère.  La tentation est grande cependant d’inviter les plus vigoureux et les plus sains à s’établir dans le mélange de terreau et de terre d’un grand godet enfoui sur place. Le moment venu, il suffira de couper le cordon pour installer les jeunes plans bien enracinés sur une nouvelle planche. En attendant, ils profiteront de l’arrosage des salades.

Photos JF Irastorza

 

Le Coqueret du Pérou

"Lanternes" du Coqueret du Pérou.

Des fleurs et des baies aussi discrètes que la ramure est spectaculaire. Saveur à la fois douce et acidulée avec le Coqueret du Pérou.

Autant de petits fruits que guêpes, frelons et punaises ne risquent pas de piquer ! Bien protégés dans leur « lanterne », ils mûrissent lentement et la canicule leur va très bien. Les lampions virent au jaune puis se dessèchent. Il faut encore patienter jusqu’à ce que le calice se détache aisément et s’ouvre sous la pression des doigts.

Le Coqueret du Pérou (Physalis pruinosa) dévoile enfin ses précieuses petites baies. Confiture en perspective ! En attendant, fondante, douce, légèrement acidulée, voilà donc une savoureuse déco pour les salades de la fin d’été. Et de l’automne. Puisque la production a le bon goût de s’étaler sur plusieurs semaines.

Discrète petite fleur jaune et noire du Coqueret du pérou.

Il a la floraison discrète, dissimulée sous son abondant feuillage velouté. Le Coqueret du Pérou est pourtant un solide gaillard dont la ramure prend vite ses aises au jardin. Pour prendre l’allure d’un véritable et vigoureux petit arbuste ! Il y abrite ses drôles de fruits comme autant de petits lampions qui n’attendent que la chaleur de juillet-août pour s’illuminer. Mais, pour peu que l’automne soit clément, la production peut se prolonger au-delà de la Toussaint.

La larve de la Punaise verte ponctuée ne trouve pas le « chemin » vers la petite baie juteuse !

Les petites fleurs jaunes, aux gorges brunes, se succède tout l’été à partir de mai-juin. la fructification débute en milieu d’été.

En savoir plus : 

Photos JF Irastorza