Bienvenue à la Cigogne blanche !

Cigogne blanche, parade nuptiale.

Claquements de bec et contorsions du cou pour de longues parades nuptiales haut perchées !

Le temps des amours, façon Cigogne blanche, à quelques encablures du jardin. Construction du nid et parades nuptiales au programme.

Envergure maxi : 215 cm. Ponte en avril-mai. Naissance un mois après la ponte. Élevage au nid : 2 mois.

Familière du Marais poitevin, la Cigogne blanche apprécie plutôt les paysages ouverts. Particulièrement les vastes prairies humides des marais desséchés. À l’ouest de la Venise verte. L’exception confirmant la règle, c’est pourtant là qu’un couple vient d’élire domicile, dans le marais boisé des Épineaux, entre Magné et La Garette.

La construction du nid va bon train. Au sommet d’un vieil arbre mort décapité par la tempête. Pas besoin d’aller chercher les matériaux très loin. Un récent chantier d’émondage de frênes têtards a laissé une multitude de branchettes à disposition.

La collecte est rapide. Monsieur et Madame ont ainsi tout leur temps pour explorer leur nouveau terrain de chasse. Entre deux parades nuptiales.

Le jeu n’est pas très discret. Avec de longs claquements de becs qui s’entendent loin à la ronde. Et d’étranges contorsions énamourées du cou… Tout cela à proximité d’une piste cyclable rejoignant Coulon. Heureusement, les prairies alentour sont encore gorgées d’eau après les inondations du début février. Impossible de s’approcher. Tant mieux. De quoi préserver quelque temps l’intimité des tourtereaux !

Cigogne blanche, envol.

Prière de ne pas déranger. Mieux vaut observer l’installation du couple depuis le chemin avec une bonne paire de jumelles…

Si la Cigogne blanche préfère d’ordinaire les horizons plus amples pour nicher, elle ne dédaigne pas pour autant les marais boisés pour une simple halte. Ici en août 2019, justement dans le marais des Épineaux, non loin du nid actuellement en construction.

Inondation hivernale / Un jardin dans le Marais poitevin.

Particulièrement bas, le marais des Épineaux est immanquablement envahi par les crues hivernales ou printanières de la Sèvre niortaise.

En savoir plus : 

  • Guide de la nature dans le Marais poitevin, Éric Rousseaux et Benoît Pétorin, 2010, Éd. La Geste.
  • Oiseaux du Marais poitevin, Thomas Brosset et Hélène de Saint-Do, 2023, Éd. La Geste.
  • Guide des oiseaux de France, R. Peterson, G. Mountfort, P.A.D. Hollom et P. Géroudet, 2014, Delachaux & Niestlé.
  • La Cigogne blanche avec la LPO
  • Reportage de FR3 Nouvelle-Aquitaine sur la nidification des cigognes en Charente.

Photos JF Irastorza 

 

La livrée nuptiale du Colvert

La livrée nuptiale du Colvert / Un jardin dans le Marais poitevin.

Voici venu le temps des amours pour le Colvert. Si Monsieur mise sur le clinquant, Madame préfère la sobriété d’un ton sur ton du plus bel effet.

Colvert femelle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Envergure maxi : 100 cm. Nidification : mars à juillet.

C’est assurément le moins sauvage des oiseaux sauvages du Marais poitevin. Du moins aux abords des villages où il est devenu l’attraction des promenades dominicales. Opportuniste, le Colvert saute sur les quignons de pain lancés par les enfants.

Pas sûr que son équilibre alimentaire y gagne vraiment ! Cela ne l’empêche d’ailleurs pas de barboter en bordure de la Sèvre et des fossés, parmi les nénuphars, à la recherche de vers, de mollusques et de graines.

Les amours n’en sont encore qu’à leurs prémices. Il y a tout l’hiver pour que chacun trouve sa chacune. Et réciproquement. A l’approche du printemps, il sera temps de redevenir un peu plus sauvage. Pour trouver un bord de fossé tranquille où aménager un nid. Et tant pis alors pour les quignons de pain.

Canetons Colvert sous la canicule / un jardin dans le Marais poitevin.

Neuf canetons : pas toujours facile d’avoir l’oeil sur pareille marmaille !

Erreur de trajectoire à deux pas de la Sèvre : brève incursion au jardin.

En savoir plus : 

  • Guide des oiseaux de France et d’Europe, Peterson, Mountfort, Hollom et Géroudet, 1994, Delachaux & Niestlé.
  • Guide de la nature dans le Marais poitevin, Eric Rousseaux et Benoît Perrontin, 2010, geste éditions.

Photos JF Irastorza

 

Le Pic vert et les fourmis

Pic vert, mâle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Il faut l’oeil perçant du Pic vert pour repérer les fourmis au sol. De là à en déduire l’emplacement de leurs galeries souterraines… Un sixième sens sans doute.

Envergure maxi : 46 cm (mâle). Ponte en avril-mai.

Un bec si puissant pour de si petites proies !  Au jardin comme ailleurs, le Pic vert (Picus viridis) se nourrit en effet essentiellement de fourmis. Et s’il martèle le sol avec tant d’ardeur, c’est pour atteindre et crever une de leurs galeries. Ou mieux, leur nid. Il ne reste plus alors qu’à y insinuer la langue ! Et à se régaler.

Ce matin, le vieux mâle est accompagné d’un de ses rejetons. Les ailes déjà verdâtres, la tête et le poitrail juvénile encore mouchetés, celui-ci arbore un début de calotte rouge. Mais toujours pas de tâche noire autour des yeux. Mâle ou femelle ? La couleur de la future moustache (noire pour Madame, rouge pour Monsieur) le dira bientôt.

Quand l’apprentissage du merleau n’était déjà pas si simple, on imagine le défi ici pour le jeune Pic vert… Car il ne s’agit pas de tambouriner le sol au hasard. Comment repérer une galerie quelques centimètres sous terre ?

Visiblement, il n’en est pas à son coup d’essai. Il creuse, creuse, près de la planche des iris, et bientôt semble se figer. Le temps de la dégustation. Lorsqu’il relève fièrement la tête, quelques fourmis rescapées courent le long de bec. Il a visé juste ! Évidemment, tous les coups ne sont pas gagnants. Qu’importe. Il peut toujours se consoler avec une larve ou une mouche de rencontre.

Pic vert juvénile / Un jardin dans le Marais poitevin.

Quelques fourmis rescapées courant sur le bec en témoignent : le jeune Pic vert a visé juste !

En savoir plus : 

  • Guide de la nature dans le Marais poitevin, Éric Rousseaux et Benoît Pétorin, 2010, Éd. La Geste.
  • Oiseaux du Marais poitevin, Thomas Brosset et Hélène de Saint-Do, 2023, Éd. La Geste.
  • Guide des oiseaux de France, R. Peterson, G. Mountfort, P.A.D. Hollom et P. Géroudet, 2014, Delachaux & Niestlé.
  • Le Pic vert avec le site oiseaux.net

 Photos JF Irastorza