
Des couleurs ternes et un décor au graphisme géométrique pour la petite Pyrale de la luzerne. Quoique. Avec un peu d’imagination…
Familière des prairies humides du marais, la Pyrale de la luzerne (Nomophila noctuella) installe sa progéniture sur les légumineuses sauvages. Particulièrement trèfle et luzerne. Comme son nom l’indique. Elle en trouve dans les allées du jardin. Du moins quand celles-ci ne ressemblent pas à un paillasson dépenaillé comme en cette fin d’été !
Bien visible ici sur un feuillage d’achillée, elle s’envole à la moindre alerte pour disparaître dans les herbes sèches alentour. Il est vrai que, les ailes repliées, sa silhouette étroite et allongée lui donne une allure de fétu de paille. Un mimétisme accentué par une dominante marmonnasse plus ou moins claire.
Les ailes à l’apex festonné sont ici très contrastées, entre brun et beige, laissant nettement apparaître un décor souvent estompé chez certains individus. On y voit surtout deux cercles accolés dessinant un 8 horizontal et, en dessous, un sorte de gros haricot. Les plus facétieux y verront un visage grimaçant. Comme une caricature à la Reiser !

En savoir plus :
- Nomophila noctuella avec la galerie du site insecte.org
- La Pyrale de la luzerne avec la Carnets nature de Jessica
- La Pyrale de la luzerne avec la site coudouliere.fr
Photos JF Irastorza







Un jaune-ocre bien franc aux postérieures et des trainées rose-violacé plus ou moins larges et diffuses aux antérieures. La description sommaire vaut pour plusieurs petits papillons de nuit. Les Ensanglantées. Dont l’Ensanglantée des renouées ici (Lythria purpuraria) trahie par un petit détail : les bandes transversales roses n’atteignent pas le bord interne des ailes. Or, chez ses plus proches cousines, l’Ensanglantée de l’oseille et l’Ensanglantée de la Garance, ces deux voire trois bandes roses traversent les antérieures de part en part.
