
Plus discret que l’Herbe à Robert, sa voisine des pieds de haies, le Géranium découpé est souvent considéré comme une « mauvaise herbe ». Charmante au demeurant.

Le Géranium découpé fleurit de mai à septembre. Ici fin avril avec la Piéride de la rave
Heureusement, il peut prendre appui sur les hautes herbes des prairies et des bords du halage ! Ses tiges rameuses peuvent ainsi hisser tant bien que mal leurs inflorescences presqu’au dessus de la mêlée. Le Géranium découpé (Geranium dissectum) est un modeste. Ses petites fleurs s’épanouissent deux à deux et ne durent guère. Mais elles se renouvellent constamment.
Rose vif, tirant parfois sur le mauve, elles présentent cinq pétales légèrement échancrés, discrètement striés de lignes plus foncées. La corolle s’ouvre ainsi sur dix étamines aux petits sacs de pollen bleu violacé, serrant de près cinq stigmates blancs disposés en étoile.
Avec une réputation d’adventice, c’est un peu le mal aimé de la famille dans les champs cultivés. Et au jardin. Quoiqu’il en soit, vive la liberté et au diable les jardinières. Il y laisse volontiers la place aux pélargoniums horticoles ! Cela dit, comme l’Herbe à Robert, sa compagne des pieds de haies, c’est bien un géranium. Un vrai. Il suffit de froisser et de sentir son feuillage profondément découpé – d’où son nom – pour s’en convaincre.


Fin avril. À petite corolle, petits papillons, avec l’Argus brun, alias le Collier de corail.…

… et l’Argus des anthyllides.
En savoir plus :
- Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
- Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
- Orchidées de Poitou-Charentes et Vendée, Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé, André Merlet, Maryvonne Lorgeré, 1995, Éd. Méloé.
- Avec l’herbier numérique du site flore-en-ligne.fr
- Avec le site sauvagesdupoitou.com
Photos JF Irastorza

Ses petites cousines n’avaient pas attendu le printemps pour s’aventurer au jardin. La « géante » de la tribu vient de les rejoindre. A vrai dire, la Véronique petit-chêne ne se hisse guère plus haut que la
Elles ont évidemment un air de famille. Les quatre pétales présentent ainsi des stries plus foncées qui indiquent la voie du nectar. Deux sacs de pollen se dressent de part et d’autre d’un


Cinq pétales blancs échancrés à la manière de la
attend donc le crépuscule pour s’épanouir pleinement et commencer sa production de nectar. Mais également d’enivrant parfum. L’arme suprême pour attirer les papillons de nuit !