L’Eumène couronné

Eumène couronné sur bractée de rudbeckia.

Petite guêpe solitaire, l’Eumène couronné se partage entre butinage et chasse aux chenilles dont il approvisionne sa progéniture.

Soigneux nettoyage des antennes sur une feuille de marguerite.

Dans la série des guêpes potières du jardin, on a déjà rencontré ici la petite Eumène pomiformis et, plus spectaculaire, l’Eumène unguiculé, aussi impressionnante que tranquille. Voici une cousine, sans doute l’Eumène couronné (Eumenes coronatus), à la toilette sur une bractée de rudbeckia.

De ses pattes jaunes et noires, il se lisse consciencieusement la langue. Après avoir essuyé ses solides antennes. Langue et antennes : deux outils précieux. La première pour puiser le nectar. Les secondes pour localiser ses proies. Des petites chenilles anesthésiées et transportées jusqu’au nid où elles constitueront le garde-manger des futures larves.

Pourquoi couronné ? En référence peut-être à la large tache jaune d’or qui, à l’avant du thorax, semble ceindre sa tête. Ce même jaune qui intervient par petites touches, sur la face, à la naissance des antennes et des ailes, sur les côtés du thorax et plus largement, par taches puis bandeaux successifs, sur les différents segments de l’abdomen. À noter celui qui souligne le second étranglement abdominal. Le dessin n’évoque-t-il pas celui d’un diadème ?

Sources :

Le bandeau marquant le second étranglement abdominal présente une découpe ajourée qui évoque (un peu) celle d’une diadème.

Butinage sur une inflorescence d’achillée pour ce très proche cousin au décor jaune presque semblable…

… et pour cet autre Eumène sp. tout aussi difficile à identifier.

Même allure générale pour ce cousin taille XXL : l’Eumènre unguiculé, reconnaissable notamment aux taches rouges sur les cotés de l’abdomen.

 

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