Le syrphe Ceriana conopsoides

Le syrphe Ceriana conopsoides recherche les arbres sénescents pour installer ses larves dans leurs cavités, riches en matières organiques.

Syrphe Ceriana conopsoides sur ombellifère du halage.

Taille maxi : 14 mm. Visible de mai à septembre.

Voilà un syrphe singulier à plus d’un titre. D’abord parce qu’il est rare. Au point qu’on ne lui connait aucun nom vernaculaire. Va donc pour son appellation latine. Ceriana conopsoides. Rare et quasi sans référence. Mais il suffit de l’examiner, ici sur les grandes ombellifères du halage, pour souligner quelques-uns de ses traits caractéristiques.

D’abord un abdomen fuselé, noir et luisant, rayé d’étroites bandes jaunes. Jusque là, rien d’étonnant. Mais aussi des ailes nettement divisées en deux zones, fumées et hyalines. Avec une petite pointe en forme d’accent circonflexe à la frontière de l’une et de l’autre. Enfin, la configuration des longues antennes est pour le moins originale. Émergeant d’un tronc commun frontal, elles affectent la forme d’un grand Y. 

La singularité de ce syrphe tient par ailleurs à son comportement. La femelle pond en effet dans les cavités des vieux arbres. Les larves s’y développent en filtrant les microorganismes contenus dans un substrat alimenté notamment par des écoulements de sève.

En savoir plus :

  • Mouches et moustiques d’Europe, 2024, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.

Photos JF Irastorza 

 

La Vesce commune

Syrphe à l'approche d'une fleur de Vesce commune / Un jardin dans le Marais poitevin.

Au jardin comme dans les prairies, la Vesce commune rampe, grimpe et porte haut ses petites fleurs violettes au nectar sucré.

Syrphe sur fleur de Vesce commune / Un jardin dans le Marais poitevin.

Fourragère, couvre-sol, engrais vert : la Vesce commune (Vicia sativa) a toutes les qualités. Excellente mellifère, c’est actuellement sa pleine saison.

Les petites fleurs de cette papilionacée vont par deux, à l’aisselle des feuilles aux multiples Anthophore plumeuse sur fleur de Vesce commune / Un jardin dans le Marais poitevin.folioles. Mauve veiné de pourpre, le large étendard focalise l’attention des pollinisateurs sur le violet plus vif de la carène dont les deux pétales protègent étamines et pistil. Rien de très spectaculaire en vérité. Mais petits bourdons, syrphes et abeilles sauvages n’y résistent pas. Notamment ici le Syrphe porte-plume, le Syrphe ceinturé et  l’Anthophore à pattes plumeuses.

Au jardin, elle a passé le relais aux légumes depuis quelques temps déjà, après avoir assuré le couvert hivernal et printanier en compagnie de la phacélie. À l’état sauvage, elle rampe et grimpe actuellement, ici et là au pied des haies. Et surtout dans les prairies alentours naturellement. A la faveur de vigoureuses vrilles, ses tiges rameuses s’agrippent à tout ce qui se dressent à proximité. En particulier aux graminées. Quand on a des petites fleurs, mieux vaut les hisser le plus haut possible !

Anthophore plumeuse sur fleur de Vesce commune / Un jardin dans le Marais poitevin.

En savoir plus : 

  • Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
  • Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
  • Avec le site sauvagesdupoitou.com
  • La Vesce commune ou cultivée avec le site flore-en-ligne.fr

Photos JF Irastorza 

 

Le Syrphe des fourmilières

Syrphe des fourmilières.

On associe souvent pucerons à rosier, tomate et fève ! C’est oublier ceux qui, sous terre, puisent la sève des racines. Voilà la cible du Syrphe des fourmilières.

Syrphe des fourmilières.

Taille maxi : 12 mm. Visible de juin à août.

Un noir bien franc rayé de jaune vif. On songe à un membre de la famille des Chrysotoxes, champions dans l’imitation de la guêpe. Mais le Syrphe des fourmilières (Xanthogramma pedissequum) s’en distingue notamment par des pattes entièrement jaunes. Sauf les postérieures, brunâtres à partir de l’extrémité des fémurs. 

Par ailleurs, les bandes abdominales jaunes sont étroites et disjointes, hormis les antérieures qui, épaissies à la base, sont plutôt triangulaires. À noter enfin des ailes fumées, tachées de noir, avec des reflets métalliques.

Comme la plupart de ses cousins, voilà un auxiliaire très utile au jardin. Il installe en effet ses larves là où elles sont assurées de trouver leur met favori. Des pucerons ! Pas n’importe lesquels en l’occurence. La ponte a ainsi lieu sur une fourmilière – celle de la Fourmi jaune par exemple – spécialisée dans l’élevage souterrain de pucerons piqueurs-suceurs de racines.

Plusieurs générations se succèdent au jardin où le Syrphe des fourmilières est visible du printemps jusqu’en automne.

En savoir plus :

  • Mouches et moustiques d’Europe, 2024, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.

 Photos JF Irastorza