
Rien à craindre de ce taupin-là au jardin ! Les larves de l’Ampède sanglant ne minent pas les légumes mais les bois morts.
Hormis la couleur, il a tout du taupin, le cauchemar du jardinier. Normal, c’est un de ses cousins. Mais les larves de l’Ampède sanglant (Ampedus sanguinolentus) ne sont pas radicicoles. Si elles ont, elles aussi, une allure de « fil de fer », elles ne prennent pas les salades au collet. Et ne minent pas non plus les pommes de terre !
Elles sont même plutôt utiles. Si, si ! Saproxylophages, elles se développent entre écorce et bois des arbres pourrissants. Elles participent ainsi, avec les champignons notamment, au recyclage des bois morts et leur transformation en humus.
Ce petit coléoptère (10/12 mm) est lié aux zones humides. On le distingue aisément à ses élytres rouge vif, striés et fortement ponctués. Et bien sûr à sa longue tache noire en forme de fuseau.
À ne pas confondre avec son très proche parent, l’Ampède rouge-sang (Ampedus sanguineus), un peu plus long (15/16 mm) dont les élytres ne sont pas tachés de noir. Mais les deux sont par ailleurs très comparables, avec un thorax noir velu et d’assez longues antennes en dents de scie.
Avec savoir plus sur les « taupins saproxylophages » avec le site aramel.free.fr

Pas de tache fusiforme pour l’Ampède rouge-sang, alias le Taupin sanguin, dont les larves se développent également sur les bois morts.



Ses longues antennes peuvent prêter à confusion. Pourtant, ni guêpe ni abeille, c’est bien une mouche. À dominante noire mais les tarses jaune pâle, avec une pilosité grise sur les flancs, le thorax et la face. Les yeux sont par ailleurs joliment marbrés de vert et de bleu. Et les ailes luisantes, rousses, laissent entrevoir la pointe rougeâtre du long abdomen.

Le houblon ne compte pas au nombre des cultures traditionnelles du Marais poitevin. Il y est malgré tout très présent dans sa forme sauvage. Il monte à l’assaut des haies et court sur les berges. Cela dit, la Pyrale du houblon (Pleuroptya ruralis) a une autre corde à son arc. Elle installe volontiers ses chenilles sur les
orties.