L’Ampède sanglant

Ampède sanglant.

Rien à craindre de ce taupin-là au jardin ! Les larves de l’Ampède sanglant ne minent pas les légumes mais les bois morts.

Ampède sanglant.Hormis la couleur, il a tout du taupin, le cauchemar du jardinier. Normal, c’est un de ses cousins. Mais les larves de l’Ampède sanglant (Ampedus sanguinolentus) ne sont pas radicicoles. Si elles ont, elles aussi, une allure de « fil de fer », elles ne prennent pas les salades au collet. Et ne minent pas non plus les pommes de terre ! 

Elles sont même plutôt utiles. Si, si ! Saproxylophages, elles se développent entre écorce et bois des arbres pourrissants. Elles participent ainsi, avec les champignons notamment, au recyclage des bois morts et leur transformation en humus.

Ce petit coléoptère (10/12 mm) est lié aux zones humides. On le distingue aisément à ses élytres rouge vif, striés et fortement ponctués. Et bien sûr à sa longue tache noire en forme de fuseau.

À ne pas confondre avec son très proche parent, l’Ampède rouge-sang (Ampedus sanguineus), un peu plus long (15/16 mm) dont les élytres ne sont pas tachés de noir. Mais les deux sont par ailleurs très comparables, avec un thorax noir velu et d’assez longues antennes en dents de scie.

Avec savoir plus sur les « taupins saproxylophages » avec le site aramel.free.fr

L'Ampède rouge-sang.

Pas de tache fusiforme pour l’Ampède rouge-sang, alias le Taupin sanguin,  dont les larves se développent également sur les bois morts.

La Mouche soldat noir

La Mouche soldat noire.

Un solide corps allongé. Pas d’inquiétude. Au contraire. Au jardin, on doit à la Mouche soldat noir la bonne « digestion » du compost.

Longueur maxi : 20 mm. Visible de mars à octobre.

Autre temps, autres moeurs. Quand la Mouche soldat noir (Hermetia illucens) a reçu son nom vernaculaire, la féminisation des métiers et des fonctions n’était pas à l’ordre du jour… On la qualifierait plutôt aujourd’hui de « soldate noire ». Nonobstant son caractère parfaitement inoffensif !

Ses longues antennes peuvent prêter à confusion. Pourtant, ni guêpe ni abeille, c’est bien une mouche. À dominante noire mais les tarses jaune pâle, avec une pilosité grise sur les flancs, le thorax et la face. Les yeux sont par ailleurs joliment marbrés de vert et de bleu. Et les ailes luisantes, rousses, laissent entrevoir la pointe rougeâtre du long abdomen.

Le nom lui vient peut-être de ses larves. Des bataillons d’asticots qui prennent d’assaut les matières organiques en voie de décomposition. En cela, la Mouche soldat noir est la bienvenue au jardin où sa progéniture participe activement à la maturation des tas de compost. Encore qu’elles aient aussi la réputation d’acidifier le milieu. Personne n’est parfait.

La Mouche soldat noire.

Près de deux centimètres : malgré sa taille et son nom, voilà une mouche en rien agressive. Elle ne pique pas et préfère s’éclipser lorsqu’elle est dérangée.

En savoir plus :

  • Mouches et moustiques d’Europe, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, 2024, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Le Guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 2002, Delachaux & Niestlé.
  • L’Hermetia illucens avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza 

 

La Pyrale du houblon

Pyrale du houblon sur inflorescence de menthe sauvage.

La Pyrale du houblon trouve ses plantes-hôtes favorites au bord du halage. Le houblon bien-sûr mais aussi les orties.

Le houblon ne compte pas au nombre des cultures traditionnelles du Marais poitevin. Il y est malgré tout très présent dans sa forme sauvage. Il monte à l’assaut des haies et court sur les berges. Cela dit, la Pyrale du houblon (Pleuroptya ruralis) a une autre corde à son arc. Elle installe volontiers ses chenilles sur lesChenille de la Pyrale du houblon. orties.

Lesdites chenilles sont faciles à repérer. Elles enroulent en effet les feuilles dont elles se nourrissent et où elles se métamorphosent enfin à l’abri des prédateurs. Vert pâle, un peu translucides, elles laissent transparaître de longues veines bleutées.

Réputée nocturne, la Pyrale du houblon se laisse aussi aller à butiner le jour. Elle se réfugie alors sous la première feuille venue au moindre dérangement. Parcourues de lignes sombres sinueuses, bordées de marques en U, ses ailes blanc crème sont légèrement diaphanes. Avec de discrets reflets nacrés.

Des ailes diaphanes aux reflets nacrés. Envergure maxi : 37 mm. Visible de mai à septembre.

En savoir plus :

  • Hétérocères diurnes, Rainer Ulrich, 2020, Delachaux et Niestlé.
  • La Pyrale du houblon avec le site quelestcetanimal.coma

Photos JF Irastorza