Le Sténoptère roux

Sténoptère roux sur reine des prés.

Costume queue de pie de rigueur quand le Sténoptère roux visite la Reine des prés. Et des fémurs à peine enflés.

Sténoptère roux sur fleur de marguerite.

Taille maxi : 15 mm. Visible de mai à août.

Parmi les petits coléoptères du jardin, en nombre sur les massifs fleuris, le Sténoptère roux (Stenopterus rufus) se distingue au premier coup d’oeil. Par sa dominante rousse bien sûr. Mais aussi par les renflements de ses fémurs. Et pas uniquement sur les pattes arrière du seul mâle comme chez le l’Oedémère noble.

Ce sont d’ailleurs les petites protubérances des pattes avant et médianes qui retiennent d’abord d’attention. Leur noir bien tranché fait ainsi écho à celui de la tête, du corselet et des « épaulettes » des élytres. Les renflements sont plus fuselés sur les pattes arrière uniformément rouge orangé.

Enfin, certes réduits à la portion congrue, les élytres n’en ont pas moins des allures d’élégante queue-de-pie ! Roux plutôt foncé, ils laissent entrevoir un abdomen noir rehaussé de bandes blanches.

Comme celles des leptures, ses larves se développent sur les branches mortes des haies et des fourrés alentour. Pour sa part, le Sténoptère roux adulte préfère le pollen. Particulièrement celui des marguerites et des cosmos. Cela dit, actuellement, il se laisse enivrer par la capiteuse et généreuse Reine des prés.

Sténoptère roux sur reine des prés.

Noirs pour les deux premiers, tirant vers le roux ensuite, les articles des longues antennes sont bien visibles. À noter aussi une petite touffe de poils blancs « aux quatre coins » du thorax. Et une tache blanche à la jonction des élytres.

Sténoptère roux sur pétale de cosmos / Un jardin dans le Marais poitevin.

Prostré pendant l’averse sur une feuille de rudbbéckia, en attendant le retour du soleil.

En savoir plus :

  • Coléoptères d’Europe, 2017, Vincent Albouy et Denis Richard, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, 2019, Heiko Bellmann, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Le Sténoptère roux avec le site quelestcetqanimal.com

 Photos JF Irastorza 

 

L’Andrène nigrospina

Andrène nigrospina femelle.

Dans la série des abeilles noires, l’Andrène nigrospina se distingue par des brosses de collecte blanches aux pattes arrière.

Andrène nigrospina femelle.

Taille maxi : 15 mm. Visible en mai-juin.

Une abeille sauvage noire. Les exemples ne manquent pas au jardin. La Charpentière bien-sûr, noire uniformément. L’Andrène agile dont quelques touffes blanches animent face, thorax et abdomen. L’Andrène cendré qui doit son nom à deux larges bandes grises thoraciques… Avec l’Andrène nigrospina, le distinguo saute aux yeux.

Outre une discrète pilosité grise sur le thorax et la tête, la blancheur des brosses de collecte de la femelle fait la différence. L’occasion de bien visualiser d’une part le manchon de soie très dense des pattes arrière et, d’autre part, la touffe de poils à la base de celles-ci. Pareillement équipée, Madame peut largement « charger la mule » lorsque la récolte bat son plein.
L’Andrène nigrospina n’a pas de nom français, sinon l’Andrène charbonneuse, appellation adoptée en Belgique. L’espèce est terricole. Avec une seule génération annuelle, elle est notamment visible comme ici sur le panicaut en fin de printemps.
Andrène nigrospina femelle.

En savoir plus

  • Abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, JF Irastorza, 2026, La Geste éditions.
  • Abeilles sauvages, Boyer, 2015, Ulmer.
  • Découvrir et protéger nos abeilles sauvages, Vereecken, 2018, Glénat.
  • Les abeilles solitaires avec le site aramel.free.fr
  • Andrena nigrospina avec le site Les cahiers nature de Jessica.
  • Andrena nigrospina avez le site galerie-insecte.org

  Photos JF Irastorza 

 

L’Écaille chinée

Écaille chinée sur Eupatoire chanvre.

Papillon de nuit au vol diurne rougeoyant, l’Écaille chinée passe vite en mode incognito au moindre danger.

Écaille chinée sur Eupatoire chanvrine

Envergure maxi : 60 mm. Visible de juin à septembre.

Comme chez sa cousine l’Écaille martre (Arctia caja), voici une livrée qui sort de la grisaille supposée des papillons dits de nuit ! L’éclatant vol rouge orangé de l’Écaille chinée (Euplagia quadripunctaria) saute ainsi aux yeux dans la quiétude de cette fin de matinée.

Le soleil d’août commence à chauffer au dessus des haies. Réputé nocturne, ce grand voilier (60 mm) rechigne à trouver refuge tout le jour au creux d’un buisson. Autant profiter des parfums flottant dans la tiédeur matinale du jardin. La tournée des grands-ducs passe bien sûr par le Buddléia de David. Mais c’est auprès de l’Eupatoire à feuilles de chanvre que les libations semblent les plus enivrantes.

Au point de se laisser aller à entrouvrir la prudente tenue de camouflage ! Le contraste est alors saisissant entre les flamboyantes ailes postérieures et les larges zébrures noires sur fond jaune pâle des antérieures.  

Un rien suffit cependant pour que le rideau se referme brusquement. Incognito comme par magie. Ou presque. Et si l’alerte persiste, zou ! Un éclair orange et puis plus rien.

Écaille chinée sur eupatoire chanvrine

En savoir plus :

  • Hétérocères diurnes, 2020, Rainer Ulrich, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, 2019, Heiko Bellmann, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • L’Écaille chinée avec le site quelestcetanimal.com
  • L’Écaille chinée avec la galerie du site insecte.org

Photos JF Irastorza