La Mésange bleue

Mésange bleue / Un jardin dans le Marais poitevin.

Insectes à becqueter, baies, graines… L’acrobate  Mésange bleue s’adapte d’une saison l’autre…

Mésange bleue / Un jardin dans le Marais poitevin.

Envergure maxi : 14 cm. Deux couvées en avril-mai puis en juin-juilet.

Dans la série des petites acrobates auxiliaires du verger, après la Sittelle et la Mésange nonnette, voici sans doute la plus familière. La Mésange bleue. Comme ses commensales, elle met à profit ses longs doigts solidement griffus pour s’agripper n’importe où et dans n’importe quelle position. Rien ne l’arrête dans son exploration des troncs et des branches des fruitiers. Lichens, mousses, crevasses de l’écorce : elle fouille sans relâche à la recherche d’insectes.

Mais il faut se faire une raison : été indien ou pas, l’hiver approche. L’abondance touche à sa fin. Même les araignées commencent à se calfeutrer… Heureusement, la Mésange bleue sait aussi se faire végétarienne. Baies et graines sont encore disponibles un peu partout dans les haies alentour. Pas besoin d’aller bien loin. Tant mieux. Le verger compte sur elle au printemps prochain.

Par plaques, le lichen recouvre çà et là l’écorce des vieux fruitiers. Un véritable garde-manger !

Parmi les baies hivernales, la mésange bleue apprécie particulièrement celles du gui accrochées aux peupliers du marais. Elle passe généralement après la Fauvette à tête noire et la Grive draine pour se délecter de leurs restes, collés aux branches comme autant de petits chewing-gums. Elle participe ainsi à la limiter la propagation du parasite.

En savoir plus :

  • Guide des oiseaux de France, R. Peterson, G. Mountfort, P.A.D. Hollom et P. Géroudet, 2014, Delachaux & Niestlé.
  • La Mésange charbonnière avec la LPO

Photos JF Irastorza

 

Oxalis et vers gris : ça c’est fait !

Il n’y a pas de baguette magique pour s’en débarrasser. Oxalis et vers gris appellent un ramassage consciencieux. Autant profiter du bêchage d’automne.

Bulbilles de l'Oxalis / Un jardin dans le Marais poitevin.Sans être forcené de la fourche-bêche, il faut bien admettre qu’il y a là l’occasion sinon de stopper, au moins d’amoindrir la double invasion – oxalis et vers gris – dont le potager a souffert cet été.

Chenille de la Noctuelle / Un jardin dans le Marais poitevin.D’abord le faux trèfle. Heureusement, les bulbilles rose orangé sont faciles à repérer. La collecte est certes fastidieuse mais c’est la seule manière d’éviter l’envahissement printanier de l’oxalis. 

Et en même temps les vers gris. Là, ça se complique. Car les chenilles de la Noctuelle ne sautent pas aux yeux. Elles s’enroulent par réflexe et, mêlées à la terre, passent presqu’inaperçues.  Ce n’est qu’au soleil qu’apparaissent leurs pointillés noirs, blancs et orangés, leurs petites pattes et leur bouche si vorace.

Oxalis et vers gris : il en restera sans doute. Voilà du moins deux cases cochées dans la liste des bonnes résolutions de fin d’année.

Bulbilles de l'Oxalis / Un jardin dans le Marais poitevin.

Mieux vaut ne pas compter sur le motoculteur pour se débarrasser des bulbilles du faux trèfle. Il ne fera que les disperser.

Fleurs de faux trèfle.

Les fleurs de l’Oxalis sont certes charmantes. Mais le faux trèfle est difficile – pour ne pas dire impossible – à contenir.

Ne pas confondre le vers gris, qui est une chenille, avec le tout aussi redoutable vers blanc, larve du hanneton, qui sévit souvent parmi les racines des jardinières.

 

Photos JF Irastorza

 

La grande lessive

Pots et jardinières / Un jardin dans le marais poitevin.

Pots et jardinières ont vu s’éteindre une à une leurs fleurs annuelles. Avant les gelées, mieux vaut les nettoyer et les mettre à l’abri.

Après les piquets et les tuteurs, il est temps de faire hiverner pots et jardinières !  Du moins pour les annuelles. Inutile d’espérer garder le terreau pour le printemps prochain. Au mieux il est épuisé, submergé par le système racinaire des plantes de l‘année. Au pire quelques insectes indésirables y ont installé leurs larves. Gare aux vers blancs : les hannetons adorent les jardinières !

Une seule chose à récupérer : les débris de tuiles placés au fond des pots pour favoriser le drainage mais dont la porosité, surtout, permet de garder une certaine fraicheur aux potées. 

Après quoi, c’est la grande lessive ! Jet d’eau, brosse et savon noir. Un après-mid au soleil et remisage. Les gelées peuvent venir, pots et jardinières ne claqueront pas.

Pots et jardinières / Un jardin dans le Marais poitevin.

Photos Fernand ©