Mouche de la truffe : à suivre !

Mouche à truffe, Suillia gigantea / Un jardin dans le Marais poitevin.

Une Mouche de la truffe au jardin ! Et si elle était ici fidèle à sa réputation ? Il suffirait de la pister. Facile à dire sans doute !

Mouche de la truffe, de longues soies noires dressées sur la bosse de son dos roussâtre / Une jardin dans le Marais poitevin.Voilà quelques semaines, la découverte fortuite d’une truffe sur la pelouse du jardin avait de quoi surprendre. Avait-elle été trouvée puis abandonnée là par l’écureuil ou le geai de chêne ? Mystère. Nouvel indice ce matin avec la rencontre d’une mouche Suillia prenant le soleil sur une feuille de noyer. Suillia ? Autrement dit une Mouche de la truffe.

Est-elle ici par hasard  ? Dans le Périgord notamment, c’est un précieux auxiliaire des trufficulteurs qui l’utilisent pour dénicher leur diamant noir. Car elle n’a pas son pareil pour « flairer » les truffes et se poser très précisément à leur aplomb pour y pondre ses oeufs. Il suffit alors de repérer son manège. Et d’être plus rapide que les futures larves ! 

Quoiqu’il en soit, la mouche Suillia est aisément reconnaissable. Avec de longues soies noires dressées sur la bosse de son dos roussâtre, au sommet de sa petite tête et sur ses pattes charnues. Elle est là sur une feuille de noyer. Pas très loin d’un chêne. Et d’un noisetier. Il va falloir apprendre à la pister. Avec gourmandise.

Sources : 

Étrange découverte. Une truffe comme tombée du ciel sur la pelouse du jardin, entre peupliers, noyer, chêne et noisetier…

 

Iris gigot : une explosion rouge-orangé

Iris gigot / Un jardin dans le Marais poitevin.

La bonne surprise vient avec l’automne. L’Iris gigot libère ses graines éclatantes. Et tant pis pour l’étrange odeur de son feuillage…

Il est solidement implanté ici et là en lisière du jardin, au pied des haies mais aussi des pommiers. Là où la tondeuse a épargné leurs touffes vertes persistantes. L’Iris gigot est surtout très présent dans les taillis plus ou moins ensauvagés des bords du halage.

Iris gigot / Un jardin dans le Marais poitevin.Sa floraison printanière est aussi discrète qu’éphémère. Pas de quoi rivaliser avec le parterre des grands iris bleus. Quoi que…

C’est maintenant, au milieu de l’automne que l’Iris gigot donne le meilleur. Ses petites fleurs trop vite fanées ont eu tout l’été pour faire place à de grosses capsules vertes aujourd’hui desséchées. En ce début novembre, elles explosent sous la pression des graines parvenues à maturité.

D’un joli rouge orangé, leur éclat est du plus bel effet. Même si vent et pluie de l’automne ont tendance à plaquer le feuillage au sol et à coucher quelques hampes trop lourdement chargées.

Reste que l’Iris gigot a mauvaise réputation. Parce que ses baies sont toxiques mais aussi en raison de l’odeur de son feuillage. Les uns le prétendent fétide. Les autres y perçoivent un relent de grillade. D’où son sobriquet. On ne peut pas plaire à tout le monde.

Iris gigot / Un jardin dans le Marais poitevin.

Iris gigot / Un jardin dans le Marais poitevin.

Des épis aussi spectaculaires que les fleurs étaient modestes au printemps dernier.

Photos : Fernand ©

 

La Berce : bouquet final !

Ombelle desséchée de la Berce / Un jardin dans le Marais poitevin.

La multitude de graines de la Berce est maintenant dispersée / Un jardin dans le Marais poitevin.Fin de cycle pour la Berce des bords du halage. Pourtant si robuste tout l’été, la grande et belle ombellifère a perdu de sa superbe. Pluie et vent malmènent aujourd’hui son fragile squelette desséché.

Seules quelques graines s’accrochent encore ici et là. Au printemps prochain, le sol riche et humide du marais assurera la succession. Tant mieux pour les adeptes de la gastronomie sauvage qui en apprécient les parfums d’agrume.

Ultime coquetterie automnale sous le soleil du matin. Les rayons de ses ombelles, démultipliés par ceux des boutons floraux, prennent des allures de feu d’artifice. Fière et belle malgré tout.

Ombelle desséchée de la Berce / Un jardin dans le Marais poitevin.

Photos Fernand ©