
Pas si facile de déterminer le Pentatome à pattes rouges. Une punaise presque comme les autres au jardin. Ouvrez l’oeil !

Toutes les punaises se ressemblent ? En tous cas, ne comptez pas sur le Pentatome à pattes rouges (Carpocoris purpueipennis) pour un distingo bien tranché. Il se plait à brouiller les pistes. À commencer par lesdites « pattes rouges » ! Plutôt orangées ici, elles peuvent même virer au jaune chez certains spécimens.
Sinon, l’allure générale répond aux standards du genre. Avec un thorax anguleux aux « épaulettes » pointées de noir. Un scutellum en forme de bouclier triangulaire. Des marges abdominales en damier débordant largement des élytres, lesquels laissent paraître l’extrémité des ailes membraneuses.
Et les couleurs alors ? Une dominante tantôt brun rouille assez foncée, tantôt jaunâtre beaucoup plus pâle. En passant par tous les intermédiaires bien sûr…
Bref, coton la détermination ! Hormis deux petits détails. Ainsi, bien moins saillantes et pointues que chez le Pentatome méridional par exemple, les « épaulettes » thoraciques paraissent émoussées. Et les bordures du bouclier, abstraction faite du décor coloré, ne présentent qu’une très faible échancrure.
Ah çà, le Pentatome à pattes rouges ne livre pas sa différence au premier coup d’oeil. Heureusement, à défaut d’être fortement caractérisé, il se laisse facilement approcher.

Piqueur-suceur, le Pentatome à pattes rouges se nourrit de sève. Il apprécie tout particulièrement les graines encore fraîches et juteuses.
En savoir plus :
- Hémiptères de France, Romain Garrouste, 2015, Delachaux & Niestlé.
- Guide photos des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
- Guide la vie sauvage au jardin, Michael Chiney, 1997, Delachaux & Niestlé.
- Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
- Carpocoris purpueipennis avec le site quelestcetanimal.com
- Carpocoris purpueipennis avec les Carnets nature de Jessica
Photos JF Irastorza

Oh bien sûr, abeilles sauvages, bourdons et papillons ne se privent pas d’une aussi généreuse source de nectar et pollen. Le Panicaut, alias le Chardon bleu (Eryngium planum), accueille aussi actuellement nombre de coléoptères, dont le Lepture fauve, et de punaises, surtout le Graphosome italien.





