L’Orpin de Palmer

Orpin de Palmer / Un jardin dans le Marais poitevin.

C’est peu dire qu’il est peu exigeant. Subtil feuillage et éclatante floraison : l’Orpin de Palmer n’en est pas moins généreux.

Orpin de Palmner / Un jardin dans le Marais poitevin.Coup de chapeau au voisin ! A vrai dire, il n’est pas vraiment jardinier. Raison de plus. Il a fait le bon choix avec cette potée d’Orpin de Palmer. Un peu livrée à elle-même sur un muret, elle s’est simplement nourrie de soleil et de l’eau du ciel depuis l’été dernier.

Elle n’a été privée ni de l’un ni de l’autre ces derniers mois. Certes, elle semblait un peu mal en point fin septembre au sortir de la canicule. Mais ce drôle d’hiver lui a réussi. D’abord avec la multiplication de rosettes bien charnues, vert tendre, pointées de rose et de rouge. Un superbe effet à elles seules !

Depuis quelques jours, la potée s’enrichit d’une lumineuse floraison. Pétales, longues étamines, stigmates, le tout d’un jaune intense. Le feu d’artifice ne dure hélas pas très longtemps. Une à deux semaines seulement. Mais quel spectacle !

Cousin de l’Orpin blanc qui envahit les toitures des cabanons près de la maison, l’Orpin de Palmer est tout aussi somptueux que facile à vivre. Foi de voisin.

Orpin de Palmer / Un jardin dans le Marais poitevin.

Photos JF Irastorza

 

Nébuleuse ou diabolique ?

Punaise nébuleuse / Une jardin dans le Marais poitevin.

Des petits « carrés » blanchâtre en marge pour la nébuleuse. qui doit notamment son nom aux semi de points sombres de ses membranes alaires. Base des trois derniers articles des antennes marquée de blanc.

Au pied d’une haie, première sortie printanière pour la Punaise nébuleuse. Mais est-ce vraiment bien elle ?

Taille maxi : 17 mm. Visible toute l’année. Des petits « triangles » blancs en marge pour la diabolique.

Haute sur pattes dans la végétation basse, cette punaise semble familière. Quoique. Alors, Punaise nébuleuse (Rhaphigaster nébulisa) ou Punaise Diabolique (Halyamorpha halys) ?

Punaise nébuleuse, épine ventrale / Un jardin dans le Marais poitevin.

Taille maxi : 17 mm. Visible toute l’année. Une longue épine ventrale pour la Nébuleuse.

Grisâtres tachées de blanc crème tirant souvent sur le jaune, les deux se ressemblent à s’y méprendre.
Quelques détails retiennent cependant l’attention.

Trois zones claires et non deux sur les antennes. Des taches blanchâtres plutôt « carrées » et non triangulaires sur la bordure de l’abdomen. Une membrane arrière constellée de petits points noirs. Et surtout une longue épine ventrale dont la diabolique est dépourvue. C’est bien la Punaise nébuleuse !

L’une et l’autre ont mauvaise réputation. Piqueuses-suceuses, elles se nourrissent de la sève des végétaux. Légumes compris. Mais aussi les fruits pour la diabolique. Faut-il sonner le tocsin pour autant ? Comme pour la plupart des punaises, tout est question de mesure. Tant que ce petit monde reste principalement cantonné dans les haies…

Début avril. Nébuleuse sur fleur de pommier.

Mi janvier. La diabolique s’est réfugiée dans la maison où elle vient d’enfoncer son rostre sur le pétiole d’une plante verte !

Des anneaux clairs à la  jonction des deux  derniers segments des antennes pour la diabolique.

En savoir plus : 

  • Hémiptères de France, 2015, Romain Garrouste, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photos des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • La Punaise nébuleuse avec le site quelestcetanimal.com
  • La Punaise diabolique avec le site quelestcetanimal.com
  • La punaise diabolique avec le site myrmecofourmis.fr

Photos JF Irastorza

 

Le sureau ouvre le bal des purins

Sureau, feuillage / Un jardin dans le Marais poitevin.

On finirait par oublier que nous sommes au coeur de l’hiver. Le sureau vient de doubler l’ortie. Alors, premières feuilles, premier purin…

Sureau, feuillage / Un jardin dans le Marais poitevin.Il est réputé pour son feuillage précoce. Mais cette année le sureau bat tous les records. Les bourgeons ont explosé tout début février. Déjà, le voilà qui déploie ses belles et grandes feuilles vert foncé. Cinq lobes finement dentelés à l’odeur métallique caractéristique.

Est-ce bien raisonnable ? D’ordinaire, c’est le jardinier qui est toujours trop pressé. N’oublions pas qu’il neigeait ici fin mars dernier ! Quoiqu’il en soit, puisque le sureau vient de se lancer bien avant l’ortie, il ouvrira aussi le bal des purins printaniers !

Laissons-le développer encore un peu son feuillage. Il supportera mieux la cueillette dans une quinzaine de jours. La recette est la même qu’avec l’ortie ou la consoude. 1 kg de feuilles fraiches hachées pour 10 litres d’eau de pluie. Puis deux semaines de macération. Filtré et dilué (1/10), il sera fin prêt pour stimuler l’enracinement des premières plantations printanières.