La Capside de la pomme de terre

Capside de la pomme de terre.

Taille maxi : 8 mm. Visible de mai à octobre.

Vert clair avec deux points noirs à l’avant du thorax : la Capside de la pomme de terre fréquente aussi les platebandes fleuries.

Avec un nom pareil, on s’attend à un ravageur spécialisé. Mais la Capside de la pomme de terre (Closterotomus norwegicus) est loin d’être exclusive. Elle apprécie certes le feuillage printanier de vos tubercules préférés mais on la rencontre aussi dans les allées du jardin (trèfles), au bord des chemins (orties) et sur les platebandes fleuries (ici avec la Sauge des bois).

Généralement d’un lumineux vert clair, la livrée peut virer au beige voir au brun. Fumée, la pointe membraneuse des ailes présente des lignes blanches bien contrastées.

Un cousin. Lygus sp. et son petit triangle blanc à l’arrière du thorax. de couleur variable, souvent brun marbré, il a un régime très éclectique.

Un autre cousin, la Miride rouge. Une fois n’est pas coutume, c’est une carnassière toujours en chasse de petits insectes.

En savoir plus : 

  • Hémiptères de France, 2015, Romain Garrouste, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photos des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • La Capside de la pomme de terre avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza

 

La Punaise verte

punaise verte

Un joli vert brillant et des membranes alaires brunes : la Punaise verte visite surtout arbres et haies.

Punaise verte

Taille maxi : 14 mm. Visible à l’état adulte de mars-avril à l’automne (brunit en été).

La Punaise verte (Palomena prasina) ne cause guère de dégâts au potager qu’elle fréquente peu. Contrairement à son intrusive cousine la Punaise verte ponctuée, elle n’entre pas dans les maisons à l’approche de l’hiver mais se calfeutre dans la litière.

Plutôt arboricole, familière des haies, elle visite également le verger. Ses piqûres peuvent y nécroser pommes et poires devenues immangeables.

D’abord grégaires puis solitaires, ses larves sont uniformément vertes. La Punaise verte se reconnaît assez facilement à la pointe brune de ses ailes membraneuses. Quant à son odeur, assez désagréable, c’est loin d’être une exception.  Sa cousine ponctuée est ainsi souvent qualifiée de Punaise puante ! Pour peu qu’on essaie de la manipuler.

punaise verte

La pointe des ailes membraneuses de Palomena prasina est brune. Celle-ci semble avoir été la cible d’une mouche parasite dont l’oeuf blanc est collé sur « l’épaule » gauche.

En savoir plus : 

  • Hémiptères de France, 2015, Romain Garrouste, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photos des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Palomena prasina avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza

 

 

La Pardosa amentata

Taille maxi : 8 mm (non compris le « sac » d’oeufs transporté ici par la femelle sur une feuille de Mélisse officinale). Visible de mars à juillet.

En bonne araignée-loup, la Pardosa amentata transporte ses oeufs dans un « sac » accroché sous son ventre. Puis la marmaille sur son dos.

Des araignées-loups ? On a longtemps cru qu’elles chassaient en meute. Comme les loups. En fait, les araignées du genre Pardosa, et leurs cousines de la famille des Lycosideae, sont plutôt des solitaires. Errante, la Pardosa amentata coure ainsi dans la végétation basse et bondit sur les proies de rencontre, notamment les criquets.

Le comportement des femelles est remarquable. Elles pondent dans un cocon sphérique qu’elle transporte jusqu’à éclosion des oeufs, accroché à son filière abdominale. Elle prend alors soin de l’humidifier et de le chauffer au soleil si besoin.

Les araignées naissantes migrent aussitôt et s’agglutinent sur le dos de leur mère qui les transporte et les protège encore quelques temps. Jusqu’à leur première mue. Ensuite, dispersion ! Chacune sa vie !

En savoir plus : 

  • Araignées de France et d’Europe, Michael J. Robert, 2020, Delachaux & Niestlé.
  • Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 1997, Delachaux & Niestlé.
  • La Pardosa amentata avec le site unmondedansmonjardin

Photos JF Irastorza