Un des papillons les plus familiers du printemps. Mieux vaut un peu de soleil pour apprécier la sobre livrée du Myrtil.

Envergue maxi : 46 mm. Visible de mai à septembre.
Brun taché d’orangé. Dans un coup d’oeil rapide, on peut le confondre avec le Tircis. Mais le Myrtil (Maniola jurtina) a le vol bien plus sombre. Surtout le mâle. L’avers de ses ailes est en effet uniformément brun très foncé, à peine nuancé de roux autour d’un petit ocelle noir pointé de blanc. Madame est moins tristounette. Sa livrée brune s’illumine davantage de fauve. Surtout au soleil.
Le revers des ailes de l’un et l’autre est plus coloré. En toute sobriété ! Avec une large plage orangée aux antérieures et un dégradé de beige traversé d’une ligne sinueuse rousse aux postérieures. Madame et Monsieur ont encore en commun de petits yeux ronds, beiges, tachés de brun roux.
Est-ce l’effet du coup de chaud de
ces derniers jours ? Le Myrtil vient de faire son grand retour, par dizaines, dans les prairies alentours. Lorsqu’il passe au jardin, ce sont plutôt les sauvages qui ont sa préférence. Avec un penchant pour le trèfle. Mais la Scabieuse également est incontournable.


Début juin. Femelle sur feuillage de ronce bleue. Ocelles pupillés de blanc bien contrastés au milieu de lumineuses taches orangées.

Fin mai. En pause sur une feuille de Gaura blanc.

Début juin. Un ocelle noir pupillé de blanc sur fond orangé : le Myrtil est de retour au jardin !

Fin mai. Les premiers myrtils viennent d’émerger. Ici un mâle dont les bandes sombres aux antérieures jouent un rôle dans la diffusion des phéromones.
En savoir plus :
- Guide pratique des papillons de jour, Moussus, Lorin et Cooper, 2022, Delachaux et Niestlé.
- Le Myrtil avec le site quelestcetanimal.com
Photos JF Irastorza


Un fourreau confortable et sûr autant qu’un fardeau encombrant à traîner, tant bien que mal, d’une feuille dévorée à l’autre. À la moindre alerte, repli stratégique à la manière d’un escargot. Pour le repos ou par mauvais temps, la Psyché lustrée « colle » son habitacle sur une tige ou un tronc. Ni vue ni connue !



Voilà en effet tout un luxe de couleurs et détails digne d’une livrée d’apparat. La belle semble ainsi avoir jeté sur ses épaules une écharpe de délicates dentelles. Certes, l’ensemble paraît comme estompé et manque singulièrement d’éclat. Mais, d’un feston l’autre, les nuances de blanc et de crème sont harmonieusement rehaussées d’ocre, de brun et de noir bleuté. Un charme suranné jusque les yeux beiges encanaillés d’une petite mouche noire.