Fleurs sauvages estivales

Troisième épisode de notre série : voici le temps béni des fleurs sauvages estivales. Sauf canicule et sécheresse.

La Cardère sauvage, alias le Cabaret des oiseaux.

Il y a de la démesure dans les « grandes carcasses » qui, dans les prairies voisines comme au bord du halage, commence désormais à fleurir. Cardères, Cirses, Bardanes, Bouillon-blanc, Seneçons de Jacob… Certaines se sont invitées au jardin. Pourquoi pas. Pour voir. Abondant semis spontané oblige, ce n’était pas forcément que bonne idée !

Quelques sauvageonnes plus raisonnables, comme l’Eupatoire chanvrine, la Salicaire officinale, la Reine des prés, la Guimauve, Le Grande consoude, se sont bien acclimatées et y vivent désormais leur vie, participant chacune à sa mesure à l’été des butineurs du jardin !

Venues d’on ne sait où, avec l’aide du vent, Picrides et Crépides sont à leur aise partout. Point trop n’en faut pourtant. Chaque année, au printemps, mieux vaut en extirper quelques rosettes solidement enracinées. Il en restera toujours assez ! Même chose avec l’envahissant Bec-de-grue, beaucoup plus facile à arracher.`

Enfin, plébiscitées par les butineurs, vivent la Menrthe aquatique (plutôt dans les prairies humides) et la Menthe odorante (qui colonise aussi les allées du jardin) !

Avec un coup de coeur pour la Brunelle commune. Elle fleurit de juin à septembre et, si elle préfère les sol frais, elle résiste plutôt bien à la sécheresse. Et même à la tondeuse en en adaptant la hauteur de ses épis à celle de la lame !

Les grandes « carcasses »

Finalement, le Cirse commun est beaucoup mieux au bord des chemins !

La Bardane à petites têtes : une allure caractéristique avec ses étamines pourpre foncé d’où émerge un long style blanc bifide.

De hautes hampes rameuses à fleurs jaunes ont émergé des larges rosettes pelucheuses de la Molène bouillon-banc.

Les foisonnantes touffes du Séneçon de Jacob sont très mellifères.

Sauvageonnes apprivoisées

La Guimauve officinale, parmi les plantes-hôtes de l’Arlequinette jaune.

Papillon de nuit volant également le jour, l’Écaille chinée ne résiste pas au doux parfum de l’Eupatoire chanvrine.

La Salicaire commune et la petite Mélitte qui lui est inféodée.

Pollen et nectar facilement accessibles avec la Reine des prés. Et quel parfum !

Les profondes corolles de la Consoude officinale.

Trop sauvageonne pour être apprivoisée : l’Épiaire des marais dans une prairie humide voisine.

Crépides et Picrides

La Petite violette sur la Picride fausse-épervière.

Le Flambé sur un capitule de Picride fausse-vipérine.

Petite Mégachile sp. sur un capitule de Crépide capillaire.

Valeurs sûres 

Les épis mauve de la Brunelle commune font un tabac auprès des bourdons.

La Menthe aquatique, incontournable en fin d’été sur les prairies humides.

La Menthe odorante, rameuse et délicatement parfumée, jusque dans les allées du jardin.

Érodium musqué, alias le Bec de grue.

Une curiosité très graphique : l’Érodium musqué, alias le Bec-de-grue !

À suivre : 

En savoir plus : 

  • Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
  • Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
  • Orchidées de Poitou-Charentes et Vendée, Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé, André Merlet, Maryvonne Lorgeré, 1995, Éd. Méloé.
  • Avec l’herbier numérique du site flore-en-ligne.fr
  • Avec le site sauvagesdupoitou.com

Photos JF Irastorza