Le Syrphe des narcisses

Syrphe des narcisses sur fleurs de sarriette.

On l’entend venir de loin. Comme le Bourdon des champs dont le Syrphe des narcisses imite assez bien la fourrure, rousse et gris fauve.

Syrphe des narcisses sur fleurs de sarriette.On a tellement l’habitude de prendre les syrphes en exemple pour illustrer la régulation naturelle des pucerons ! Il fallait bien une exception pour confirmer la règle…  Loin d’être auxiliaire au jardin, le Syrphe des narcisses (Merodon equestris) peut en effet se révéler ravageur. Du moins en cas d’invasion sur certaines fleurs, telles que narcisses, lys, tulipes…

Les femelles y pondent en effet en fin de floraison. Les larves descendent le long des hampes florales flétries puis s’installent dans les bulbes au dépens desquels elles vont se développer. Pour émerger au printemps suivant. Une larve par bulbe ! 

Le Syrphe des narcisses compte parmi les « mouches aux allures de bourdon ». Très velu, thorax roux et abdomen gris fauve, il évoque ainsi le Bourdon des champs. Jusque dans les vrombissements. Il présente en outre un signe distinctif à nul autre pareil : des fémurs noirs très épaissis aux pattes arrière. Et fortement arquées au point d’inspirer son qualificatif latin. Equestris. 

Sources :

Syrphe des narcisses sur fleurs de sarriette.

Toujours les mêmes fémurs arrière épais et arqués. Mais une variante au niveau des couleurs.  Le roux se limite ici au collier et le gris-fauve à la pointe de l’abdomen. Le reste est à dominante noire. Butinage sur une inflorescence de scabieuse.

Le Bourdon des champs dont le Syrphe des narcisses évoque l’allure générale.

Quelques autres exemples de “mouches déguisées en bourdon” : la petite Mallota fusiformis…

… et la Volucelle bourdon, ici dans sa version Bourdon terrestre.

 

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