La Vendangeuse jaune

La Vendangeuse jaune (Sternbergia lutea)

En dormance tout l’été. Comme son nom le suggère, la Vendangeuse jaune pointe ses premiers boutons en automne.

La Vendangeuse jaune (Sternbergia lutea)Ni crocus, ni colchique… La Vendangeuse jaune (Sternbergia lutea) illumine talus et pieds des haies en ce début octobre. Pas vraiment dans le marais mais sur les coteaux calcaires aux abords des villages. De petites colonies serrées dont l’éclatant jaune d’or tranche sur l’herbe brûlée par le soleil.

La longue et sévère sécheresse de l’été ne l’a pas malmenée. Bien au contraire. Originaire de Méditerranée, elle était plutôt à son affaire. Ses bulbes ont ainsi emmagasiné assez d’énergie pour attendre l’équinoxe d’automne et le retour des pluies.

D’un beau vert soutenu, le feuillage émerge en même temps que la hampe florale. Les boutons allongés apparaissent alors enveloppés dans une spathe blanchâtre translucide, à la manière des narcisses. D’abord resserrés en forme de gobelet, les six tépales finissent par s’épanouir et dévoiler six étamines roussâtres quant les crocus n’en ont que trois.

Véritables sauvages ou plutôt ici plantes cultivées ensauvagées ? Qu’importe. La Vendangeuse jaune, c’est comme un air de printemps à l’approche de l’hiver.

La Vendangeuse jaune (Sternbergia lutea)

En savoir plus : 

  • Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
  • Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
  • Avec le site sauvagesdupoitou.com
  • La Sternbergia lutea avec le site coopérative-apicole.fr

Photos JF Irastorza 

 

La Leptophyie ponctuée

Sauterelle ponctuée, mâle.

Impressionnantes antennes ! La Leptophyie ponctuée est familière du jardin. On la rencontre sur le trèfle des allées. Mais surtout sur les parterres fleuris.

Sauterelle ponctuée, mâle.

Taille maxi : 17 mm. Visible surtout en juilet-août.

Courtaude, un peu voûtée : la Leptophyie ponctuée (Leptophyes ponctatissima) n’a pas la prestance de la Grande sauterelle verte. Il est vrai qu’outre la taille, il lui manque les ailes, réduites à leur plus simple expression. De courts moignons à l’arrière du corselet.

Sauterelle ponctuée, mâle.L’ensemble est pourtant harmonieux. La silhouette de l’abdomen, certes trapue, est ainsi équilibrée par les longues et fines pattes arrière. Sans oublier les antennes filiformes. Interminables. Quatre fois plus longues que le corps !

Piqueté de petits points sombres, la dominante vert tendre est rehaussée par le roux des tibias, des yeux et des antennes. Avec une large bande dorsale brune qui, partant du pronotum, court jusqu’à la pointe de l’abdomen. Du moins ici chez le mâle. Car la femelle est plus uniformément verte. Mais toujours ponctuée.

Cette petite végétarienne apprécie les pétales et le feuillage des parterres fleuris. Notamment des rosiers. Il n’y a pas lieu de trop s’en formaliser. Il y a suffisamment d’oiseaux au jardin pour prévenir toute invasion.

Sauterelle ponctuée, mâle.

Ici un mâle. La femelle, plus uniformément verte, toujours ponctuée, se distingue par un oviscapte plat en forme des faucille.

En savoir plus :

  • Sauterelles, grillons et criquets d’Europe occidentale, Bellmann, Rutschmall, Roesti et Hochkirch, 2020, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photos des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • La Leptophyie ponctuée avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza

 

L’automne du Syrphe des corolles

Très longs à fleurir cette année, les cosmos comptent parmi les principaux pourvoyeurs de pollen cet automne. Le Syrphe des corolles ne s’en prive pas !

On a vu Madame Syrphe des corolles au printemps explorer les jeunes pousses de rosier. À la recherche d’une colonie de pucerons pour sa progéniture. Plusieurs générations se sont succéder depuis. Et le butinage d’aujourd’hui permet de mieux admirer cette jolie mouche aux couleurs bien contrastées.

De grands yeux bordeaux disjoints. Il s’agit donc ici d’une femelle. À l’avant, deux courtes antennes brunes se détachent sur une face jaune pâle. À l’arrière, une légère fourrure rousse étoffe les côtés du thorax bronze luisant. Puis, en légère saillie, la demi-lune du scutellum affecte un brun clair presque caramel. Enfin, trois paires d’épaisses lunules jaune clair – plus vif chez certains individus – rythment le noir franc d’un l’abdomen large et plat.

En cette mi-octobre, les syrphes restent très présents au jardin. Malgré la pluie, le vent et des températures qui commencent sérieusement à baisser. Il est vrai que le Syrphe des corolles n’en est jamais vraiment absent. Même en hiver.

Le Syrphe des corolles, femelle, sur fleur de cosmos.

Le Syrphe des corolles au fil des saisons

Syrphe des corolles / Un jardin dans le Marais poitevin.

Début mars 2019. En quête de pucerons sur une jeune pousse de rosier.

Mi septembre 2020. Sur un capitule de Bident feuillé.

Début mars 2021. Dans la toute fin de l’hiver, au coeur d’une corolle de Ficaire fausse-renoncule.

Mi mai 2021. En pause sur une feuille de Cornouiller sanguin.

Fin mai 2021. Sur une fleur de fraisier.

Début mars 2022. Première apparition au jardin sur la Moutarde blanche.

Début mai 2022. Sur capitule d’Euryops.

Fin janvier 2023. Au coeur de l’hiver, à l’invitation de la petite Véronique de Perse !

Fin février 2023. Heureusement, les haies protègent (un peu) de la bise ! Au rendez-vous de la Ficaire fausse-renoncule.

En savoir plus :