Le Chrysotoxe intermédiaire

Chrysotoxe intermédiaire.

Ni mandibules, ni aiguillon pour le Chrysotoxe intermédiaire. Aucun danger de piqure avec cette tranquille pseudo guêpe !

Taille maxi : 14 mm. Visible de mars à octobre.

Dans la série des syrphes imitateurs des guêpes, le Chrysotoxe intermédiaire (Chrysotoxum intermedium) mérite assurément une mention spéciale ! Il est certes un peu massif mais sa livrée noire et jaune entretient suffisamment le doute pour décourager les prédateurs.

Outre une série de lunules sur l’abdomen, le jaune vif intervient sur les côtés du thorax et sur le scutellum pointé de roux. La face triangulaire est également jaune. Traversée par une bande sombre, elle donne l’impression de fortes mandibules. Il n’en est évidemment rien. Enfin, pour parfaire l’illusion, les antennes, dont le troisième article est particulièrement développé, sont solidement dressées à l’avant.

Pattes jaunâtres et tarses roux, ailes fumées marquées d’une large ligne sombre, le Chrysotoxe intermédiaire apprécie les bains de soleil. Dans la famille, les larves se développent dans le bois pourri mais également dans la terre du potager. Elles y traquent alors les pucerons des racines. Notamment ceux des carottes.

Les yeux disjoints : il s’agit ici d’une femelle. Une bande sombre traverse la face triangulaire jaune vif. Les pattes sont jaunes sont jaunes avec des tarses orangés.

Mars. Parmi les premiers butineurs du mirabellier.

Début septembre. À noter les fortes antennes avec un troisième article (au dessus de l’arista) très développé (plus long que les deux premiers additionnés).

Un cousin, le Chrysotoxe prudent pour une imitation également très réussie de la guêpe !

En savoir plus :

  • Mouches et moustiques d’Europe, 2024, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Le Chrysotoxe intermédiaire avec les Carnets nature de Jessica

 Photos JF Irastorza 

 

Le Bombyle hottentot

Bombyle ottentot sur fleurs de lierre.

La femelle du Bombyle hottentot enterre ses oeufs, à charge pour les futures larves de trouver leur pitance : des chenilles terricoles de noctuelles.

L’exception qui confirme la règle. Contrairement à la plupart des membres de la famille, pas de longue trompe pointée droit devant chez le Bombyle hottentot (Villa hottentota). Et la silhouette – rondelette pour le Petit bombyle par exemple – est ici plus massive, presque rectangulaire vue du dessus.

Taille maxi : 19 mm. Visible de juin à octobre.

Hormis leur bordure avant roussâtre, les ailes sont parfaitement transparentes. On jurerait une abeille de belle taille. Mais la tête demi sphérique et les grands yeux bruns aux reflets verdâtres en témoignent : c’est bien une mouche ! 

Très dense à l’avant et sur les côtés du thorax, la fourrure à dominante rousse présente quelques nuances jaunâtres. Plus clairsemée sur l’abdomen, elle y laisse entrevoir une alternance de bandes brun foncé et fauves.

Voilà un insecte qui, comme tous les bombyles, et malgré sa taille respectable, près de deux centimètres, est parfaitement inoffensif pour l’homme. Sa présence est même plutôt bénéfique au jardin. La femelle enterre en effet ses oeufs, à charge pour les futures larves de trouver leur pitance : des chenilles qui, comme celles des noctuelles, naviguent sous terre et se nourrissent de racines.

Pour l’heure, de sa courte langue, le Bombyle hottentot butine ici les petits disques nectarifères du lierre. L’incontournable rendez-vous de l’automne !

Bombyle ottentot sur fleurs de lierre.

Début juin 2020. Des reflets roussâtres sous le soleil. Sauf sur les derniers segments de l’abdomen,  noirs, illuminés de deux petites touffes fauves.

Parmi les cibles favorites des larves du Bombyle hottentot, les chenilles de noctuelles, le fameux vers gris, grand amateurs notamment de jeunes plans de salades.

En savoir plus :

  • Mouches et moustiques d’Europe, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, 2024, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Le Guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 2002, Delachaux & Niestlé.
  • Le Bombyle hottentot avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza 

 

L’Asile frelon

Asile frelon siphonnant une tipule.

À l’affût comme en vol, il fond sur les insectes de passage. Même les plus gros. L’Asile frelon ne pique pas mais ses proies n’ont aucune chance.

Asile frelon siphonnant une tipule.En ce début d’automne, la Tipule est une proie facile pour l’Asile frelon (Asilus crabroniformis). Elle pullule en effet sur les prairies comme au jardin. L’attaque foudroyante la prend par surprise. En vol et par l’arrière. Aussitôt plaquée au sol, elle est enserrée par de puissantes pattes épineuses. Impossible de se débattre. Le solide rostre noir perce alors le thorax pour en siphonner les fluides internes.

Deux gros yeux bordeaux émergent d’une face hirsute. De longues soies claires hérissent l’arrière du pronotum bossu… L’Asile frelon a une allure cauchemardesque. Il se rattrape un peu avec des ailes rousses joliment dessinées, marquetées de noir, couvrant à peine un long abdomen effilé, noir puis jaune, à la pointe rougeâtre.

Peu engageant sans doute, cet intrépide chasseur est inoffensif pour l’homme. Et bien utile au potager. La tipule en est un bon exemple. Car, si elle n’est pas ravageuse par elle-même, ses larves sont redoutables pour les racines des fleurs comme des légumes.

Asile frelon siphonnant une tipule.

Aussi gros et bruyant d’un frelon en effet. La comparaison s’arrête là. L’Asile frelon vient parfois chasser au jardin, il est surtout familier des prairies alentour. Pourvu qu’il y ait des bouses de vache où installer sa progéniture !

À l’affût, au sol, près d’une vieille souche d’artichaut. le rostre noir est ici bien visible.

En savoir plus :

  • Mouches et moustiques d’Europe, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, 2024, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Le Guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 2002, Delachaux & Niestlé.
  • L’Asile frelon avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza