La Morelle parée pour les bec fins

Morelle douce-amère / Un jardin dans le Marais poitevin.

Toxiques avant complète maturité, les baies de la Morelle douce-amère vont enfin pouvoir régaler les oiseaux. Merci la première gelée.

Morelle douce-amère / Un jardin dans le Marais poitevin.Quand elle ne rencontre pas d’arbre à escalader, la Morelle douce-amère rampe et tapisse les bords de fossés. Appréciant les sols riches et humides, elle est évidemment très à l’aise dans le Marais poitevin. Ici à deux pas du jardin, les premières gelées ont eu raison de ses dernières petites fleurs violettes et jaunes. Elles ont aussi hâté la gourmandise des oiseaux.

Car, si les superbes baies de la Morelle douce-amère sont tentantes, les passereaux et les poules d’eau du marais ont appris la patience. Pas question d’y toucher avant le début de l’hiver. Elles doivent être devenues bien rouges, très mûres, pour ne pas dire blettes, afin de ne plus être toxiques. Du moins pour les oiseaux. Le coup de gel a accéléré le mouvement. Le festin va pouvoir commencer. Et du même coup la dissémination des graines.

Morelle douce-amère / Un jardin dans le Marais poitevin.

En savoir plus : 

  • Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
  • Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
  • Orchidées de Poitou-Charentes et Vendée, Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé, André Merlet, Maryvonne Lorgeré, 1995, Éd. Méloé.
  • Avec l’herbier numérique du site flore-en-ligne.fr
  • Avec le site sauvagesdupoitou.com

Photos JF Irastorza 

 

La Punaise des baies

Punaise des baies : les couleurs de l'automne lui vont à ravir / Un jardin dans le Marais poitevin.

Finies les framboises, les groseilles et les mûres du jardin. Pour la Punaise des baies, désormais, c’est dans les haies alentour que cela se passe…

Punaise des baies / Un jardin dans le Marais poitevin.Les couleurs de l’automne lui vont à ravir. Sa saison favorite sans doute. Et pas uniquement pour des questions de mimétisme. 

Certes, en octobre et novembre, les éclats jaunes, roux ou bruns des feuillages sont sa protection la plus efficace. On l’y distingue à peine, seulement trahie par la bordure blanche et noire de son abdomen, comme en écho à ses longues antennes. Son bel écusson d’or lui-même évite de trop briller.

Mais, les couleurs de l’automne, c’est aussi pour elle le meilleur des indices : que la fête commence ! Et, davantage encore qu’au jardin pendant l’été, c’est désormais dans les haies alentour que cela se passe pour la Punaise des baies.

Il n’y a que l’embarras du choix. De l’églantier à l’aubépine, du prunellier à la morelle, en passant par l’Iris gigot, les gourmandises sont partout. De quoi prendre des forces avant la longue diète de l’hiver.

Mi juillet. En exploration sur un panicule d’artichaut en fleurs. Pas encore de graines à piquer. Mais à l’occasion, la Punaise des baies peut aussi se laisser tenter par de petits insectes et des pucerons.

Les graines de la Sauge de Jérusalem à portée de rostre…

Au pied des haies, les graines de l’Iris gigot sont ramassés en épis aussi spectaculaires que la fleur était modeste au printemps dernier.

Quand les petits fruits du jardin se font rares, les haies prennent le relai pour la Punaise des baies.

En savoir plus : 

  • Hémiptères de France, 2015, Romain Garrouste, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photos des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • La Punaise des baies avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza

 

Hortensias : la dernière bravade

Hortensia, la dernière bravade / Un jardin dans le Marais poitevin.

À quelques semaines de l’hiver, les hortensias n’auront bientôt plus de feuilles. Normal. Et leurs fleurs retrouvent leur éclat !

Hortensias : la dernière bravade / Un jardin dans le Marais poitevin.Décidément, cette année, les hortensias n’en finissent pas d’étonner ! S’ils ont commencé à perdre leur feuillage, leur floraison amorce un nouveau virage coloré. Le dernier sans doute. Rouge intense au printemps, on l’a vu s’estomper pour devenir presque sépia en août. Avant d’adopter le pastel au sortir de la canicule, dans une étrange dominante crème discrètement veinée de vert et de rose pâle.

Et voilà le rose pimpant de retour ! Certes quelques fleurs ont fané ici et là, mais les gros bouquets ont retrouvé leur éclat. Comme une ultime bravade avant les premières vraies gelées. Il y a seulement deux ou trois semaines, ils faisaient encore pâle figure dans le vert soutenu du feuillage. Mais rira bien qui rira le dernier.

Hortensias : la dernière bravade / Un jardin dans le Marais poitevin.

Au sortir de la canicule, les hortensias semblaient mal en point, perdant leurs vives couleurs pour adopter ici la sépia, là le pastel… Et les voilà qui retrouvent du peps ! Comme quoi, il ne faut jamais désespérer avec les hortensias. Et ne jamais en supprimer les fleurs avant qu’elles ne soient complètement desséchées, à l’occasion d’une légère taille de remise en forme.

Photos JF Irastorza