Compost de feuilles : ça chauffe !

Compost de feuilles / Un jardin dans le Marais poitevin.

Tout est là. Le feuillage de tous les arbres du jardin réuni en un tas. Le compost de feuilles est en route. Reste à l’entretenir…

Compost de feuilles / Un jardin dans le marais poitevin.Les peupliers bordant le jardin ont maintenant perdu toutes leurs feuilles, partout dispersées dans le potager. Le grand ramassage est presque terminé. Une vingtaine de peupliers, autant de fruitiers… L’opération « compost de feuilles » est lancée, avec des dizaines et des dizaines de brouettes entassées sous le cerisier.

Mais le tas, finalement, ne monte jamais très haut. On a peine à imaginer que tout le feuillage alentour, si abondant voilà à peine deux mois, se résume au bout du compte à un si modeste monticule. Il faut dire que le soufflé retombe vite entre deux séances de ramassage. Comme digéré de l’intérieur. C’est un peu ça. Les bactéries sont en effet à l’oeuvre. Et ça chauffe !

Le grand thermomètre plongé au coeur de la masse monte jusqu’à 63°. Pas étonnant que le tas « fume » dans la fraicheur du petit matin ! Un brassage régulier et un arrosage avec le reste de purin d’ortie entretiendront le processus de décomposition. Mais il faudra être patient. Le temps que vers de terre et autres amateurs de compost prennent le relai des bactéries. Le moment venu, l’apport sera bienvenu sur les planches à la terre un peu trop lourde. Les fraisiers notamment vont se régaler !

Compost de feuilles / Un jardin dans le marais poitevin.

Photos Fernand ©

Le Rouge-gorge

Rouge-gorge / Un jardin dans le Marais poitevin.

Le Rouge-gorge devient plus familier encore avec l’automne. Moins craintif ? C’est juste qu’il n’y a plus de feuilles. Et qu’il a appris à vous connaître.

Envergure maxi : 22 cm. Deux couvées en avril-mai puis en juin-juillet.

Ne vous méprenez pas. Vous croyez être chez vous. En fait, vous êtes dans « SON » jardin. Le Rouge-gorge le connait bien mieux que vous. Dans ses moindres recoins. A force de passer furtivement d’un poste d’observation à l’autre, de pommiers en cerisiers, de piquets de tomate en tuteurs de dahlia…  

Il sait par coeur les petites brèches par où se faufiler dans les haies et tous les circuits qui lui permettent de tout voir sans jamais être vu. Ou presque.

Constamment aux aguets, le rouge-gorge a trouvé bien avant vous les chenilles de la piéride, les larves de la tenthrède et parfois même le vers gris sauvant ainsi in extremis vos salades.

Et surtout, il vous connait parfaitement. Il a testé votre curiosité et toutes vos réactions. Alors, quand vient l’automne et qu’il n’y a plus de feuilles pour se cacher, le rouge-gorge sait jusqu’où s’aventurer pour vous toiser au plus près. Sans prendre le moindre risque. Un brin familier. Mais pas trop. Et il chante, chante et chante encore. Pour que nul n’ignore qu’il est ici chez lui. A le voir ainsi plastronner, si proche, vous croyez l’avoir apprivoisé. C’est peut-être bien l’inverse.

Rouge-gorge / Un jardin dans le Marais poitevin.

En savoir plus : 

  • Guide des oiseaux de France, R. Peterson, G. Mountfort, P.A.D. Hollom et P. Géroudet, 2014, Delachaux & Niestlé
  • Guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Le Rouge gorge avec le site oiseaux.net

Photos JF Irastorza 

 

La craquante sucrine

La sucrine : un petit coeur craquant et sucré / Un jardin dans le Marais poitevin.

Petite mais finalement généreuse, avec son coeur serré et craquant, la sucrine accompagne joliment la mâche pour une savoureuse salade d’automne.

La sucrine : des feuilles charnues d'un joli vert tendre bien soutenu / Un jardin dans le Marais poitevin.C’est d’abord une très belle petite salade. Avec ses feuilles bien charnues, d’un joli vert tendre soutenu, la sucrine a fière allure au jardin sur le lit de feuilles mortes de novembre.

Il aurait été dommage de l’abandonner au taupin ! Car le satané « fil de fer » a malmené la planche au repiquage. Heureusement, la fouille de la terre meuble et le piégeage ont fini par en venir à bout. Belle récompense que la cueillette de la première petite pomme aux feuilles serrées et craquantes.

Avec la mâche qui donne actuellement en abondance, avec les ultimes tomates cerises qui peinent désormais à mûrir, voilà une succulente salade d’automne. Sans oublier une belle poignée de coriandre ciselée dans la vinaigrette.

Voir également la recette des sucrines braisées

La sucrine, avec la mâche, pour une succulente salade d'automne / Un jardin dans le Marais poitevin.

Pour un rafraichissant duo de textures et de saveurs, la sucrine se marie très bien avec la mâche. Et pourquoi pas avec sa cousine la Doucette sauvage ?

Malgré une récolte minutieuse des graines, en fin d’été, la Coriandre s’est abondamment ressemée d’elle-même. Et la voilà repartie pour quelques cueillettes à la saveur si particulière et qui, finalement, convient parfaitement aux salades de l’ automne.