La multiplication des fraisiers

Multiplication des fraisiers : il suffit de couper le cordon !

Au chapitre des petit travaux de l’automne, la multiplication des fraisiers. Une opération toute simple. Anticipée depuis quelques semaines.

Multiplication des fraisiers : d'abord la mise en jauge.

A force d’attendre la pluie pour les plantations de fin d’été, on va se retrouver en hiver ! Il est grand temps de couper le « cordon » des fraisiers en jauge depuis deux mois déjà.

Les huit pieds sélectionnés alors, mis à raciner dans des godets enterrés, ont bien profité de l’arrosage des salades toutes proches. Un coup de… fraise s’impose pour ameublir le sol du futur rang, enrichi du terreau de feuilles mortes de l’automne dernier.

Les stolons coupés, reste à imbiber copieusement chaque trou de plantation. Comme la terre est sèche en profondeur ! La pluie est annoncée pour la fin de semaine. Attendre et voir avant de remiser les arrosoirs.   

En savoir plus sur la plantation et l’entretien des fraisiers avec le site plandejardin-jardinbiologique.com

Multiplication des fraisiers. Retour en arrière. Fin juillet 2018. Le filet tendu sur la planche de fraisiers est efficace. Même l’écureuil n’a pas encore trouvé la faille. Les stolons n’en parviennent pas moins à « s’échapper  » pour aller prendre racines tout à côté dans la terre meuble des jeunes salades frisées. Impossible naturellement de tout conserver, sous peine d’épuiser les pieds-mère.  La tentation est grande cependant d’inviter les plus vigoureux et les plus sains à s’établir dans le mélange de terreau et de terre d’un grand godet enfoui sur place. Le moment venu, il suffira de couper le cordon pour installer les jeunes plans bien enracinés sur une nouvelle planche. En attendant, ils profiteront de l’arrosage des salades.

Photos JF Irastorza

 

La coccinelle zombie

Coccinelle zombie protégeant le cocon tissé entre ses pattes.Une coccinelle zombie ? En voisine une. Son calvaire aura duré près d’un mois. Jusqu’à ce qu’elle recouvre ses esprits. Et la liberté.

A première vue, on jurerait la petite coccinelle affairée, sur une feuille de zinnia, au percement d’un cocon un peu plus gros qu’elle, avec l’ambition de boulotter la larve qui y est calfeutrée… Mais c’est tout le contraire.

Agrippée audit cocon, elle veille jalousement sur lui. Un intrus approche ? Elle agite pattes et mandibules comme une possédée pour mieux défendre sa protégée d’un éventuel prédateur. C’est qu’elle connait bien ladite larve. Et pour cause !

Elle l’a en effet nourrie à son insu et à ses dépends de ses fluides internes, après d’une petite guêpe l’ait piquée pour lui injecter un oeuf. La larve en est ressortie au bout d’une quinzaine de jours pour aussitôt lui tisser son cocon entre les pattes. Ayant perdu tout discernement, la coccinelle veille donc sur son « bébé » tout au long de la métamorphose, jusqu’à l’envol de nouvelle petite guêpe. Survivra-t-elle ?

Un fil à la patte

Coccinelle zombie imperturbablement fidèle au poste même sous la pluie.Deux semaines durant, la « coccinelle zombie » a veillé sur la future petite guêpe, comme possédée, rivée sur le cocon, même sous les récentes pluies.

Recouvrant peu à peu ses esprits, voilà deux jours, elle s’est progressivement enhardie, cherchant à s’affranchir de sa mission de garde du corps. Pas si simple quand on a La coccinelle zombie a fini par se libérer.un fil à la patte. Au propre, comme au figuré !

Après chaque vaine tentative, fataliste, elle est revenue sur le cocon. Avant de recommencer, encore et encore, tirant toujours plus fort sur cette fichue patte prisonnière. Jusqu’à ce que, la métamorphose ayant presque terminé son oeuvre, hier matin, le cocon commence enfin à se disloquer et le fil de soie finisse par lâcher.

Galvanisée par sa liberté retrouvée, encore recouverte de rosée, la petite coccinelle a aussitôt pris la tangente, laissant sa tortionnaire achever seule sa transformation. Vivement une colonie de pucerons ! Elle ne les aura pas volés.

Pour en savoir plus sur la coccinelle zombie, lire un article de Sciences et avenir

Après tant de vaines tentatives, la coccinelle zombie libérée de son fil à la patte prend la tangente !

En savoir plus : 

  • Coléoptères d’Europe, Vincent Albouy et Denis Richard, 2017, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Le Guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 2002, Delachaux & Niestlé.
  • La Coccinelle zombie avec Sciences et avenir

Photos JF Irastorza

 

L’Aeschne bleue

Bleue ? Vous êtes sûr ? En fait, la dominante de l’Aeschne bleue est… vert pomme. En harmonie avec le marron. Et simplement quelques touches de bleu.

L'Aeschne bleue.

Longueur maxi : 76 mm. Visible de juillet à novembre.

Une des plus grandes libellules du jardin. L’Aeschne bleue (Aeshna cyanea) frise les huit centimètres, dix pour l’envergure des ailes !  Elle sillonne généralement son terrain de chasse d’un vol rapide et sonore, en prenant rarement le temps du repos.

Surtout Monsieur. Un bref bain de soleil ici au bord d’une haie et la chasse reprend de plus belle. Doublement. Aux petits insectes bien-sûr qu’il capture en vol. Mais aussi aux autres mâles, interdits de séjour sur « son » territoire.  Et si les femelles sont les bienvenues, elles font immédiatement et sans grand ménagement l’objet d’une « prise de tête » ! Avant un long accouplement à l’accroche d’une branche.

Le nom d’Aeschne bleue est un trompeur. C’est en effet le jaune vert-pomme et le brun foncé qui dominent. Surtout sur le thorax et la face. Et le bleu est l’apanage du mâle. Encore y est-il limité à une série de taches latérales puis in fine dorsales sur les segments de son abdomen. Mais il est vrai qu’à bien y regarder, il a quelques reflets bleutés au fond des yeux.

L'Aeschne bleue au repos.

On devrait plutôt l’appeler l’Aschene vert pomme ! Surtout pour la femelle (il s’agit ici d’un mâle) qui a les yeux bruns et n’est pourvue d’aucune tache bleue.

Accouplement quelque peu acrobatique à l’accroche d’une branche. Par définition, les deux sexes sont ici rassemblés et facilement identifiables : trois couleurs pour la femelle (vert-pomme, marron, noir) et quatre pour le mâle (les mêmes plus le bleu-ciel).

En savoir plus  : 

  • Guide des libellules de France et d’Europe, 2021, Dijkstra, Schröter et Lewington, Delachaux & Niestlé.
  • Libellules du Poitou-Charentes, 2009, collectif, Poitou-Charentes Nature (Ed).
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.

 Photos JF Irastorza