La Linaire bâtarde

Fleur de Linaire bâtarde.

Discrète entre les discrètes, la Linaire bâtarde s’insinue facilement au potager. Ses charmantes petites fleurs méritent un peu d’attention.

Fleur de Linaire bâtarde.Et si on parlait de plantes et de fleurs sauvages plutôt que de « mauvaises herbes » ? Celle-ci tente discrètement sa chance au bord d’une allée. Tiges et feuilles velues, la Linaire bâtarde commence à ramper au plus près d’une planche de salades, profitant un peu de l’arrosage. 

Avec son port gracile, elle passe presque inaperçue, à peine trahie par les éclats jaunes de ses fleurs minuscules. D’un joli brun violacé, la lèvre supérieure de la corolle se redresse pour ouvrir la voie du nectar aux pollinisateurs.

La lèvre inférieure, jaune pâle, est parfois teintée de brun. Elle prend la forme d’un gouttière à trois lobes qui facilite aussi le chemin vers le calice. Le poids de l’insecte fera le reste pour « ouvrir le clapet ».

Épi floral de la Linaire commune.

Plus spectaculaire, avec ses épis jaune pâle et jaune orangé, hauts dressés, la Linaire commune n’a aucun mal à séduire la pollinisateurs. Ici un petit Bourdon des champs.

En savoir plus

  • Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
  • Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
  • La Linaire bâtarde avecle site flore-en-ligne.fr

Photos JF Irastorza

Le Staphylin noir

Le Staphylin noir, alias le Staphylin (mal) odorant, est un bon auxiliaire au jardin. Il dévore les cadavres d’insectes mais pas que…

Taille maxi : 32 mm. Visible de mars à octobre.

Avec la pluie, l’équarisseur du potager est de sortie. Pas de cadavre d’insectes cet après-midi pour le Staphylin noir (Ocypus opens). Mais des limaces et des petits escargots !

Sentant l’approche d’un intrus, il relève la tête, écarte les mandibules et, surtout, redresse son abdomen articulé à la manière d’un scorpion.

L’odeur aidant, l’intimidation est habituellement suffisante. Pas pour le paparazzi d’aujourd’hui. Quelques secondes d’hésitation et le voilà qui se faufile dans une crevasse. S’il est capable de voler, il préfère ainsi le plus souvent trouver refuge sous le couvert de la végétation basse ou d’une pierre, voire dans le premier terrier venu.

Le danger passé, il se remettra vite en chasse. Bien-sûr, s’il rencontre un insecte mort, il ne résistera pas. C’est son lot. Mais il ne dédaigne pas pucerons, vers et chenilles. Tant mieux.

Larve de Staphylin noir / Un jardin dans le Marais poitevin.

Dans ses derniers stades, la larve du Staphylin noir lui ressemble déjà un peu, du moins dans sa partie avant, noire et luisante. Elle est, elle aussi, utile au jardin, dévorant vers, pucerons et chenilles.

En savoir plus :

  • Coléoptères d’Europe, 2017, Vincent Albouy et Denis Richard, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Le Staphylin noir avec le site quelestcetanimal.com

 Photos JF Irastorza 

 

La Tenthrède de l’oseille

La Tenthrède de l'oseille est passée par là !

On jurerait une chenille mais elle ne deviendra jamais papillon. La Tenthrède de l’oseille est née d’une petite guêpe. Une larve amatrice d’oseille et de pomme !

Larve de la Tenthrède de l'oseille. Des grandes feuilles vertes, dévorées les unes après les autres, il ne restera bientôt que les nervures. Amatrice de Rumex , la Tenthrède de l’oseille passe aussi par le potager.

Le plus simple est de tout couper au raz du sol. L’oseille repoussera vite. Mais attention à bien  ramasser toutes les larves tombées à terre. Car, le véritable objectif de la Tenthrède de l’oseille n’est pas loin. A son dernier stade larvaire, elle compte bien en effet migrer vers les… pommiers.

Après l’acidulé, le sucré : en automne, elle choisit les fruits les plus mûrs pour y parachever son évolution. C’est pourquoi, en théorie, il n’y a jamais d’oseille dans ou à proximité d’un verger. Mais puisqu’elle est là, autant rester vigilant. Pour mériter à la fois le farci poitevin et la tarte au pommes !

Larve de la Tenthrède de l'oseille.

La larve de la Tenthrède de l’oseille : une petite tête noire et un corps bleuté un peu translucide.

Un autre ravageur de l’oseille. La Mineuse du même nom. Un petit vers jaune verdâtre né à la suite de l’injection d’un oeuf entre les deux épidermes des feuilles. Il a bel appétit et ne laisse qu’une « cloque » blanchâtre qui va s’élargissant… Pas d’autre solution que de cueillir et brûler les feuilles atteintes.

Photos JF Irastorza