L’Éristale bronzé

Petit éristale bronzé sur Véronique de Perse.

Parmi les premiers butineurs de l’hiver finissant, familier des zones humides, le petit Éristale bronzé fréquentera le jardin jusqu’en automne.

Petit éristale bronzé sur Véronique de Perse.

Taille maxi : 9 mm. Visible de mars à novembre.

Sa petite taille (moins d’un centimètre) et sa dominante foncée en font un hôte très discret du jardin. Et pourtant, en plusieurs générations successives, l’Éristale bronzé (Eristalinus aeneus) y compte parmi les butineurs les plus actifs et assidus. De la fin février jusqu’en novembre.

Mâles et femelles viennent d’émerger. Ils ont passé l’hiver calfeutrés au creux d’une haie ou sous une litière de feuilles mortes. Comme souvent chez les mouches éristales, leurs larves amphibies participeront bientôt à l’épuration des eaux plus ou moins fangeuses dont elles filtrent les matières organiques.

À vrai dire, on y prêterait guère attention sans ces grands yeux si particuliers. Jointifs en l’occurence chez le mâle, jaune clair, très finement velus sur le dessus, ils apparaissent constellés de minuscules points brun rougeâtre. 

En attendant l’abondance du printemps, l’Éristale bronzé jette ici son dévolu sur des fleurs à sa mesure. Les petites corolles bleues de la Véronique de Perse. Entre deux virées sur le Laurier tin.

En fin d’hiver

Petit éristale bronzé sur Véronique de Perse.

Fin février : les corolles de la Véronique donne l’échelle du petit éristale !

Début mars. Sur le Laurier tin. Les bandes thoraciques sont ici entièrement estompées.

Au printemps

Mi avril, sur la Sarriette en fleurs. Une dominante sombre, aux reflets bronze, parfois cuivrés, avec de fines bandes beiges sur le thorax.

En automne

Fin septembre, sur les capitules jaunes du Bident feuillé. Ici une femelle aux yeux disjoints.

En savoir plus : 

Photos JF Irastorza

 

Livre : Insectes du jardin

Livre : Insectes du jardin.

Livre : Insectes du jardin. J-1. Merci à La Geste éditions, à son label Métive et au Parc naturel régional du Marais poitevin.

240 pages, plus de 500 photos prises dans l’intimité du jardin, pour plus de 120 espèces d’insectes. Dans la lancée de la chronique en ligne, enrichie au fil des jours depuis une dizaine d’années, voici un livre à l’adresse des jardiniers et du grand public, pour découvrir, observer et identifier les « petites bêtes » du potager.

Livre : Insectes du jardin. Pour répondre aussi aux questions les plus courantes : Auxiliaires ou ravageurs ? Est-ce que ça pique ? Quels sont les meilleurs pollinisateurs ? Comment les accueillir au jardin ? Comment les approcher et les observer ?

Livre : Insectes du jardin.

L’Abeille charpentière et la Sauge toute-bonne nous offrent ici une belle « leçon de choses » pour visualiser la mécanique de la pollinisation. Une des nombreuses planches descriptives du livre.

Dans la presse :

Rencontre avec la presse locale au siège du Parc naturel régional du Marais poitevin à Coulon.

Au micro de Yann Brillaud pour la radio D4B.

Dans le Courier de l’ouest et France France, le 14 mars 26.

Merci à la Nouvelle République du Centre-Ouest (9 mars 2026). Cela dit, « tout connaître sur les insectes »… Le jardinier n’a pas cette prétention ! Il se contente de partager ses observations et ses émotions…

En savoir plus : 

 

Mouches, humus et compost

La Mouche soldat noire.

Mouches, humus et compost : quelques précieux diptères pour cultiver la fertilité du sol de votre jardin…

Les larves des syrphes et autres mouches sont plus connues pour leurs capacité à engloutir pucerons et petits insectes que pour leurs rôles dans la maturation de l’humus et du compost. N’empêche. Quelques-unes, à l’image des asticots de la Mouche soldat noir,  mettent les bouchées doubles dans ce travail ingrat et bigrement utile.

Avec un régime alimentaire assez proche, certaines larves de diptères amatrices de matière organiques végétales en décomposition se développent dans des capités d’arbres vieillissants où les fibres pourrissantes s’enrichissent d’écoulements de sève. Celles de la Milésiie faux-frelon  ou du syrphe Ceriana conopsoïdes par exemples.

D’autres enfin, comme les Éristales, de nourrissent dans les eaux dormantes saturées en matières organiques.

Rares finalement sont les mouches qui installent leur progéniture directement sur l’humus en formation et dans les tas de compost. Raison de plus pour leur consacrer une « page spéciale ».

La Mouche soldat noir.

Longues antennes et abdomen rouge orangé : la Mouche soldat noir, ici au repos au bord d’une haie, diffuse ses « bataillons » d’asticots noirs qui participent à la « digestion » les tas de compost..

Dominante cuivrée chez le mâle, bleutée chez la femelle : la Chloromyie agréable pond sur les bois pourrissants et sur le compost…

La Volucelle enflée (Volucella inflata) / Un jardin dans le Marais poitevin.

La Volucelle enflée : inoffensive, vol rapide, butinage des ombelles et larves microphages participant (indirectement) à la maturation de l’humus.

En savoir plus :

  • Mouches et moustiques d’Europe, 2024, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, 2016, Heiko Bellmann, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.

Photos JF Irastorza 

 


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