
Malgré une alerte au gel, la floraison des fruitiers semble sauvée. Celle du Prunus serrulata lui emboite le pas. Et de très belle manière !
Voilà quelques années, un vent d’exotisme japonisant a dû souffler sur le jardin. Avec le Jasmin d’hiver, le Forsythia mais également le Prunus serrulata qui amorce actuellement sa floraison.
Alors que poiriers, mirabellier et cerisiers en ont presque fini avec la leur – a priori sans dommage après le coup de frayeur d’une
sévère gelée blanche l’autre nuit – voici donc un nouveau point de ralliement pour les pollinisateurs de tous poils !
Syrphes, bourdons et abeilles en ont vite trouvé le chemin. Il est vrai que le Prunus serrulata ne fait pas les choses à moitié. Même les boutons floraux participent à la séduction. Leurs grappes rose-vif battent énergiquement le rappel. Et les premières fleurs font le reste. Leurs corolles blanc-rosé flottent sous le vent. Le moindre rayon de soleil en sublime la rayonnante sensualité.
Hélas, la pluie et les orages annoncés pour la semaine prochaine pourraient gâcher la fête. On ne va pas trop s’en plaindre. Le jardin commençait à avoir soif.



Incontournable. Trop peut-être. Jadis exotique, aujourd’hui presque banal. N’empêche ! Le Forsythia a parfaitement trouvé sa place au jardin. Alors qu’importe finalement son incongruité au pied des peupliers !


Dans le fourré voisin, les feuilles de l’érable champêtre jonchent le sol. Et, avec elles, les petites galles qui les ont parasitées l’été dernier. Quelque-unes sont restées accrochées à certains rameaux. De petites billes brunes, percées d’un trou par où sont sorties les larves. Mais que fait donc cette coccinelle orange au creux de l’une d’entre elles ?

