Le Clyte bélier

Clyte bélier sur pâquerette.

Un petit coléoptère noir rayé de jaune : le Clyte bélier adulte est floricole, sa progéniture xylophage.

Clyte bélier sur pâquerette.

Taille maxi : 14 mm. Visible de mai à juillet.

Avec son allure de petite guêpe et malgré son nom, le Clyte bélier (Clytus arietis) n’a rien de téméraire. Attablé ici sur une pâquerette, tant pis pour le nectar et le pollen à la moindre alerte ! Il se tourne alors vivement vers les pétales blancs, grimpe un peu et prend son envol…

La silhouette allongée, ce petit coléoptère dépasse tout juste le centimètre. Hors antennes. Sur fond noir, il se distingue par une série de lignes jaunes. Fines à l’avant comme à l’arrière du thorax. Plus larges sur les élytres. La seconde retient particulièrement l’attention : deux épaisses « virgules » y forment un V inversé lorsque les élytres sont fermés.

Le Clyte bélier se nourrit tout le printemps, de fleur en fleur, pour disparaître en juillet. Non sans avoir installé ses futures larves dans quelque tas de bûches, une vieille souche ou une branche mal en point. Elles participent ainsi, au jardin comme ailleurs, à la décomposition des bois morts.

Clyte bélier sur pâquerette.

Les élytres s’ouvrent. En une fraction de seconde, le Clyte bélier aura disparu. Autres particularités du petit coléoptère : des antennes orangées à l’extrémité noire et de longues pattes également orangées sauf fémurs noirs.

En savoir plus : 

  • Coléoptères d’Europe, 2017, Vincent Albouy et Denis Richard, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, 2019, Heiko Bellmann, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Le Clyte bélier avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza

 

Éristale tenace ou opiniâtre ?

Éristale opiniâtre sur inflorescence de crépis.

Éristale tenace ou opiniâtre ? Les deux sont d’excellents butineurs. De gros syrphes presque jumeaux. À la pointe des pattes près !

Taille maxi : 16 mm. Visible de mars à décembre.

Ils se ressemblent tant ! Éristale tenace ou Éristale opiniâtre ? Leurs noms eux-mêmes prêtent à confusion. Voilà malgré tout comment les distinguer…

D’abord ce qui rassemble ces deux gross syrphes. Le thorax velu brun roux, l’abdomen conique noir orné de deux taches triangulaires jaune orangé.

Outre une massive silhouette, leur comportement est très comparables. Vol bruyant, aisément stationnaire, ils ne sont guère farouches. Et si vous les dérangez pendant leur bain de soleil, leur toilette ou leur long butinage, ils s’éloignent pour… revenir exactement au même endroit. Obstinément. Tenace et opiniâtre !

Alors comment les distinguer ? L’Éristale opiniâtre a les tarses des pattes avant jaune orangé quant l’Éristale tenace les brun foncé. Le second présente une face claire. Celle du premier est plutôt sombre.

Comme tous les membres de la famille Éristale, leurs larves – les fameux vers à queue de rat ! – apprécient les eaux chargées en matières organiques en décomposition. De véritables petites stations d’épuration !

Mi mars. En pause sur la Moutarde blanche. L’occasion d’examiner le distinguo. Face sombre et tarses avant orangés pour l’Éristale opiniâtre…

… face blanchâtre barrée de noire et tarse avant sombre pour l’Éristale tenace. Autre caractéristique ici bien visible : de solides tibias arrière arqués.

Début février. Encore frisquet mais un ciel si lumineux ! Temps idéal pour les premières sorties de l’Éristale tenace.

En savoir plus :

  • Mouches et moustiques d’Europe, 2024, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • L’Éristale tenace avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza 

 

Le Frelon européen

Frelon européen sur feuilles de ronce.

Début novembre. La patrouille du Frelon européen marque le pas. Les pauses se prolongent dans les haies. Prélude à l’hécatombe automnale.

Frelon européen sur Menthe aquatique.

Taille maxi : 35 mm (reine). Visible d’avril à octobre.

C’est bientôt la fin ! Depuis quelques temps, le coeur n’y est plus chez les ouvrières du Frelon européen (Vespa crabro). Les jours qui raccourcissent, la pluie et surtout le froid… Les colonies périclitent. Derniers tours de pistes au jardin. Mais à quoi bon chasser désormais !

Seules les jeunes femelles récemment fécondées échapperont à l’hécatombe automnale. Les futures reines de la saison prochaine ! Avec un impératif pour l’heure : trouver un abri – terrier abandonné ou cavité d’un vieil arbre – pour passer l’hiver. Aux premiers beaux jours, il reviendra à chacune d’entre elles de fonder une nouvelle colonie.

En attendant, les pauses plus fréquentes facilitent l’observation. Le jaune sur fond noir domine, de l’abdomen à la face, avec des nuances orangées sur les mandibules. Quelques touches roussâtres, ici et là, des pattes jusqu’à la naissance des antennes. Le tout dans une superbe indifférence. On est loin de la réputation belliqueuse du frelon. Il est vrai qu’il n’y a plus vraiment aujourd’hui de nid à défendre.

Frelon européen sur feuilles de ronce.

La mauvaise réputation du Frelon européen est plutôt injuste. Nullement agressif (sauf si on s’approche à moins de 5 mètres de son nid), ce n’est pas un « tueur d’abeilles » comme son cousin asiatique. Son régime est davantage diversifié. Ainsi, pour alimenter le couvain, son tableau de chasse est majoritairement constitué de mouches.

Le cousin asiatique

Aucun risque de confusion possible avec l’invasif Frelon asiatique, à la dominante noire plus prononcée et dont les marques jaunes, notamment sur la face, sont nettement plus orangée.

En savir plus :  

  • Abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, 2019, Heiko Bellmann, Delachaux et Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Le « Frelon européen » avec France nature environnement Rhône Alpes.

 Photos JF Irastorza