
Au repos comme dans ses longs vols planés, le grand Flambé a fière allure. On l’appelle parfois le voilier. Tout en légèreté.

Envergure maxi : 68 mm. Visible d’avril à août (pic en mai-juin).
Voilà sans aucun doute, avec le superbe Machaon, un des papillons les plus spectaculaires du jardin. Surtout en vol. Quel plaisir de se laisser embarquer par les amples acrobaties du Flambé (Iphiclides podalirius). Avec deux générations successives, dès la fin de l’hiver, en mars, jusqu’aux premiers frimas de l’automne.
Sur fond jaune pâle, ses zébrures noires évoquent davantage la suie que les flammes. Il n’en est pas moins lumineux. Mais ce sont ses ailes postérieures qui retiennent particulièrement l’attention. Avec leur feston de demi-lunes bleutées. Leur large ocelle souligné de rouge orangé. Et surtout, bien-sûr, leur longue queue effilée pointée de blanc.
Le Flambé prend ici majestueusement le soleil sur les feuilles du mirabellier. Et sirote le nectar de la Sauge farineuse. Il est un peu ici chez lui. Ses chenilles se développent en effet sur les pruneliers et les aubépines des haies voisines. On a beau être dans le Marais poitevin, il n’en apprécie pas moins, dit-on, les milieux secs. Il est servi au potager cette année !
Au printemps

Fin avril. Sur la rhubarbe en fleurs.

Début avril. Première halte printanière au jardin. Sur les pommiers en fleurs évidemment !

Fin juin. Sur un épi de buddléia.
En été

Fin juillet. Au bord du halage, sur Cirse commun.

Mi juillet. Du liseron ici et là au jardin. Qui s’en plaindra ? Surtout pas le Flambé !

Début juillet. Sur la floraison finissante des artichauts.

Mi juillet. Sur les fleurs délicates de la cataleptique.

Fin juillet. Petite pause sur un pied de tomate.
En automne

Fin septembre. Malgré une aile sérieusement endommagée, sans doute par l’attaque d’un prédateur, le grand Flambé garde toute sa majesté…

Toujours aussi majestueux !

Sur une inflorescence de verveine de Buenos Aires.

Fin novembre. Une des dernières virées du Flambé au jardin. Attendues pour les prochains jours, les premières gelées auront sans doute raison du robuste voilier…
En savoir plus :
- Guide pratique des papillons de jour, 2022, Moussus, Lorin et Cooper, Delachaux & Niestlé.
- Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
- Le Flamblé avec le site papillons.info
Photos JF Irastorza

Elle ne pouvait choisir plus bel écrin au jardin. Tant pis pour l’homochromie dont la Grande sauterelle verte (Tettigonia viridissima) est familière dans l’herbe des allées et parmi les légumes du potager ! Postée au coeur d’une rose, elle est quasi immobile. Hormis ses très longues antennes brunes. Aux
aguets.
D’un vert intense, elle présente une large bande brunâtre qui, depuis la tête, va s’amenuisant jusque sur la tranche des ailes. Quant à ce qui pourrait ressembler à un long aiguillon arrière, il s’agit simplement de l’organe de ponte par lequel la femelle dépose ses oeufs au sol. Pas de panique donc ! La Grande sauterelle verte ne pique pas.


Quatre pétales blancs ou roses dressés en éventail. Huit longues étamines pendantes. Avec, dans l’axe, un peu perdu dans toute cette mise en scène, un style unique, quadrifide, attendant d’être fécondé. Le Gaura n’a pas choisi la facilité.
même toucher au faisceau d’étamines. Qu’importe. À vrai dire le Gaura ne compte pas vraiment sur elles.
style s’en trouve tout enrobé au passage.
