Le Téléphore fauve

Téléphore fauve / Un jardin dans le Marais poitevin.

Le Téléphore fauve en nombre au jardin ? Pas de panique. Le petit coléoptère orangé aux longues antennes est plutôt utile au potager. Ses larves aussi.

Téléphore fauve / Un jardin dans le Marais poitevin.

Taille maxi : 10 mm. Visible de mai à août.

Parmi les insectes auxiliaires, le Téléphore fauve (Rhagonycha fulva) est amateur de pollen. Il apprécie aussi pucerons, chenilles et autres larves de ravageurs. Ses propres larves sont davantage encore utiles au potager. Carnivores, elles restent au sol et se délectent notamment de petites limaces. 

Téléphores fauves in copula / Un jardin dans le Marais poitevin.

Les accouplement sont fréquents en juillet-août. les femelles pondent au sol où se développent leurs larves. Celle-ci passeront l’hiver au creux des haies ou sous la litière de feuilles mortes.

De petite taille (environ 1 centimètre), on le reconnaît facilement à sa dominante orangée. À bien y regarder cependant, la livrée est loin d’être uniforme. Tête rouge, corselet rouge orangé, élytres brun fauve, abdomen jaune orangé, pattes rousses. Le reste est noir : extrémité des élytres, longues antennes annelées, tarses et pièces buccales. Sans oublier les yeux.

Le Téléphore fauve est parfois envahissant. Cela dit, même en nombre, ses dégâts floraux restent négligeables. Et comment se plaindre d’avoir trop d’auxiliaires au jardin ?

Téléphore fauve sur feuille de marguerite / Un jardin dans le Marais poitevin.

Début juin. En exploration sur une feuille de Sauge toute-bonne.

Les élytres ne courent pas entièrement l’abdomen orangé.

En savoir plus : 

  • Coléoptères d’Europe, 2017, Vincent Albouy et Denis Richard, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Le Téléphore fauve avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza

 

L’arlequinette jaune

Arlequinette jaune sur fleur de bourrache / Un jardin dans le Marais poitevin.

Ne cherchez pas un costume bariolé !  L’arlequinette cherche plutôt à se faire oublier dans un sobre contraste noir et jaune pâle.

Arlequinette jaune sur pétiole d'une fleur de bourrache / Un jardin dans le marais poitevin.Sa tenue de camouflage a malgré tout belle allure. Et ses grands yeux bleus pointés de noir attirent irrésistiblement le regard. L’Arlequinette jaune (Acontia trabeatis) s’est réfugiée parmi les fleurs de bourrache. Sans doute pour attendre la nuit. Même s’il lui arrive de voler le jour.

Bourdons et abeilles ne la dérangent pas. Le photographe davantage. Elle passe ainsi de fleurs en feuilles pour chercher un couvert. Et finit par s’envoler en quête d’un gîte plus tranquille.

Loin du costume multicolore d’Arlequin, la livrée de l’arlequinette alterne plus sobrement noir et jaune pâle, dans un jeu de taches et de larges lignes sinueuses. Jusque sur sa tête minuscule sommée de deux longues antennes. Et sur les pointes de ses vigoureuses pattes.

Comme celles du Ptérophore blanc, ses chenilles ne s’intéressent pas aux légumes du potager. Elles sont plutôt inféodées à la mauve et surtout au liseron. Décidément, ce fichu liseron ne manque pas d’intérêt pour les bestioles du jardin.

Arlequinette jaune sur fleur de bourrache / Un jardin dans le marais poitevin.

En savoir plus :

Photos JF Irastorza

 

Le Ptérophore blanc

Ptérophore blanc (Pterophorus pentadactylus) / Un jardin dans le Marais poitevin.

Suspendu à une herbe ou à l’arrière d’une feuille, le Ptérophore blanc garde étendues ses curieuses ailes plumeuses. Comme un perpétuel orant.

Ptérophore blanc (Pterophorus pentadactylus) / Un jardin dans le Marais poitevin.

Envergure maxi : 32 mm. Visible de mai à septembre.

Evidemment, ce ne sont pas de véritables plumes. Le Ptérophore blanc (Pterophorus pentadactylus) est bien un papillon ! Mais les lobes de ses ailes d’un blanc pur – deux à l’avant, trois à l’arrière – sont joliment « frangés ». Cela dit, pas si simple de se camoufler avec un tel équipement.

Ptérophore blanc (Pterophorus pentadactylus) / Un jardin dans le Marais poitevin.Comme beaucoup de petits papillons de nuit, celui-ci s’accroche à l’arrière d’une feuille ou sur la tige d’une graminée pour se faire oublier le jour. Toujours les « bras » en croix. Ou plus exactement en « T », tant sa tête est peu proéminente. L’abdomen pendant et les interminables pattes arrière ballantes. Des pattes frêles pourvues d’« épines » qui contribuent à l’étrangeté de la silhouette. 

Même posé sur ses six pattes (c’est rarement la cas), le Ptérophore blanc garde ses ailes  plumeuses étendues. Comme un perpétuel orant. Peut-être pour nous implorer de ne pas éradiquer la principale nourriture de ses chenilles. Le liseron. Il est vrai que le volubile envahisseur a rarement libre cours au jardin. Du moins peut-il vagabonder sans contrainte dans les haies et sur les clôtures.

Ptérophore blanc (Pterophorus pentadactylus) / Un jardin dans le Marais poitevin.

En savoir plus :

  • Hétérocères diurnes, 2020, Rainer Ulrich, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Les Ptérophorides et le Ptérophore blanc avec le site aramel.free.fr

Photos JF Irastorza