
Elle y a pris goût lorsqu’elle était encore larve. La Coccinelle à sept points y va de bon coeur quand elle rencontre une colonie de pucerons !
Trois points de part et d’autre. Un septième au centre, à cheval sur les deux élytres, à l’arrière du corselet. Voilà donc la Coccinelle à sept points (Coccinella septempunctata). Rouge orangé. Bien ronde. Surtout lorsqu’elle est au repos, la tête entièrement rétractée. Mais ici, sur un pied de bourrache, pas question de repos !
Quelques pétioles sont en effet envahis de pucerons. Un début d’invasion vite repéré à l’occasion d’une scrupuleuse tournée d’inspection. Certes moins vorace qu’à l’état larvaire, elle ne se fait pas prier. Alors, nullement troublée par le bourdonnement des butineurs sur les petites fleurs bleues alentour, elle croque à tout va.
À force de voir les Coccinelles asiatiques (Harmonia axyridis) un peu partout, avec leurs couleurs multiples et leur nombre de points « indéterminé », on finirait presque par oublier l’autochtone bête à bon Dieu ! Elle est plus que jamais présente au jardin cette année. Et très active. Facile à distinguer. Sept points, c’est tout !
Sources :
- Albouy & Richard, Coléoptères d’Europe, Delachaux & Niestlé.
- La Coccinelle à sept points avec le site quelestcetanimal.com
- La famille des coccinelles avec le site aramel.free.fr


Fin mai 2021. Bon appétit !

Début mars 2022. Les coccinelles viennent d’émerger. Elles hivernent à l’état adulte sous la litière de feuilles mortes. Et les accouplements ne tardent pas. Bientôt des larves pour faire leur fête aux pucerons !

Plus d’une centaine de pucerons par larve et par jour ! La progéniture de la Coccinelle à sept points est insatiable.

Fin mai 2022. Accrochée à l’arrière d’une feuille d’acanthe : nymphe de Coccinelle à sept points. L’histoire va bientôt pouvoir recommencer…

Un des papillons les plus familiers du printemps. Mieux vaut un peu de soleil pour apprécier la sobre livrée du Myrtil.
Le revers des ailes de l’un et l’autre est plus coloré. En toute sobriété ! Avec une large plage orangée aux antérieures et un dégradé de beige traversé d’une ligne sinueuse rousse aux postérieures. Madame et Monsieur ont encore en commun de petits yeux ronds, beiges, tachés de brun roux.
ces derniers jours ? Le Myrtil vient de faire son grand retour, par dizaines, dans les prairies alentours. Lorsqu’il passe au jardin, ce sont plutôt les sauvages qui ont sa préférence. Avec un penchant pour le trèfle. Mais la 






Mais, bientôt, avec le soleil levant, abeilles et des bourdons sont de retour. Et même les papillons ! Tout ce bruyant remue ménage semble le perturber. On ne s’entend plus brouter ici ! Il préfère alors s’envoler discrètement vers des inflorescences ensoleillées plus tranquilles.
