Légumes-fruits et pollinisateurs

Légumes-fruits et pollinisateurs : le concombre.

Tomates, haricots, concombres : par définition, les légumes-fruits ont besoin d’être pollinisés avant de passer à table !

Légumes-fruits et pollinisateurs : bourdon sur fleur de concombre.On ne va pas se mentir. Bien-sûr qu’on aime voir les pollinisateurs sur la bourrache, les oeillets d’Inde, les zinnias, les cosmos, la sauge des marais… Et même la ronce des haies ou les différents trèfles des allées. Sans oublier les engrais verts comme la moutarde blanche ou la phacélie ! Mais, avouons-le, rien n’est plus réjouissant que de suivre leurs allées et venues sur les planches de légumes-fruits.

Certes, couvert sinon pluvieux, souvent frisquet, le début d’été n’a guère favorisé leurs virées potagères. Cela dit, toutes et tous ont mis trompe ou langue double au moindre rayon de soleil. Surtout les bourdons, sans conteste parmi les plus constants sur les tomates, les courgettes, les aubergines, les haricots et les melons.

Avec une prime pour les concombres. Il est vrai que, cette année, comme les potimarrons, ils ne courent pas au sol mais font de l’escalade sur une structure de bambou. Sensible aux maladies, le feuillage est ainsi mieux ventilé. Et les fleurs jaunes, un peu fripées, n’en sont que plus attractives.

Légumes-fruits et pollinisateurs : abeille sur fleur de concombre.

Les abeilles aussi bien-sûr ! Avec une floraison constamment renouvelée aux côtés des concombres prêts à cueillir.

Même les mouches sont au rendez-vous. Ici les belle Ferdinande dorée.

Si les melons notamment courent au sol, les concombres font de l’escalade au premier plan sur une structure de bambou. Outre une pollinisation facilitée, voilà un bon moyen d’aérer le feuillage sensible à certaines maladies comme le mildiou, l’oïdium ou la tavelure. 

C’était au printemps dernier : bourdon des champs à l’approche d’une fleur de fève.

Petit bourdon des prés sur fleur de haricot vert.

Un incontournable de l’été : bourdon des champs à l’approche d’une fleur d’aubergine.

Photos JF Irastorza

 

L’artichaut et le syrphe

L'artichaut et le syrphe : vol de reconnaissance.

L’artichaut et le syrphe : vol de reconnaissance.

Les pucerons noirs adorent la sève des artichauts. Hélas ! Heureusement, le Syrphe ceinturé n’est jamais loin au jardin…

L'artichaut et le syrphe : exploration.

L’artichaut et le syrphe : exploration.

Croisons les doigts ! Pas encore de pucerons noirs sur la planche des artichauts. Ni sur les petites têtes qui commencent à émerger. Ni à l’aisselle des feuilles. Mais gare, les cabus sont loin d’être à maturité. D’ailleurs, Madame Syrphe ceinturé (Episyrphus balteatus) sent bien que, selon toute probabilité, une invasion guette…

L'artichaut et le syrphe : ponte.

L’artichaut et le syrphe : la ponte.

Championne du vol stationnaire, la voici en approche au dessus d’une tête guère plus grosse qu’une balle de tennis. Elle observe. Y-a-t-il une petite troupe noire déjà en place ? Voire une ou deux fourmis annonciatrices d’une colonie naissante ? Elle se pose, l’abdomen entièrement déployé, prête à pondre. Mais non. Ce sera un peu plus haut.

Il lui suffit alors de s’arc-bouter, bien plantée sur ses pattes, pour glisser ses oeufs à l’arrière de quelques « feuilles » de l’artichaut. Ainsi, à l’abri des prédateurs, du moins jusqu’à ce qu’elles se mettent en mouvement, les petites larves seront à pied d’oeuvre le moment venu. Ces satanés pucerons seront bien accueillis !

Sources :

L'artichaut et le syrphe : ponte.

Chaque femelle peut pondre plusieurs centaines d’oeufs. Et chaque larve – véritable petite sangsue blanchâtre – peut « siphonner » jusqu’à 1200 pucerons avant la pupaison. De ce point de vue, le Syrphe ceinturé est un champion, avec jusqu’à sept générations par an. De mars à novembre. Des armées successives de larves tout au long de l’année au jardin !

En savoir plus :

Photos JF Irastorza 

 

Premières rosettes automnales

Jeunes rosettes de mâche.

La salade de l’hiver par excellence. La mâche pointe ses premières rosettes. Et pourquoi pas quelques plantes sauvages pour l’accompagner ?

Ce n’est pas encore l’automne, mais ça commence à y ressembler. Même si, hélas, la pluie se fait encore et toujours attendre. Les premières feuilles mortes n’en ont pas moins rendez-vous avec les premières pousses de mâche.

A l’ombre d’un prunier, les petites touffes apprécient l’arrosage matinal. Bien vertes, avec des nuances blondes. La récolte est tentante. Mais il est plus raisonnable d’attendre un peu. D’autant que la scarole voisine n’a pas encore dit son dernier mot. Allez… Juste trois ou quatre rosettes pour le plaisir !

Doucette sauvage / Une jardin dans le Marais poitevin.

Réveillée par les pluies d’automne, la Doucette sauvage multiplie également ses rosettes vert tendre au jardin. Seule ou en mélange avec la mâche, un régal.

Mâche / Un jardin dans le Marais poitevin.

Mâche et Doucette sauvage supportent plusieurs récoltes. À condition, naturellement, de couper les petites rosettes proprement, en préservant le collet de chaque pied.

Pour un savoureux trio automnal, mâche et doucette sauvage peuvent accompagner la scarole. Préalablement blanchie en resserrant le coeur pendant quelques jours à l’aide d’un brin de raphia.

Pour varier les plaisirs, pourquoi ne pas y ajouter un peu de pourpier ? Il termine sa saison actuellement. Ses feuilles charnues relèvent les salades de leur saveur poivrée. Inutile de le semer. Ses petites fleurs jaunes y pourvoient très bien. Mais gare, il est vite envahissant.

Photos JF Irastorza