
L’Azuré des Anthyllides, alias le demi-Argus : dessus bleu violacé pour le mâle, brun uniforme pour la femelle.

Envergure maxi : 32 mm. Visible de mai à septembre.
Papillon de taille moyenne, l’Azuré des anthyllides (Cyaniris semiargus) ne manque pas de sobriquets : demi-argus, le petit bleu indigo, l’argus violet… Et même parfois le mazarin. Non pas en référence au Cardinal mais bien plutôt à la couleur du mâle : loin du rouge cardinalice, un bleu foncé, tirant sur le violet. Bref, le « Mazarine blue » cher à nos amis anglais.
Ce bleu n’est pas uniforme mais fortement veiné, bordé de brun puis, in fine, souligné d’une frange blanche. On retrouve celle-ci chez la femelle dont le dessus des ailes est par ailleurs uniformément brun.
Le revers des ailes est identique pour les deux sexes. Un semi central de taches blanches pointées de noir s’y détache ainsi sur fond beige mâtiné de gris. Avec des suffusions bleutées près de l’abdomen. L’Azuré des antyllides est parfois appelé « demi-argus », en référence à Argos, le géant mythologique « aux cent yeux ». Or ces ocelles sont ici peu nombreux, rassemblés sur une ligne zigzagante.

Sur les salicaires en bordure du halage. Pour l’essentiel, les petites taches blanches pointées de noir forment une longue ligne sinueuse d’une aile à l’autre.

Mi septembre. Madame, dessus des ailes uniformément brun, à peine nuancé de quelques suffusions bleues. Ici sur un capitule de Pulicaire dysentérique. En bordure du halage.

Début mai. Sur une petite corolle rose vif du Géranium découpé.

Fin août. En pause sur une feuille de guimauve.
Sources :
- Guide pratique des papillons de jour, 2022, Moussus, Lorin et Cooper, Delachaux & Niestlé.
- Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
- La famille des « petits bleus » avec aramel.free.fr
Photos JF Irastorza

Il ne se laisse pas facilement approcher. Le Demi-deuil (Melanargia galathea) est du genre craintif. Mieux vaut donc s’armer de patience. Et attendre qu’il consente à prendre fugitivement la pause. Sur une graminée, une feuille, ou mieux sur une fleur sauvage. Il prend alors le temps de butiner. Au bord d’une haie.






La nouvelle génération vient d’arriver. Bien-sûr, ses ailes ont la même forme très découpée. Et le revers aux allures de feuille morte présente la même étrange marque blanche. Mais la tonalité générale est moins flamboyante ! D’une saison l’autre, Robert le Diable a perdu ce rouge de braise qui semblait le consumer. L’avers des ailes s’est éteint dans une dominante fauve plus terne.

