
Après le bref tour de piste de la génération printanière, bienvenue à la version estivale de la petite Carte géographique !

La lumineuse génération printanière, début avril, sur l’aubépine en fleurs.
La première génération de la Carte géographique (Araschnia levana) avait pourtant bien ouvert le bal des premiers beaux jours, début avril, notamment sur l’aubépine en fleur. Et puis, patatras ! Quel printemps pourri. On ne l’a pas revue depuis. Elle n’en a pas moins secrètement rempli sa mission : la génération suivante vient ainsi d’arriver. Sous un soleil resplendissant.
D’une saison l’autre, la livrée de ce petit papillon familier du jardin pourrait faire croire à deux espèces distinctes. Avec une lumineuse dominante orangée au printemps. Noire en été. Le revers toutefois ne change guère, avec ce réseau évocateur de lignes blanches qui lui vaut son nom et un « fond de carte » où alternent blanc crème, noir et surtout brun rouge.
Cette saison 2 accompagnera le jardinier jusqu’en septembre. Les chenilles se développeront bientôt au bord du halage et sur les prairies du marais. Exclusivement sur les orties. Et ce seront les chrysalides qui passeront l’hiver.

Le contraste est évidemment marquant sur les capitules de marguerite ! Une dominante noire rehaussée de lignes blanches et rouge orangé. Outre le revers des ailes, les deux générations partagent un abdomen noir finement rayé de blanc.
En savoir plus :
- Jean-Pierre Moussus, Thibaut Lorin et Alan Cooper, 2022, Guide pratique des papillons de jour, Delachaux & Niestlé.
- La Carte de géographie avec le site quelestcetanimal.com
Photos JF Irastorza

Sans surprise, les papillons de janvier sont les mêmes que début décembre. Ceux qui hivernent sur place à l’état adulte. Avec les pluies incessantes de la fin d’automne et du début d’hiver, pimentées d’un peu de gel mi-janvier, leur retraite n’aura duré qu’à peine deux mois.

Les jours sont de plus en plus courts. Avec les premières gelées nocturnes en prime ! N’empêche, certains après-midi ensoleillés, le jardin reçoit encore la visite de quelques papillons téméraires. Du moins ceux qui s’apprêtent à hiverner à l’état adulte, calfeutrés dans les haies ou les taillis.