
Boursette, blanchette, clairette… Qu’importe le nom, la doucette sauvage est une véritable gourmandise à l’approche de l’hiver.
S’il est une plante sauvage très bienvenue au jardin, c’est à coup sûr la doucette ! L’ancêtre de la mâche cultivée abonde dans les prairies alentours. Les oiseaux aidant, ses graines font florès dans la terre meuble du potager. En cette saison, les larges rosettes s’épanouissent ici et là sur les planches qui n’ont pas reçu un couvert de feuilles mortes ou d’engrais vert.
Est-il besoin de préciser que le désherbage les épargne soigneusement ? Evidemment, éparses, elles sont moins abondamment disponibles que celles de la mâche semée à l’automne. Raison de plus pour les bichonner.
Car la texture et la saveur de la doucette sauvage sont incomparables ! Pas question de la récolter à la va-vite. Une cueillette minutieuse, juste au dessus du collet, permettra une nouvelle pousse. La gourmandise se mérite.


Une couleur nettement plus soutenue. Une saveur plus relevée aussi. La mâche est la salade de l’automne par excellence. Et de l’hiver ! Comme la doucette, un même pied peut en effet supporter deux à trois récoltes. Alors, pourquoi pas un mélange ? Couleurs, textures et saveurs à la fois si proches et différentes. Une salade royale !


Ni crocus, ni colchique… La Vendangeuse jaune (Sternbergia lutea) illumine talus et pieds des haies en ce début octobre. Pas vraiment dans le marais mais sur les coteaux calcaires aux abords des villages. De petites colonies serrées dont l’éclatant jaune d’or tranche sur l’herbe brûlée par le soleil.

Après le fauchage des berges en début d’été, la Bardane à petites têtes (Arctium minor) a retrouvé toute sa vigueur au bord du halage. Elle est aujourd’hui en fleurs. Comme son nom l’indique, pour être nombreux, ses capitules ne sont guère spectaculaires. Les abeilles ne les apprécient pas moins.
Les fleurs proprement dites pointent en petits bouquets serrés. Chacune d’entre elles se résume à une étroite corolle tubulaire, violacée et finement dentée. En émergent les étamines d’un pourpre très foncé. Soudées, elles forment elles-mêmes un tube enserrant un style long blanc unique, bifide lorsque l’ensemble est pleinement épanoui.

