La Vendangeuse jaune

La Vendangeuse jaune (Sternbergia lutea)

En dormance tout l’été. Lorsque la Vendangeuse jaune pointe ses premiers boutons, elle évoque une touffe de narcisses à contretemps.

La Vendangeuse jaune (Sternbergia lutea)Ni crocus, ni colchique… La Vendangeuse jaune (Sternbergia lutea) illumine talus et pieds des haies en ce début octobre. Pas vraiment dans le marais mais sur les coteaux calcaires aux abords des villages. De petites colonies serrées dont l’éclatant jaune d’or tranche sur l’herbe brûlée par le soleil.

La longue et sévère sécheresse de l’été ne l’a pas malmenée. Bien au contraire. Originaire de Méditerranée, elle était plutôt à son affaire. Ses bulbes ont ainsi emmagasiné assez d’énergie pour attendre l’équinoxe d’automne et le retour des pluies.

D’un beau vert soutenu, le feuillage émerge en même temps que la hampe florale. Les boutons allongés apparaissent alors enveloppés dans une spathe blanchâtre translucide, à la manière des narcisses. D’abord resserrés en forme de gobelet, les six tépales finissent par s’épanouir et dévoiler six étamines roussâtres quant les crocus n’en ont que trois.

Véritables sauvages ou plutôt ici plantes cultivées ensauvagées ? Qu’importe. La Vendangeuse jaune, c’est comme un air de printemps à l’approche de l’hiver.

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La Vendangeuse jaune (Sternbergia lutea)

 

La Bardane à petites têtes

Inflorescence de la Bardane à petites fleurs.

Joliment graphiques les inflorescences de la Bardane à petites têtes. Une sauvageonne doublement hérissée et très mellifère.

Inflorescence de la Bardane à petites fleurs.Après le fauchage des berges en début d’été, la Bardane à petites têtes (Arctium minor) a retrouvé toute sa vigueur au bord du halage. Elle est aujourd’hui en fleurs. Comme son nom l’indique, pour être nombreux, ses capitules ne sont guère spectaculaires. Les abeilles ne les apprécient pas moins.

Inflorescences de la Bardane à petites fleurs.Les fleurs proprement dites pointent en petits bouquets serrés. Chacune d’entre elles se résume à une étroite corolle tubulaire, violacée et finement dentée. En émergent les étamines d’un pourpre très foncé. Soudées, elles forment elles-mêmes un tube enserrant un style long blanc unique, bifide lorsque l’ensemble est pleinement épanoui.

Contrairement aux cirses et aux chardons, la Bardane à petites têtes ne comptera pas sur le vent pour disperser ses graines le moment venu. Elles resteront groupées au creux de l’involucre globuleux qui, pour l’heure, sert de « vase » très graphique aux fleurs. Dans quelques semaines, la plante étant desséchée, les courts pédoncules deviendront très cassants. Il suffira qu’un animal ou un promeneur s’y frotte… Les petits crochets des bractées feront alors leur office. À la manière d’un scratch.

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Les longues antennes de l’Halicte de la scabieuse (mâle) au diapason des bractées hérissées et crochetées de la bardane.

À maturité, les involucres desséchés se « scratcheront » sur la fourrure des animaux ou les vêtements des promeneurs pour mieux en disperser loin les graines.

 

La Crépide capillaire

Abeille sur inflorescence de Crépide capillaire.

La Crépide capillaire abonde au jardin. Une plante sauvage assurément mais, par ces temps de sécheresse, toutes les mellifères sont les bienvenues.

Mégachile du rosier sur inflorescence de Crépide capillaire.Les forcenés de la tondeuse trouveront sans doute les allées du jardin mal entretenues. Il est vrai qu’à la faveur des récentes pluies, les crépides viennent d’y lâcher la bride à leurs inflorescences. Notamment la Crépide capillaire (Crepis capillaris). Oh, elles ne prennent guère de hauteur. Une trentaine de centimètres seulement. À force d’être régulièrement décapitées, Mouche éristale sur inflorescence de Crépide capillaire.elles savent bien qu’il vaut mieux rester modestes.

Négligé ou pas, le jardin est plutôt réjouissant ainsi piqueté de centaines d’éclats dorés. Du moins jusqu’en fin d’après-midi. Les boutons se referment alors sagement pour s’épanouir à nouveau le lendemain au lever du jour. Et les butineurs accourent aussitôt.

Rien ne pressent donc pour ressortir la tondeuse. D’autant qu’à l’étage en dessous, le paillasson tarde à reverdir. Attendons donc de nouvelles pluies pour que Trèfle blanc, Potentille et Petit trèfle jaune sortent enfin de leur léthargie. Et puissent prendre le relai auprès des abeilles, syrphes et papillons.

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Piéride sur inflorescence de Crépide capillaire.

Sur deux rangs, les bractées jaunes forment une collerette autour de l’inflorescence. Leur extrémité est finement dentée et leur face extérieure se teinte de gris puis de rouge.

Également un capitule jaune mais des bractées et un feuillage très différents pour la Cripide fausse-vipérine visitée ici par une petite abeille Mégachine sp.