L’Érable champêtre en fleurs

Le bar à nectar de l’Érable champêtre vient d’ouvrir dans les haies. Sans chichi ni complications inutiles. Et pourtant très couru.

Un des premiers syrphes ceinturés de la saison.

Son joli feuillage était encore en bourgeons il y a quelques jours. Dans les haies proches du jardin, l’Érable champêtre (Acer campestre) s’est réveillé en même temps que l’aubépine. Avec une floraison beaucoup plus discrète !

L’Épistrophe élégant décidément omniprésent en ce début de printemps.

Regroupées en grappes un peu brouillonnes, ses petites fleurs verdâtres ne payent pas de mine. Comme celles du lierre, elles peuvent se résumer à un disque nectarifère d’où émergent étamines et styles. Sans véritable corolle pour les protéger et les mettre en scène. 

Cela dit, si les inflorescences sont quelque peu relâchées, loin du port rigoureux des ombelles sphériques du lierre, elles n’en sont pas moins bigrement attractives. Auprès des abeilles sauvages. Mais aussi des syrphes. Il est vrai que l’épaisse trompe de l’Éristale des fleurs (Myatropa florea), notamment, est là tout à son aise. Aucune difficulté pour atteindre et lécher les luisants petits boutons verts. Suintants de nectar.

Source : 

Dès que le nectar abonde, l’Hélophile suspendu n’est jamais loin…

L’Empis marqueté (Empis tessellata) a un régime mixte : il chasse d’autres insectes mais se régale volontiers de nectar.

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