La Piéride de la rave

Piéride de la rave sur menthe aquatique.

D’avril jusqu’aux premières gelées automnales, la Piéride de la rave est omniprésente au jardin. Ses chenilles vertes aussi !

Piéride de la rave sur phacélie.Un papillon blanc taché de noir. On songe évidemment à la Piéride du chou. Non. Trop petit. Et puis la tache noire en pointe des ailes antérieures ne dessine pas une faucille bien franche. 

La Piéride du navet alors ? Pas davantage. Certes, le revers de ailes postérieures est pastellé de jaune mais les suffusions noirâtres sont nettement moins marquées. Surtout sur les nervures.

Reste la Piéride de la rave (Pieris rapae), familière comme ses cousines des prairies alentours comme du jardin. D’avril jusqu’aux premières gelées automnales. Avec un penchant pour les crucifères sauvages comme cultivées.

Pas étonnant donc de trouver ses chenilles, ici sur les feuilles de la Moutarde blanche, là sur celles des brocolis. Des chenilles finement velues, vert clair, marquées à maturité d’une ligne dorsale et de petits points latéraux jaunes. Moins faciles à déceler que celles de la Piéride du chou, en raison de leur mimétisme, elles sont hélas tout aussi voraces.

Sources : 

Mi-octobre 2021. Des taches plus grisâtres que noire à la pointe des antérieures. Les écailles grises du revers des postérieures sont diffuses, plus prononcées dans les générations estivales et automnales comme ici.

Petite chenille verte sur une feuille de Moutarde blanche. Immature, elle n’arbore pas encore son discret décor jaune…

Sur une feuille de brocolis : fine ligne jaune dessus, discret alignement de tirets du même jaune sur les côtés.

Chenille de la Piéride.

La chenille de la Piéride du chou est plus voyante au potager.

Piéride du chou, femelle.

Chez la Piéride du chou, la tache noire en forme de faucille est bien marquée à la pointe des ailes antérieures.

Les suffusions noires sont davantage marquées sur les nervures chez la Piéride du navet.

Piéride de la moutarde, réseau grisé au revers des ailes, pointe des antennes orangé, pattes blanches et yeux bleu-gris / Un jardin dans le Marais poitevin.

Une autre cousine : la petite Piéride de la moutarde. On ne la voit guère au jardin. Surtout en cette saison. C’est une espèce essentiellement printanière et estivale. Malgré son nom, ses chenilles ne sont pas inféodées aux crucifères et se développent plutôt sur les légumineuses des prairies.

 

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