
Familière des prairies humides, la Pulicaire dysentérique, une des mellifères les plus courues de la fin d’été.
Elle se mêle volontiers à la menthe aquatique sur les prairies humides du marais. Mais pas de suaves effluves avec la Pulicaire dysentérique (Pulicaria dysenterica) ! Juste un vague relent savonneux à vrai dire peu agréable. Feuilles, capitules et même racines : elle n’en était pas moins incontournable jadis dans la pharmacopée maraîchine. Pour lutter contre les diarrhées, comme le suggère son nom, mais aussi aseptiser les plaies et… éloigner les puces !
Rehaussé d’une fine collerette jaune vif, le large bouton central doré hypnotise les butineurs. Des centaines de petits fleurons à visiter ! D’abord en périphérie. Puis, progressivement, le capitule bombe le torse. De nouvelles fleurs tubulaires s’offrent ainsi aux trompes et aux langues de passage.
Si les graines sont dispersées par le vent, la Pulicaire compte aussi sur ses puissants rhizomes traçants pour se multiplier. Dès lors, son implantation est assez simple au jardin, pourvu qu’elle y trouve un coin suffisamment frais, à la fois ensoleillé et humide. En association avec la Salicaire et l’Eupatoire notamment, son port altier, son feuillage vert tendre et sa généreuse floraison participeront alors à l’élégante animation du jardin.

À deux pas du jardin, en association avec l’Eupatoire chanvrine, sur les berges de la Sèvre niortaise : l’une et l’autre fleurissent en fin d’été.
Parmi les commensaux de la Pulicaire

Monsieur Souci.
En savoir plus :
- R. et A. Fitter, M. Blamey, 1986, Guide des fleurs sauvages, Delachaux & Niestlé.
- La Pulicaire dysentérique avec le site flore-en-ligne.fr
Photos JF Irastorza






