
Elle est plutôt jolie. Mais les habitudes alimentaires de la Lucilie soyeuse, notamment autour de de la viande, lui valent une sale réputation !
Il faut bien avouer que son véritable nom est plus avenant que la plupart de ses sobriquets… Lucilie soyeuse (Lucilia seritacata), c’est quand même plus sexy que Mouche verte, Mouche à viande ou Mouche des cadavres !
À vrai dire, il existe une vingtaine de « mouches vertes » plus ou moins différentes. Celle-ci est une des plus communes. Elle se distingue notamment, d’où son nom, par ses longues soies noires. Avec une disposition thoracique caractéristique : en deux lignes transversales à l’avant de la suture et trois à l’arrière. À noter encore, outre sa couleur vert métallique emblématique, de grands yeux rouge-bordeaux sur une face blanc-argenté.
Reste que si ladite mouche apprécie nectar, pollen et fruits blets, elle se régale aussi de jus de viande plus ou moins décomposée ! Elle y installe d’ailleurs sa progéniture. Dans la nature, les larves font ainsi utilement le ménage sur la carcasse des animaux morts. Revers de la médaille, cette fréquentation des charognes – et des excréments – lui vaut la réputation de véhiculer divers agents pathogènes. Jusque sur les tables de pique-nique !
Sources :


À ne pas confondre avec l’Éristale bronzé dont l’abdomen présente une couleur métallique vert-bronze légèrement cuivrée.

Avec un look très différent, surtout pour le mâle ici, la Stercoraire est affublée de noms vernaculaires encore moins ragoûtants : la Mouche du fumier mais aussi la Mouche à merde !







Après la fauche estivale des bords de routes et de chemins, quelques fleurs tentent à nouveau leur chance parmi le regain d’automne. Oh bien sûr la Molène blattaire (Verbascum blattaria) sait bien que le temps lui est compté avant les premières gelées. Elle n’aura guère le loisir d’élever très haut sa hampe florale. Mais ses corolles sont toujours aussi lumineuses !
